[RISITAS] Leurs vies de PUTE, ma vie de CUCK
Chapitre seizième : Les derniers jours
Je refuse d'y croire, mais de leurs côté, Maman et François sont bien sérieux.
Le soir même, sur MSN, j'en fait part à Laura qui fond immédiatement en larme en apprenant la nouvelle...
Ca me déchire le coeur aussi, mais aucune larmes ne coulent sur mes joues, à mon grand étonnement

La rentrée se fait sans annicroche, mais un détail me saute au yeux : Sarah n'est pas revenue.
Selon les dires de sa grande soeur, elle est actuellement en hôpital psychiatrique... Putain de séquelle de son viol

Personne à qui parler en face, Laura toujours aussi étrange et déprimée, premiers signes de dépression qui arrivent (oui, j'ai vu ça sur Doctissimo), telles sont les principales raisons qui, malgré ma popularité de l'an dernier, me poussent à me réfugier une fois de plus dans les livres à la récréation

Laura, de son côté, à changer de collège, là où les rumeurs ne pourrons plus l'atteindre, et elle commence à retrouver un semblant de vie social normale.
Elle m'avoue également avoir arrêter ses "plans culs" pour redevenir "une adolescente normale", chose que j'ai bien évidemment encourager, il était temps putain

Mais nos rencontres sont cependant moins joyeuses, plus contemplatives, mélancoliques. Nous passons des heures à lire ensemble allongés dans l'herbe au soleil dans un parc, la tête de l'un sur les hanches de l'autres et vice-et-versa... Les rires prennent place au silence, et les sourires aux regards embués


Ma mère et François eux, sont dans un autre monde : ils sont ravis de partir et les cartons font peu à peu leurs apparitions dans la maison

Pour mon frère et moi qui n'avons jamais passer deux années à la suite dans un établissement scolaire à cause des multiples déménagement, c'est la routine qui s'installe, et dans mon cas, la panique du départ proche

Maman et François tentent de me rassurer, voyant mon mal-être apparent :
- Mais si, on va être bien là-bas, on va avoir un maison gigantesque avec un grand jardin, tu va voir

- Et vous vous ferez plein de nouveaux amis là-bas !

Des amis comme Laura par exemple ? Impossible, une fille comme ça, ça se trouve qu'une fois dans une vie...


Un soir, je décide de parler de Laura à Maman dans sa chambre, en espérant naïvement pouvoir empêcher le départ :
- Maman ?

- Oui mon chérie ? Ca va ?

- Ouais... Enfin bof...

- Assis toi, raconte moi tout

Je m'assois sur le lit, sort mon téléphone et lui montre une photo de Laura sur son compte Facebook, elle souri.
- Aaaaaaah, c'était elle tes "amis du collège" ? Elle est belle... C'est ta copine ?

- Ahem euh... Non... En fait c'est ma...C'est ma... Meilleure amie

- Ba pourquoi vous sortez pas ensemble ?

- On avait essayer au début de l'année, mais ça n'avait pas marché

- D'accord... Tu est amoureux hein ?

Je regarde mes pieds.
- Oui, enfin je sais plus trop c'est compliqué... Mais je tiens énormément à elle et je ne veut absolument pas partir, Maman

Ma mère me prend alors dans ses bras, mon corps se détend d'un coup et je m'abandonne à son instinct maternel.
- Ne t'inquiète pas mon chéri, tu va en trouver d'autre à Lyon, tu est un beau jeune homme

- Pfff... Mouais, mais elle, Laura, j'en retrouverais pas une autre comme elle là-bas, on est pareil tout les deux, je peut pas supporter d'être séparer d'elle, et je suis sûr qu'elle aussi

- Si tu veut, tu me donne le numéro de sa mère et on peut s'arranger pour que vous vous voyez pendant les vacances si ça vous fait plaisir

Attend, quoi ? J'ai bien entendu ?
- T'est sérieuse ? Tu serais d'accord ?

- Bien sûr, en plus j'ai déjà parler un peu avec sa mère aux réunions de parents d'élèves, on s'entend bien elle sera d'accord c'est sûr Mon Chérie

- Merci Maman

Je l'embrasse sur la joue et part dans ma chambre annoncer la nouvelle à Laura, qui est folle de joie... Ensemble 24/24H pendant les vacances c'est comme un rêve pour nous, plus d'au-revoir le soir, plus de galère... Juste elle est moi pour nous amuser pendant des jours et des jours...


Bien vite, trop vite, les semaines passent et c'est la veille du départ

Avec Laura, pour notre dernier rendez-vous essayons d'aller voir Sarah à l'hôpital pour lui dire au-revoir, mais on nous interdit la visite car elle n'est pas en état de recevoir des visiteurs...
Nous allons alors devant les fenêtres de la partie alloués aux services psychiatrique, et faisons un au-revoir silencieux à notre amie.
Notre rendez-vous se transforme en flash-back géant, nous allons devant le collège où nous nous sommes rencontrés, ouvert l'un à l'autre... Je me revois dans ce couloir après l'heure de math, tout apeuré, à faire tomber mon sac...

- C'était bien quand même

- Oui...
Nous allons manger quelques confiseries au magasin où nous avions pris l'habitude de passer un petit quart d'heure après les cours, et marchons encore.
Nous continuons notre commémoration quasi silencieuse dans le parc où elle m'a avoué tant de choses, devant les jeux d'enfants. Là où nous avions franchit un cap dans notre amitié, où tout les tabous étaient tombés

Puis nous allons devant mon désormais ancien collège, d'où je suis parti sans rien dire à personne.
Entre deux barres d'immeubles, elle reçoit un appel de son père : Elle doit rentrer chez elle
Pour la dernière fois, nous prenons une photo ensemble, et tandis qu'elle s'éloigne brièvement pour regarder les horaires de bus je la prend secrètement en photo, on dirait une couverture de magazine

Le bus l'amène directement chez elle, et s'arrête devant chez moi, nous le prenons ensemble. Le temps passe très vite et nous sommes déjà devant chez moi sans que je m'en rende compte.
Nous nous embrassons sur la joue, et je sors du bus.

Le soir, déprimés et sans envie de nous quitter une seule seconde, nous parlons et refaisons le monde sur MSN toute la nuit.
Nous discutons de la chance de s'être rencontrés, de la chance d'avoir été ensemble au cours de math, de notre relation qui aurait put ne jamais exister si je n'avais pas redoubler ma CM2 comme un idiot, ou si elle était resté dans la classe de mon frère.
A un moment, nous planifions d'avance nos vacances, elle se trompe et écrit "Pacque" au lieu de "Pâque", et nous nous tapons un fou rire pendant au moins 10 minutes


Au petit matin, les oiseaux commencent à chanter et nous faisons la remarque en même temps, c'était notre première nuit blanche à tout les deux. Puis, vers 10 heures, j'éteint mon ordinateur et le range à contre-coeur dans un carton, nous continuons à discuter par SMS

Le déménagement est rapide, plusieurs membres de la famille de François sont venus prêter main-forte avec deux camions de déménagement, et en une demi-heure d'effort nous rentrons tout les cartons dans les camions

Après une petite pause, nous montons dans les cabines et entamons le voyage de 200 kilomètres...
Par la fenêtre, je regarde une dernière fois Dijon. Une ville où je ne suis guère resté plus d'un an, mais que je considère désormais comme ma ville natale.
Pour la dernière fois, je regarde les maisons de Talant, la station service, le centre commercial...
Lorsque nous arrivons en surplomb de la ville, je vois le lac Kir dans toute sa splendeur, briller tranquillement au soleil.
Puis, au détour d'une falaise au bord de l'autoroute, Dijon disparaît.
Chapitre seizième : Les derniers jours
Je refuse d'y croire, mais de leurs côté, Maman et François sont bien sérieux.
Le soir même, sur MSN, j'en fait part à Laura qui fond immédiatement en larme en apprenant la nouvelle...

Ca me déchire le coeur aussi, mais aucune larmes ne coulent sur mes joues, à mon grand étonnement


La rentrée se fait sans annicroche, mais un détail me saute au yeux : Sarah n'est pas revenue.
Selon les dires de sa grande soeur, elle est actuellement en hôpital psychiatrique... Putain de séquelle de son viol


Personne à qui parler en face, Laura toujours aussi étrange et déprimée, premiers signes de dépression qui arrivent (oui, j'ai vu ça sur Doctissimo), telles sont les principales raisons qui, malgré ma popularité de l'an dernier, me poussent à me réfugier une fois de plus dans les livres à la récréation


Laura, de son côté, à changer de collège, là où les rumeurs ne pourrons plus l'atteindre, et elle commence à retrouver un semblant de vie social normale.
Elle m'avoue également avoir arrêter ses "plans culs" pour redevenir "une adolescente normale", chose que j'ai bien évidemment encourager, il était temps putain


Mais nos rencontres sont cependant moins joyeuses, plus contemplatives, mélancoliques. Nous passons des heures à lire ensemble allongés dans l'herbe au soleil dans un parc, la tête de l'un sur les hanches de l'autres et vice-et-versa... Les rires prennent place au silence, et les sourires aux regards embués



Ma mère et François eux, sont dans un autre monde : ils sont ravis de partir et les cartons font peu à peu leurs apparitions dans la maison


Pour mon frère et moi qui n'avons jamais passer deux années à la suite dans un établissement scolaire à cause des multiples déménagement, c'est la routine qui s'installe, et dans mon cas, la panique du départ proche


Maman et François tentent de me rassurer, voyant mon mal-être apparent :
- Mais si, on va être bien là-bas, on va avoir un maison gigantesque avec un grand jardin, tu va voir


- Et vous vous ferez plein de nouveaux amis là-bas !


Des amis comme Laura par exemple ? Impossible, une fille comme ça, ça se trouve qu'une fois dans une vie...



Un soir, je décide de parler de Laura à Maman dans sa chambre, en espérant naïvement pouvoir empêcher le départ :
- Maman ?


- Oui mon chérie ? Ca va ?


- Ouais... Enfin bof...


- Assis toi, raconte moi tout


Je m'assois sur le lit, sort mon téléphone et lui montre une photo de Laura sur son compte Facebook, elle souri.
- Aaaaaaah, c'était elle tes "amis du collège" ? Elle est belle... C'est ta copine ?


- Ahem euh... Non... En fait c'est ma...C'est ma... Meilleure amie


- Ba pourquoi vous sortez pas ensemble ?


- On avait essayer au début de l'année, mais ça n'avait pas marché


- D'accord... Tu est amoureux hein ?


Je regarde mes pieds.
- Oui, enfin je sais plus trop c'est compliqué... Mais je tiens énormément à elle et je ne veut absolument pas partir, Maman


Ma mère me prend alors dans ses bras, mon corps se détend d'un coup et je m'abandonne à son instinct maternel.
- Ne t'inquiète pas mon chéri, tu va en trouver d'autre à Lyon, tu est un beau jeune homme


- Pfff... Mouais, mais elle, Laura, j'en retrouverais pas une autre comme elle là-bas, on est pareil tout les deux, je peut pas supporter d'être séparer d'elle, et je suis sûr qu'elle aussi


- Si tu veut, tu me donne le numéro de sa mère et on peut s'arranger pour que vous vous voyez pendant les vacances si ça vous fait plaisir


Attend, quoi ? J'ai bien entendu ?

- T'est sérieuse ? Tu serais d'accord ?


- Bien sûr, en plus j'ai déjà parler un peu avec sa mère aux réunions de parents d'élèves, on s'entend bien elle sera d'accord c'est sûr Mon Chérie


- Merci Maman


Je l'embrasse sur la joue et part dans ma chambre annoncer la nouvelle à Laura, qui est folle de joie... Ensemble 24/24H pendant les vacances c'est comme un rêve pour nous, plus d'au-revoir le soir, plus de galère... Juste elle est moi pour nous amuser pendant des jours et des jours...



Bien vite, trop vite, les semaines passent et c'est la veille du départ


Avec Laura, pour notre dernier rendez-vous essayons d'aller voir Sarah à l'hôpital pour lui dire au-revoir, mais on nous interdit la visite car elle n'est pas en état de recevoir des visiteurs...
Nous allons alors devant les fenêtres de la partie alloués aux services psychiatrique, et faisons un au-revoir silencieux à notre amie.
Notre rendez-vous se transforme en flash-back géant, nous allons devant le collège où nous nous sommes rencontrés, ouvert l'un à l'autre... Je me revois dans ce couloir après l'heure de math, tout apeuré, à faire tomber mon sac...


- C'était bien quand même


- Oui...

Nous allons manger quelques confiseries au magasin où nous avions pris l'habitude de passer un petit quart d'heure après les cours, et marchons encore.
Nous continuons notre commémoration quasi silencieuse dans le parc où elle m'a avoué tant de choses, devant les jeux d'enfants. Là où nous avions franchit un cap dans notre amitié, où tout les tabous étaient tombés


Puis nous allons devant mon désormais ancien collège, d'où je suis parti sans rien dire à personne.
Entre deux barres d'immeubles, elle reçoit un appel de son père : Elle doit rentrer chez elle

Pour la dernière fois, nous prenons une photo ensemble, et tandis qu'elle s'éloigne brièvement pour regarder les horaires de bus je la prend secrètement en photo, on dirait une couverture de magazine


Le bus l'amène directement chez elle, et s'arrête devant chez moi, nous le prenons ensemble. Le temps passe très vite et nous sommes déjà devant chez moi sans que je m'en rende compte.
Nous nous embrassons sur la joue, et je sors du bus.


Le soir, déprimés et sans envie de nous quitter une seule seconde, nous parlons et refaisons le monde sur MSN toute la nuit.
Nous discutons de la chance de s'être rencontrés, de la chance d'avoir été ensemble au cours de math, de notre relation qui aurait put ne jamais exister si je n'avais pas redoubler ma CM2 comme un idiot, ou si elle était resté dans la classe de mon frère.
A un moment, nous planifions d'avance nos vacances, elle se trompe et écrit "Pacque" au lieu de "Pâque", et nous nous tapons un fou rire pendant au moins 10 minutes



Au petit matin, les oiseaux commencent à chanter et nous faisons la remarque en même temps, c'était notre première nuit blanche à tout les deux. Puis, vers 10 heures, j'éteint mon ordinateur et le range à contre-coeur dans un carton, nous continuons à discuter par SMS


Le déménagement est rapide, plusieurs membres de la famille de François sont venus prêter main-forte avec deux camions de déménagement, et en une demi-heure d'effort nous rentrons tout les cartons dans les camions


Après une petite pause, nous montons dans les cabines et entamons le voyage de 200 kilomètres...
Par la fenêtre, je regarde une dernière fois Dijon. Une ville où je ne suis guère resté plus d'un an, mais que je considère désormais comme ma ville natale.
Pour la dernière fois, je regarde les maisons de Talant, la station service, le centre commercial...
Lorsque nous arrivons en surplomb de la ville, je vois le lac Kir dans toute sa splendeur, briller tranquillement au soleil.
Puis, au détour d'une falaise au bord de l'autoroute, Dijon disparaît.