Jesus quintero con risitas 987 921 vues 9 mai 2009 4 600 likes

La ville la plus terrorisée du Mexique se trouve dans l'État du Zacatecas

01/12/2021

À Fresnillo, la guerre entre cartels fait des dizaines de morts par mois. Des corps sont retrouvés à même la rue et les habitants vivent terrorisés par une violence qu’aucun gouvernement n’a su faire baisser. 96% de ses habitants ne se sentent pas en sécurité, contre 66% dans le pays.
De notre correspondante à Mexico,
« Tous les jours, on a un, deux, trois morts. Pas une journée sans exécutions. » Rigoberto a vécu à Fresnillo toute sa vie. Ce n’est pas son vrai nom. Comme la plupart des habitants de Fresnillo, il vit quotidiennement avec la peur. Une enquête de perception de l’insécurité montre que la ville est la plus effrayée des 84 choisies.
Sur place, Rigoberto a reconnu le corps de son frère. À sa connaissance, il n’était impliqué dans aucune affaire illégale. Le responsable n’a pas été retrouvé.
Corps calcinés
Dans la ville, certains murs portent des impacts de balles et les commerçants se plaignent de voir de moins en moins de clients. Dans l’État de Zacatecas, des corps ont été retrouvés calcinés, démembrés, pendus, écartelés.
L’origine de cette violence qui a dégénéré ces dernières années serait un conflit territorial entre deux des plus grands cartels du Mexique. Le Sinaloa, l’organisation historique du Chapo Guzman, et le Cartel Jalisco Nueva Generación, arrivé sur l’échiquier en 2010 et déjà présent dans une grande partie du territoire.
36 000 assassinats en 2020
Le maire de la ville, Saúl Monreal, explique que l’État, en plein cœur du Mexique, est une place stratégique : « J’ai demandé au gouverneur de l’État et au président de la République plus de présence de la Garde nationale et de l’armée. Heureusement, ils ont écouté nos demandes. »
Depuis le début de la guerre contre le narcotrafic en 2007, ni les stratégies d’affrontement armé ni la politique d’apaisement actuelle du président Lopez Obrador n’ont réussi à faire baisser la violence. L'an dernier, 36 000 personnes ont été assassinées. Soit quatre fois plus qu'en 2007.
Pour représenter le Venezuela, Biden invite Guaido à son «sommet des démocraties» 1 déc. 2021,

L'opposant vénézuélienne Juan Guaido s'adresse aux médias au lendemain des élections régionales et locales, à Caracas, Venezuela, le 22 novembre 2021.

Considérant l'opposant comme le représentant du peuple vénézuélien alors que celui-ci n'a aucun mandat électif, Biden a invité Juan Guaido à son sommet controversé « pour la démocratie ».
Suivant la politique d'ingérence, le président étasunien, Biden a invité l'opposant vénézuélien Juan Guaido à son grand «sommet des démocraties» où seront réunis de nombreux chefs d'État et de gouvernements, trié sur le volet, les 9 et 10 décembre.
Cette invitation constitue un signe clair de soutien à Juan Guaido autoproclamé président du Venezuela en janvier 2019, et reconnu comme tel par l'administration américaine et plusieurs dizaines d'autres pays. De plus en plus isolé au sein même de l'opposition vénézuélienne, Juan Guaido ne dispose pourtant d'aucun mandat électif.
Sans Moscou ni Pékin, le très politique «sommet pour la démocratie» de Joe Biden.
L'annonce de cette invitation a été émise par le nouveau sous-secrétaire d'Etat pour l'Amérique latine, Brian Nichols, lors d'une audience publique au sein de la commission des Affaires étrangères du Sénat. Alors que ce soutien à l'opposant n'était pas bien clair au moment de l'investiture du président des Etats-Unis, il l'est désormais sans ambages.
Dans de précédentes communications officielles, Biden s'est d'ailleurs déjà adressé à Juan Guaido en tant que «Monsieur le président», rapporte ABC international. Dans sa première apparition au Capitole, Brian Nichols a ainsi défendu la nécessité de «renforcer la démocratie sur le continent, face à la montée de l'autoritarisme parrainé par la Russie et la Chine».
Deux pays qui ne sont au passage pas invités au fameux sommet de Biden et qui s'en sont offusqués dans une rare tribune conjointe, fustigeant une mentalité de guerre froide et dénonçant une administration américaine qui se permet de définir «qui est un "pays démocratique" et qui n'est pas éligible à ce statut».
Comme le précise ABC international, l'idée de convoquer un «sommet des démocraties» est une promesse de campagne de Biden. Cent-dix invités sont attendus à cette réunion, parmi lesquels le Japon et la Corée du Sud.
Il n'y aura pas non plus les représentants officiels du Venezuela, du Nicaragua, de la Bolivie ou de Cuba. En revanche, le Brésilien Jair Bolsonaro sera invité de même que les autorités d'Israël, de l'Inde et du Pakistan, malgré des bilans controversés.

La ville la plus terrorisée du Mexique se trouve dans l'État du Zacatecas

01/12/2021

À Fresnillo, la guerre entre cartels fait des dizaines de morts par mois. Des corps sont retrouvés à même la rue et les habitants vivent terrorisés par une violence qu’aucun gouvernement n’a su faire baisser. 96% de ses habitants ne se sentent pas en sécurité, contre 66% dans le pays.
De notre correspondante à Mexico,
« Tous les jours, on a un, deux, trois morts. Pas une journée sans exécutions. » Rigoberto a vécu à Fresnillo toute sa vie. Ce n’est pas son vrai nom. Comme la plupart des habitants de Fresnillo, il vit quotidiennement avec la peur. Une enquête de perception de l’insécurité montre que la ville est la plus effrayée des 84 choisies.
Sur place, Rigoberto a reconnu le corps de son frère. À sa connaissance, il n’était impliqué dans aucune affaire illégale. Le responsable n’a pas été retrouvé.
Corps calcinés
Dans la ville, certains murs portent des impacts de balles et les commerçants se plaignent de voir de moins en moins de clients. Dans l’État de Zacatecas, des corps ont été retrouvés calcinés, démembrés, pendus, écartelés.
L’origine de cette violence qui a dégénéré ces dernières années serait un conflit territorial entre deux des plus grands cartels du Mexique. Le Sinaloa, l’organisation historique du Chapo Guzman, et le Cartel Jalisco Nueva Generación, arrivé sur l’échiquier en 2010 et déjà présent dans une grande partie du territoire.
36 000 assassinats en 2020
Le maire de la ville, Saúl Monreal, explique que l’État, en plein cœur du Mexique, est une place stratégique : « J’ai demandé au gouverneur de l’État et au président de la République plus de présence de la Garde nationale et de l’armée. Heureusement, ils ont écouté nos demandes. »
Depuis le début de la guerre contre le narcotrafic en 2007, ni les stratégies d’affrontement armé ni la politique d’apaisement actuelle du président Lopez Obrador n’ont réussi à faire baisser la violence. L'an dernier, 36 000 personnes ont été assassinées. Soit quatre fois plus qu'en 2007.
Pour représenter le Venezuela, Biden invite Guaido à son «sommet des démocraties» 1 déc. 2021,

L'opposant vénézuélienne Juan Guaido s'adresse aux médias au lendemain des élections régionales et locales, à Caracas, Venezuela, le 22 novembre 2021.

Considérant l'opposant comme le représentant du peuple vénézuélien alors que celui-ci n'a aucun mandat électif, Biden a invité Juan Guaido à son sommet controversé « pour la démocratie ».
Suivant la politique d'ingérence, le président étasunien, Biden a invité l'opposant vénézuélien Juan Guaido à son grand «sommet des démocraties» où seront réunis de nombreux chefs d'État et de gouvernements, trié sur le volet, les 9 et 10 décembre.
Cette invitation constitue un signe clair de soutien à Juan Guaido autoproclamé président du Venezuela en janvier 2019, et reconnu comme tel par l'administration américaine et plusieurs dizaines d'autres pays. De plus en plus isolé au sein même de l'opposition vénézuélienne, Juan Guaido ne dispose pourtant d'aucun mandat électif.
Sans Moscou ni Pékin, le très politique «sommet pour la démocratie» de Joe Biden.
L'annonce de cette invitation a été émise par le nouveau sous-secrétaire d'Etat pour l'Amérique latine, Brian Nichols, lors d'une audience publique au sein de la commission des Affaires étrangères du Sénat. Alors que ce soutien à l'opposant n'était pas bien clair au moment de l'investiture du président des Etats-Unis, il l'est désormais sans ambages.
Dans de précédentes communications officielles, Biden s'est d'ailleurs déjà adressé à Juan Guaido en tant que «Monsieur le président», rapporte ABC international. Dans sa première apparition au Capitole, Brian Nichols a ainsi défendu la nécessité de «renforcer la démocratie sur le continent, face à la montée de l'autoritarisme parrainé par la Russie et la Chine».
Deux pays qui ne sont au passage pas invités au fameux sommet de Biden et qui s'en sont offusqués dans une rare tribune conjointe, fustigeant une mentalité de guerre froide et dénonçant une administration américaine qui se permet de définir «qui est un "pays démocratique" et qui n'est pas éligible à ce statut».
Comme le précise ABC international, l'idée de convoquer un «sommet des démocraties» est une promesse de campagne de Biden. Cent-dix invités sont attendus à cette réunion, parmi lesquels le Japon et la Corée du Sud.
Il n'y aura pas non plus les représentants officiels du Venezuela, du Nicaragua, de la Bolivie ou de Cuba. En revanche, le Brésilien Jair Bolsonaro sera invité de même que les autorités d'Israël, de l'Inde et du Pakistan, malgré des bilans controversés.