Afghanistan : Un journaliste tué à Kaboul, le groupe État islamique revendique l’attentat
15/11/21
Un journaliste a été tué dans un attentat revendiqué par l'État islamique, samedi 13 novembre à Kaboul.

Le groupe djihadiste État islamique a revendiqué un attentat dans le quartier de la minorité chiite à Kaboul (Afghanistan) samedi au cours duquel un journaliste a été tué. Dans un communiqué, l’État islamique-Khorasan (EI-K), branche afghane du groupe extrémiste, a affirmé que l’attaque avait fait « 20 tués et blessés parmi les apostats » chiites, dont « un journaliste ».

L’explosion, qui s’est produite dans le quartier de la minorité chiite hazara de Dasht-e-Barchi, a tué le journaliste Hamid Seighani, un reporter de la télévision privée Ariana TV. Selon l’EI-K, les djihadistes ont placé deux bombes dans des bus dans ce quartier.
Quatre-vingt cinq morts lors d’une précédente attaque
Début mai, ce quartier avait déjà été frappé par une attaque sanglante. Une série d’explosions s’était produite devant un établissement scolaire pour filles. Plus de 85 personnes, en majorité des lycéennes, avaient été tuées et plus de 300 avaient été blessées.
Depuis leur arrivée au pouvoir le 15 août, les talibans, qui font du retour de la sécurité dans le pays leur priorité après des décennies de guerre, sont confrontés à une vague d’attentats menés par l’EI-K. Principal adversaire du mouvement islamiste au pouvoir, ce groupe a ciblé ces dernières semaines aussi bien les talibans que la minorité chiite afghane.
Les talibans lancent un assaut contre l'EI dans le sud de l'Afghanistan

L'assaut a été lancé dans quatre districts de la province de Kandahar.
Les talibans ont lancé l'assaut lundi 15 novembre contre plusieurs caches présumées de la branche locale du groupe État islamique dans la province afghane de Kandahar (sud), opération dans laquelle au moins quatre combattants de l'organisation musulmane sunnite et deux civils ont été tués.
Cette opération des musulmans sunnites contre les chiites a été lancée vers minuit dans quatre districts de la province et a continué dans la matinée, a expliqué à l'AFP le chef taliban de la police provinciale, Abdul Ghafar Mohammadi. «Jusqu'ici, quatre combattants de Daech (acronyme arabe pour l'EI) ont été tués et 10 arrêtés (...) L'un d'entre eux s'est fait sauter à l'intérieur d'une maison», a-t-il affirmé lundi en milieu de journée.
Plusieurs attentats le mois passé
Un porte-parole des talibans a pour sa part écrit lundi soir sur Twitter que deux civils et trois membres de l'EI-K ont été tués lors de l'opération.
Depuis leur retour au pouvoir à Kaboul le 15 août, les talibans, qui font de la sécurité leur priorité après des décennies de guerre, sont confrontés à une vague d'attentats menés par l'EI-K. Ce groupe est particulièrement actif autour de la ville de Jalalabad (est), l'un de ses bastions de longue date où il a déjà visé à plusieurs reprises des talibans. Il a aussi ciblé les chiites à Kunduz (nord-est), Kaboul et dans la ville de Kandahar où un attentat contre une de ses mosquées à la mi-octobre avait fait au moins 60 morts.
L'EI-K, qui avait été fortement affaibli en 2019 par des opérations de l'armée afghane, aidée des États-Unis, et par sa rivalité avec les talibans, a retrouvé un nouvel élan avec le retour de ceux-ci au pouvoir. Groupe islamiste sunnite, comme les talibans, il est encore plus rigoriste et prône un «djihad global». L'EI-K constitue la principale menace envers le pouvoir taliban, même si celui-ci tend à minimiser son influence.
Afghanistan : «600 personnes ont été arrêtées pour avoir été affiliées à l'État islamique», affirment les talibans.
15/11/21
Un journaliste a été tué dans un attentat revendiqué par l'État islamique, samedi 13 novembre à Kaboul.

Le groupe djihadiste État islamique a revendiqué un attentat dans le quartier de la minorité chiite à Kaboul (Afghanistan) samedi au cours duquel un journaliste a été tué. Dans un communiqué, l’État islamique-Khorasan (EI-K), branche afghane du groupe extrémiste, a affirmé que l’attaque avait fait « 20 tués et blessés parmi les apostats » chiites, dont « un journaliste ».

L’explosion, qui s’est produite dans le quartier de la minorité chiite hazara de Dasht-e-Barchi, a tué le journaliste Hamid Seighani, un reporter de la télévision privée Ariana TV. Selon l’EI-K, les djihadistes ont placé deux bombes dans des bus dans ce quartier.
Quatre-vingt cinq morts lors d’une précédente attaque
Début mai, ce quartier avait déjà été frappé par une attaque sanglante. Une série d’explosions s’était produite devant un établissement scolaire pour filles. Plus de 85 personnes, en majorité des lycéennes, avaient été tuées et plus de 300 avaient été blessées.
Depuis leur arrivée au pouvoir le 15 août, les talibans, qui font du retour de la sécurité dans le pays leur priorité après des décennies de guerre, sont confrontés à une vague d’attentats menés par l’EI-K. Principal adversaire du mouvement islamiste au pouvoir, ce groupe a ciblé ces dernières semaines aussi bien les talibans que la minorité chiite afghane.
Les talibans lancent un assaut contre l'EI dans le sud de l'Afghanistan

L'assaut a été lancé dans quatre districts de la province de Kandahar.
Les talibans ont lancé l'assaut lundi 15 novembre contre plusieurs caches présumées de la branche locale du groupe État islamique dans la province afghane de Kandahar (sud), opération dans laquelle au moins quatre combattants de l'organisation musulmane sunnite et deux civils ont été tués.
Cette opération des musulmans sunnites contre les chiites a été lancée vers minuit dans quatre districts de la province et a continué dans la matinée, a expliqué à l'AFP le chef taliban de la police provinciale, Abdul Ghafar Mohammadi. «Jusqu'ici, quatre combattants de Daech (acronyme arabe pour l'EI) ont été tués et 10 arrêtés (...) L'un d'entre eux s'est fait sauter à l'intérieur d'une maison», a-t-il affirmé lundi en milieu de journée.
Plusieurs attentats le mois passé
Un porte-parole des talibans a pour sa part écrit lundi soir sur Twitter que deux civils et trois membres de l'EI-K ont été tués lors de l'opération.
Depuis leur retour au pouvoir à Kaboul le 15 août, les talibans, qui font de la sécurité leur priorité après des décennies de guerre, sont confrontés à une vague d'attentats menés par l'EI-K. Ce groupe est particulièrement actif autour de la ville de Jalalabad (est), l'un de ses bastions de longue date où il a déjà visé à plusieurs reprises des talibans. Il a aussi ciblé les chiites à Kunduz (nord-est), Kaboul et dans la ville de Kandahar où un attentat contre une de ses mosquées à la mi-octobre avait fait au moins 60 morts.
L'EI-K, qui avait été fortement affaibli en 2019 par des opérations de l'armée afghane, aidée des États-Unis, et par sa rivalité avec les talibans, a retrouvé un nouvel élan avec le retour de ceux-ci au pouvoir. Groupe islamiste sunnite, comme les talibans, il est encore plus rigoriste et prône un «djihad global». L'EI-K constitue la principale menace envers le pouvoir taliban, même si celui-ci tend à minimiser son influence.
Afghanistan : «600 personnes ont été arrêtées pour avoir été affiliées à l'État islamique», affirment les talibans.