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L'Arabie saoudite profite de la chute de la livre turque, Erdogan vs MBS vs Iran, les tensions du Moyen-Orient.

La Turquie se prépare militairement en restant présent en Syrie tandis que l'Iran tient la majeure partie de la région.

Richissimes, l'Arabie saoudite et Mohammed ben Salmane sont les grands gagnants de la crise

26/11/2021

Une goutte dans l'océan. C'est l'effet sur les marchés qu'a eu l'annonce fin novembre de l'utilisation d'une (infime) partie de leur stock stratégique de pétrole par certaines grandes nations comme les États-Unis ou la Chine, dans l'espoir un peu pieux de faire baisser la pression sur les prix.

La chute des prix du pétrole au début de la pandémie est bel et bien passée, et ses effets largement contrebalancés par les actuels niveaux élevés du baril, remplissant les caisses du pays comme de son opérateur national Aramco, dont les profits ont grimpé de 160% lors du dernier trimestre à vitesse très grand V.

Comment une justice secrète pourrait faire dérailler la lutte contre le changement climatique.

Comme l'explique Bloomberg, le fonds souverain saoudien, géré par MBS, pourrait ainsi être riche de 1.000 milliards de dollars dès 2025, bien plus tôt que prévu. La production pétrolière du pays devrait, en 2022, atteindre son plus haut niveau historique : si les prix restent similaires à ce qu'ils sont aujourd'hui, cela pourrait selon les estimations du média américain faire gagner 200 milliards de dollars au royaume, sur cette année seulement.

Cette hausse bénéfice pousse la Turquie à faire de l'endettement, le pays de Erdogan a commencé à faire des interventions en Syrie et compte attaquer l'Arabie saoudite avant que la livre turque s'écroule complètement, la région va devenir de plus en plus instable en prenant compte des intérêts iraniens dans la région du Yémen, un candidat sérieux pour envahir l'Arabie saoudite et récupérer les ressources pétrolières, mais c'est sans compter sur l'intervention israélienne qui a pour projet une expansion territoriale pour sa survie, le gouvernement israélien a fait en sorte de mettre la pression sur la Jordanie pour avoir de l'eau, cela va devenir le déclencheur de la prochaine guerre orientale.

Renversant

Pourtant, MBS et l'Arabie saoudite reviennent de loin. Le boom de l'exploitation américaine de l'huile de schiste a bouleversé à la fin des années 2010 les équilibres mondiaux, faisant du pays un surprenant plus grand producteur mondial, provoquant une chute des prix du baril et mettant les finances saoudiennes dans une position pour le moins délicate. En faisant chuter la demande de pétrole, la pandémie de Covid-19 a alimenté cette tendance baissière et amplifié les difficultés du royaume.

Présentée début 2021, Neom, sa nouvelle ville géante et verte bâtie en plein désert, en est l'un des fers de lance: un caprice mégalomane sans avenir, contestent les contempteurs du prince héritier, MBS mise sur ce projet mais plusieurs pays sont opposés à cette nouvelle Babylon, l'Iran, l'Égypte et la Turquie ne laisseront pas l'occasion de tenter de récupérer la manne pétrolière de MBS.

Et des contempteurs, c'est peu dire que Mohammed ben Salmane en compte. Son rôle dans la sanglante guerre du Yémen, ses troubles jeux d'influence et bras de fer géopolitiques avec le Qatar ou l'ennemi juré iranien et, surtout, l'assassinat du journaliste Jamal Khashoggi, dont il serait le commanditaire selon Washington, ont mis MBS dans une position délicate.

Turquie : les tarifs d’Apple s’envolent après l'effondrement de la livre !

Apple a relevé drastiquement ses prix vendredi (+25% pour l'iPhone 13 !) en Turquie, avec des hausses spectaculaires souvent supérieures au salaire minimum, sur fond d'effondrement de la livre turque ces derniers temps, conséquence des directives très décriées d'Erdogan.

26/11/2021
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La livre turque s'effondre... les consommateurs trinquent ! En particulier, les clients d'Apple peuvent grincer des dents. L'Iphone 12, un des best-sellers de la marque, coûtait jeudi soir 10.999 livres turques. Il en valait vendredi matin 13.999 (1.020 euros au taux de change du jour), soit une hausse de 3.000 livres, supérieure au salaire minimum net local qui s'élève à 2.825 livres (205 euros). L'Iphone 13 est lui passé de 11.999 à 14.999 livres turques (+25%), une hausse supérieure à l'inflation annuelle, qui frôle pourtant les 20% selon les données officielles, et rend le coût de la vie difficilement supportable pour beaucoup de familles turques.

"La livre a perdu 10-15% [face au dollar mardi], il faut bien qu'ils augmentent leurs prix", relativise Emirhan, reparti avec une paire d'écouteurs de l'Apple Store de Gayrettepe, quartier huppé situé sur la rive européenne d'Istanbul. Conséquence de la politique monétaire du président Erdogan, jugée irrationnelle par nombre d'observateurs, la livre turque avait vu sa valeur fondre de 13% en quelques heures mardi face au dollar, avant de stopper sa chute. Dans la foulée, Apple avait suspendu ses ventes en ligne dans le pays, le temps d'ajuster ses prix.

Malgré l'atout de MBS et de l'Arabie saoudite sur le pétrole, le pays est convoité par tous les acteurs aux alentours, d'autant que l'Iran joue sur le Yémen pour faire une pression à revers, maintenant que les Américains sont occupés au Pacifique, MBS devra trouver le moyen de défendre son pays, d'autant que le peuple du Yémen est devenu très hostile aux interventions, de plus en plus d'attentats, une hausse des prix, l'extrême richesse à côté de l'extrême pauvreté, à cela il faut ajouter les conflits au Soudan et en Éthiopie, l'Iran, le Qatar, la Turquie se battent pour avoir de l'influence, le gouvernement israélien compte également opérer et la Chine fait des investissements également.

La guerre au nom de l'islam de paix a fait plus de 50 000 morts au Nigeria et continue d'avoir des conflits quotidiens, le Soudan et l'Éthiopie ne sont pas épargnés, le Yémen en est à plus de 377 000 morts.
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26/11/2021
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Dans un bilan présenté jeudi 25 novembre, l’ONU chiffre à 377 000 le nombre de victimes fait par la guerre au Yémen, en sept ans. Le conflit oppose le gouvernement aux rebelles houthis.
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C’est une guerre qui se déroule loin des caméras et, pourtant, il s’agit de la plus grande catastrophe humanitaire au monde selon l’ONU. L'Organisation des Nations unies vient de publier un rapport accablant. D’ici à la fin de l’année 2021, la guerre aura fait 377 000 morts, dont 150 000 tués au combat et 277 000 dus à la famine et aux maladies. Le Yémen est un pays déchiré depuis sept ans.

Un enfant meurt toutes les neuf minutes

L’ouest du Yémen est aux mains des rebelles houthis, alliés de l’Iran, et l’est du pays est aux mains des forces loyalistes, soutenues par l’Arabie Saoudite. Les enfants sont les premières victimes de ces combats sanglants. Selon l’Onu, au Yémen, un enfant de moins de cinq ans meurt toutes les neuf minutes. Dans un hôpital tenu par Médecins sans frontières, le personnel est débordé. “Chaque mois, 400 patients arrivent au service de malnutrition”, affirme un membre de l’ONG.