En Iran, une cyberattaque israélienne provoque une panne de distribution de carburant dans tout le pays.
D’abord expliquée par des « perturbations dans le système informatique », l’interruption a été attribuée à Israël.
La guerre ne fait que commencer.
27/10/2021
La distribution de carburant a été interrompue, mardi 26 octobre, aux alentours de midi dans toutes les stations-service d’Iran, a annoncé la télévision d’Etat. « En raison de perturbations dans le système informatique, la distribution de carburant dans les stations-service à travers le pays a été interrompue », a ainsi affirmé la même source.
D’abord non identifiée, cette panne générale est en fait due à une cyberattaque israélienne, a affirmé peu après la plus haute instance sécuritaire d'Iran.
« Le Conseil suprême de sécurité nationale a confirmé qu’il s’agissait d’une cyberattaque contre le système informatique de distribution du carburant », a fait savoir la télévision d’Etat.
Les chaînes officielles ont montré des stations d’essence fermées alors que des files d’attente s’allongeaient. « Une réunion urgente se tient à la Société nationale iranienne de distribution des produits pétroliers pour résoudre le problème », a par ailleurs déclaré sa porte-parole, Fatemeh Kahi.
À Téhéran, les techniciens du ministère du pétrole ont mis hors ligne le système informatique de quelques stations-service pour distribuer le carburant manuellement, a encore rapporté la télévision plus tard dans la journée.
« Aucun plan pour augmenter le prix de l’essence »
L’agence conservatrice de presse Fars a rapproché cette panne de l’anniversaire du 15 novembre 2019, date à laquelle des manifestations violentes avaient éclaté en Iran après l’annonce d’une hausse soudaine du prix de l’essence. Le gouvernement « n’a aucun plan pour augmenter le prix de l’essence et les gens ne devraient pas s’inquiéter », a promis M. Vahidi, interrogé par l’audiovisuel public.
En juillet, une cyberattaque avait déjà paralysé le système ferroviaire du pays et provoqué des scènes de « chaos », écrivait alors The Times of Israel.
Outre les retards et annulations des trains, des hackeurs diffusaient des messages d’information sur le trafic erronés, appelant les usagers à contacter un numéro – qui s’est avéré être celui du bureau du Guide suprême Ali Khamenei.
Chute drastique du débit d'un fleuve en Irak, l'Iran pointé du doigt
Le barrage de Darbandikhan après que le niveau d'eau a baissé de 7,5 mètres en un an, dans le nord-est de l'Irak, le 26 octobre 2021

Précipitations en berne, construction de barrages en amont en Iran: des responsables en Irak ont déploré mardi la chute drastique du débit du fleuve Sirwan arrivant de chez le voisin iranien, un phénomène nuisant à l'agriculture et à la production électrique dans le pays en crise.

Parti d'Iran, le fleuve Sirwan alimente le barrage de Darbandikhan dans le nord-est de l'Irak, avant de continuer vers la province agricole de Diyala et se jeter dans le Tigre. Mais son débit s'est considérablement réduit.
"Il y a eu une baisse sans précédent", reconnaît le directeur du barrage de Darbandikhan, Rahmane Khani. "Le niveau de l'eau a baissé de 7,5 mètres en un an".
Interrogé par l'AFP sur les causes de cette baisse, il évoque "les faibles précipitations", mais aussi "la création de plusieurs barrages en Iran qui retiennent l'eau, et une déviation du fleuve".
Il assure que cette année, son barrage a reçu environ 900 millions de mètres cubes d'eau du fleuve. En temps normal, "la moyenne annuelle est de 4,7 milliards de mètres cubes", souligne-t-il.
La chute du débit a entraîné une baisse de 30% de la production électrique au barrage, indique-t-il.
- "Décision politique" -
Le dossier de l'eau représente un enjeu de taille pour l'Irak, pays riche en hydrocarbures mais confronté à une crise énergétique aiguë, aggravée par des sécheresses de plus en plus sévères et une baisse importante des précipitations.
Il s'agit par ailleurs d'un dossier ultra-stratégique pour l'Irak qui partage les eaux de plusieurs fleuves avec ses voisins, notamment ceux du Tigre et de l'Euphrate avec la Turquie et la Syrie.
Face à cette situation, le ministre irakien des Ressources hydrauliques, Mehdi al-Hamdani, a appelé la semaine dernière son gouvernement à saisir la Cour internationale de Justice.
En attendant, le dossier est "en suspens", a indiqué à l'AFP un haut conseiller du ministère des Ressources hydrauliques, Aoun Thiab.
Il estime que l'Iran "contrevient au droit international en déviant un cours d'eau", une convention des Nations unies de 1997.
D’abord expliquée par des « perturbations dans le système informatique », l’interruption a été attribuée à Israël.
La guerre ne fait que commencer.
27/10/2021
La distribution de carburant a été interrompue, mardi 26 octobre, aux alentours de midi dans toutes les stations-service d’Iran, a annoncé la télévision d’Etat. « En raison de perturbations dans le système informatique, la distribution de carburant dans les stations-service à travers le pays a été interrompue », a ainsi affirmé la même source.
D’abord non identifiée, cette panne générale est en fait due à une cyberattaque israélienne, a affirmé peu après la plus haute instance sécuritaire d'Iran.
« Le Conseil suprême de sécurité nationale a confirmé qu’il s’agissait d’une cyberattaque contre le système informatique de distribution du carburant », a fait savoir la télévision d’Etat.
Les chaînes officielles ont montré des stations d’essence fermées alors que des files d’attente s’allongeaient. « Une réunion urgente se tient à la Société nationale iranienne de distribution des produits pétroliers pour résoudre le problème », a par ailleurs déclaré sa porte-parole, Fatemeh Kahi.
À Téhéran, les techniciens du ministère du pétrole ont mis hors ligne le système informatique de quelques stations-service pour distribuer le carburant manuellement, a encore rapporté la télévision plus tard dans la journée.
« Aucun plan pour augmenter le prix de l’essence »
L’agence conservatrice de presse Fars a rapproché cette panne de l’anniversaire du 15 novembre 2019, date à laquelle des manifestations violentes avaient éclaté en Iran après l’annonce d’une hausse soudaine du prix de l’essence. Le gouvernement « n’a aucun plan pour augmenter le prix de l’essence et les gens ne devraient pas s’inquiéter », a promis M. Vahidi, interrogé par l’audiovisuel public.
En juillet, une cyberattaque avait déjà paralysé le système ferroviaire du pays et provoqué des scènes de « chaos », écrivait alors The Times of Israel.
Outre les retards et annulations des trains, des hackeurs diffusaient des messages d’information sur le trafic erronés, appelant les usagers à contacter un numéro – qui s’est avéré être celui du bureau du Guide suprême Ali Khamenei.
Chute drastique du débit d'un fleuve en Irak, l'Iran pointé du doigt
Le barrage de Darbandikhan après que le niveau d'eau a baissé de 7,5 mètres en un an, dans le nord-est de l'Irak, le 26 octobre 2021

Précipitations en berne, construction de barrages en amont en Iran: des responsables en Irak ont déploré mardi la chute drastique du débit du fleuve Sirwan arrivant de chez le voisin iranien, un phénomène nuisant à l'agriculture et à la production électrique dans le pays en crise.

Parti d'Iran, le fleuve Sirwan alimente le barrage de Darbandikhan dans le nord-est de l'Irak, avant de continuer vers la province agricole de Diyala et se jeter dans le Tigre. Mais son débit s'est considérablement réduit.
"Il y a eu une baisse sans précédent", reconnaît le directeur du barrage de Darbandikhan, Rahmane Khani. "Le niveau de l'eau a baissé de 7,5 mètres en un an".
Interrogé par l'AFP sur les causes de cette baisse, il évoque "les faibles précipitations", mais aussi "la création de plusieurs barrages en Iran qui retiennent l'eau, et une déviation du fleuve".
Il assure que cette année, son barrage a reçu environ 900 millions de mètres cubes d'eau du fleuve. En temps normal, "la moyenne annuelle est de 4,7 milliards de mètres cubes", souligne-t-il.
La chute du débit a entraîné une baisse de 30% de la production électrique au barrage, indique-t-il.
- "Décision politique" -
Le dossier de l'eau représente un enjeu de taille pour l'Irak, pays riche en hydrocarbures mais confronté à une crise énergétique aiguë, aggravée par des sécheresses de plus en plus sévères et une baisse importante des précipitations.
Il s'agit par ailleurs d'un dossier ultra-stratégique pour l'Irak qui partage les eaux de plusieurs fleuves avec ses voisins, notamment ceux du Tigre et de l'Euphrate avec la Turquie et la Syrie.
Face à cette situation, le ministre irakien des Ressources hydrauliques, Mehdi al-Hamdani, a appelé la semaine dernière son gouvernement à saisir la Cour internationale de Justice.
En attendant, le dossier est "en suspens", a indiqué à l'AFP un haut conseiller du ministère des Ressources hydrauliques, Aoun Thiab.
Il estime que l'Iran "contrevient au droit international en déviant un cours d'eau", une convention des Nations unies de 1997.