La porte de l'immeuble se refermant derrière moi me soulagea. Inspirant profondément, je me tapotai les joues du bout des doigts. Je les sentis rouges et chaudes, comme si j'avais été perturbée. Perturbée par un inconnu. Et si je prenais le courrier plutôt ? Je feuilletais les lettres en montant les marches. Pa, Pa, Mom, Pa??? Moi ? Une enveloppe blanche avec seulement mon prénom se trouvait au milieu des factures. J'enlevais mes bottines en retournant l'étrange lettre. Perché sur la bibliothèque, mon chat Lucifer miaula en m'apercevant, et ma mère tourna la tête vers moi.
- Tu as passé une bonne journée ma fille ? me demanda-t-elle
- Banale. Et toi ? Lui répondis-je en lui tendant le courrier
- L'inspiration n'est pas au rendez-vous aujourd'hui. Le beau temps sans doute. Qu'est-ce que c'est que cette lettre ? dit-elle en me montrant l'enveloppe
- Je ne sais pas, je ne l'ai pas encore ouverte.
- Fais voir, m'ordonna-t-elle en avançant son fauteuil vers moi
- Non, il y a mon nom dessus.
- Nathanaëlle Garnier. Vous vivez encore sous mon toit, donc vous m'obéissez. Et cesse de m'imiter quand je parle ! Maugréa-t-elle alors que j'exagérais ses expressions du visage
- C'est bon, tiens, ronchonnai-je en lui tendant l'enveloppe. De toute façon, c'est sans doute une bêtise de Missa, il n'y a qu???elle qui sait que l'on habite là.
Je me dirigeai vers la cuisine en lui demandant s'il restait du jus d'orange, ce à quoi elle répondit par la positive. Je me servis un verre, et retourna dans le salon.
- Au fait, j'ai oublié de te dire mais je vais à la piscine tout à l'heure, tu n'aurais pas vu mon maillot??? Mom ? L???interpellais-je en la voyant blême
Elle tenait l'enveloppe ouverte sur ses genoux, le papier froissé entre ses mains. Je me rapprochais
- Mom??? Qu???est-ce qu'il y a ?
Elle resta silencieuse mais froissa un peu plus le papier. Je contournai son fauteuil et m'accroupit devant elle.
- Qu'est-ce qu'il y a ? Demandais-je doucement en attrapant le papier entre mes doigts
- Rien, répondit-elle sèchement en le tirant vers elle
- Montre-moi.
- Non.
- Montre moi je te dis !
- Non, il n'y a rien ! cria-t-elle
Lucifer, dérangé par son cri, sauta en bas du meuble, ce qui la fit sursauter. J'en profitai pour lui prendre le papier, lui tirant un grognement de protestation, et le levai au dessus de ma tête afin qu'elle ne me le reprenne pas. La feuille était vierge, mis-à-part un étrange symbole et une phrase : « Cessa decipere humanas creaturas tua invidia perditi (pluriel?) »
- C'est ça que tu n???appelles rien ? Dis-je en lui rendant la feuille
- Pour toi, oui, ce n'est rien.
- Et pour toi alors ?
- ??a ne te regarde pas, répliqua-t-elle durement
- Pourquoi c'était mon prénom si ça ne me regarde pas ?
Elle ne répondit pas, et je croisai les bras de mécontentement. Ma mère était quelqu'un de très caractériel, et si elle avait décidé de ne rien dire, elle ne me dirait rien. J'avais compris depuis longtemps que mes parents avaient un jardin secret bien à eux, un très grand jardin secret. Je me mis à ranger quelques affaires dans l'appartement, puis me dirigeai vers ma chambre. Après avoir refermé ma porte, j'allumai mon ordi et fouillai dans mon armoire pour en sortir, victorieuse, mon maillot de bain. Le bruit de Skype m'attira.
- Tu as passé une bonne journée ma fille ? me demanda-t-elle
- Banale. Et toi ? Lui répondis-je en lui tendant le courrier
- L'inspiration n'est pas au rendez-vous aujourd'hui. Le beau temps sans doute. Qu'est-ce que c'est que cette lettre ? dit-elle en me montrant l'enveloppe
- Je ne sais pas, je ne l'ai pas encore ouverte.
- Fais voir, m'ordonna-t-elle en avançant son fauteuil vers moi
- Non, il y a mon nom dessus.
- Nathanaëlle Garnier. Vous vivez encore sous mon toit, donc vous m'obéissez. Et cesse de m'imiter quand je parle ! Maugréa-t-elle alors que j'exagérais ses expressions du visage
- C'est bon, tiens, ronchonnai-je en lui tendant l'enveloppe. De toute façon, c'est sans doute une bêtise de Missa, il n'y a qu???elle qui sait que l'on habite là.
Je me dirigeai vers la cuisine en lui demandant s'il restait du jus d'orange, ce à quoi elle répondit par la positive. Je me servis un verre, et retourna dans le salon.
- Au fait, j'ai oublié de te dire mais je vais à la piscine tout à l'heure, tu n'aurais pas vu mon maillot??? Mom ? L???interpellais-je en la voyant blême
Elle tenait l'enveloppe ouverte sur ses genoux, le papier froissé entre ses mains. Je me rapprochais
- Mom??? Qu???est-ce qu'il y a ?
Elle resta silencieuse mais froissa un peu plus le papier. Je contournai son fauteuil et m'accroupit devant elle.
- Qu'est-ce qu'il y a ? Demandais-je doucement en attrapant le papier entre mes doigts
- Rien, répondit-elle sèchement en le tirant vers elle
- Montre-moi.
- Non.
- Montre moi je te dis !
- Non, il n'y a rien ! cria-t-elle
Lucifer, dérangé par son cri, sauta en bas du meuble, ce qui la fit sursauter. J'en profitai pour lui prendre le papier, lui tirant un grognement de protestation, et le levai au dessus de ma tête afin qu'elle ne me le reprenne pas. La feuille était vierge, mis-à-part un étrange symbole et une phrase : « Cessa decipere humanas creaturas tua invidia perditi (pluriel?) »
- C'est ça que tu n???appelles rien ? Dis-je en lui rendant la feuille
- Pour toi, oui, ce n'est rien.
- Et pour toi alors ?
- ??a ne te regarde pas, répliqua-t-elle durement
- Pourquoi c'était mon prénom si ça ne me regarde pas ?
Elle ne répondit pas, et je croisai les bras de mécontentement. Ma mère était quelqu'un de très caractériel, et si elle avait décidé de ne rien dire, elle ne me dirait rien. J'avais compris depuis longtemps que mes parents avaient un jardin secret bien à eux, un très grand jardin secret. Je me mis à ranger quelques affaires dans l'appartement, puis me dirigeai vers ma chambre. Après avoir refermé ma porte, j'allumai mon ordi et fouillai dans mon armoire pour en sortir, victorieuse, mon maillot de bain. Le bruit de Skype m'attira.