Topic : « Star Wars - La Menace Fantôme (2027) »

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Chapitre I - La Salle du Trône de Theed

La reine Amidala, souveraine de Naboo, était assise sur son trône, drapée dans ses robes écarlates et son maquillage de cérémonie blanc et rouge. Devant elle, dans la grande salle, se tenait Nute Gunray, vice-roi de la Fédération du Commerce - ce même Neimoidien qui avait osé envahir son monde, occuper ses villes, et humilier son peuple.

Gunray n'avait rien oublié. Il était venu pour négocier un traité. Mais en réalité, il était venu pour se venger.

- Votre Majesté, dit-il de sa voix nasillarde et traînante, les Neimoidiens ont une longue mémoire. Vous nous avez forcés à signer une paix humiliante. Aujourd'hui, devant tout votre peuple, c'est vous qui allez payer.

Amidala haussa un sourcil.

- Et comment, Vice-Roi ?

- En étant humiliée. Publiquement. Et complètement.

Chapitre II - L'Humiliation

Gunray claqua des doigts. Deux droïdes s'approchèrent. Sans cérémonie, ils firent glisser les lourdes robes de la reine. Amidala, souveraine fière et intouchable, se retrouva à demi nue devant une centaine de courtisans, de gardes et de sénateurs venus observer la scène.

- Voyez, mes amis, ricana Gunray. Voilà ce que cachent les atours d'une reine. Une femelle comme les autres. À peine plus qu'une servante.

Il s'approcha d'elle et la força à s'agenouiller sur le sol froid de la salle du trône. Sa grande main fine et moite se posa sur la joue d'Amidala, puis descendit lentement, très lentement, en la caressant de manière dégradante.

- Regardez bien, dit Gunray au public. La reine de Naboo est maintenant à genoux devant la Fédération du Commerce. Où est donc passée votre fierté de pétasse, Votre Majesté ?

Et il la fit se courber. Devant tout le monde. Devant les chroniqueurs holographiques qui diffusaient la scène dans tout le système. Amidala se sentait nu et brisée dans son orgueil, les joues brûlantes de honte tandis que Gunray la manipulait comme un objet.

- Voilà, dit-il, satisfait. Une reine à quatre pattes. C'est ainsi qu'on humilie un monde, mes amis : on humilie son symbole.

Chapitre III - Jar Jar entre en scène

- Mais ce n'est pas tout, ajouta Gunray avec un sourire malsain.

Il fit signe à ses gardes.

- Amenez-moi le Gungan.

On traîna Jar Jar Binks au milieu de la salle. Le malheureux Gungan, tout long et maladroit, trébucha deux fois avant d'arriver, manquant de renverser un droïde.

- Ooooh, messa Reine ! s'écria-t-il. Qu'est-ce vous faites à quatre pattes ? Vous avez perdu un truc par terre ? Messa peut aider !

- Silence, Gungan, gronda Gunray. Aujourd'hui, tu vas servir à quelque chose. Tu vas voir ça.

Et sans plus d'explications, Gunray fit se relever Amidala à moitié, la maintint par les hanches, et se positionna derrière elle. Il écarta ses robes, la pénétra sans ménagement sous les yeux de toute la cour - la reine gémit, les courtisans haletèrent, et Jar Jar, lui, resta bouche bée.

- Ah ben ça alors ! s'exclama le Gungan. Messa Reine, elle a un truc qui rentre dedans ! Mais c'est quoi ce truc, Général ?

Gunray soupira, exaspéré, sans même s'arrêter.

- Ce... ça, Gungan, c'est mon membre. Comprends-tu au moins ce qui se passe ?

- Euh... messa crois que... la Reine, elle a mal ? Ou elle a du bien ?

- Elle a du bien, imbécile. Regarde.

Jar Jar plissa ses gros yeux.

- Ah... d'accord... donc vous êtes en train de... de... la réparer ?

- Non ! Enfin si, en quelque sorte. C'est de la reproduction. Tu connais la reproduction ?

- Oh oui ! Messa connaît ! Les bébés, tout ça ! C'est quand le monsieur il met son... son...

Jar Jar fit de grands gestes vagues avec ses bras, désignant à peu près tout et n'importe quoi dans la pièce.

- ...son sabre laser, conclut-il avec aplomb.

- Enfin, soupira Gunray. Tu as compris la moitié.

- Messa compris plein de moitié ! s'enthousiasma Jar Jar.

Chapitre IV - Le grand moment

Gunray, cette fois, ne se contenta pas de violer la reine. Il fit signe à Jar Jar d'approcher.

- À toi, maintenant. Le Gungan. Approche.

- Messa ? Moi ? Mais messa comprends rien à tout ça !

- C'est simple, expliqua Gunray lentement, comme à un enfant. Tu te places derrière la reine. Comme moi. Et tu fais pareil.

- Pareil comment ? Comme la première fois, ou comme la deuxième fois ?

- Pareil comme tout, Gungan ! Va dedans et bouge !

Jar Jar se positionna tant bien que mal. Il se pencha, se trompa de trou, recula, se pencha à nouveau, tomba presque, se rattrapa sur la hanche d'Amidala, s'excusa trois fois, puis, enfin, entra.

- OOOOH ! beugla-t-il. Ça alors ! Messa Reine, c'est tout chaud dedans ! Et tout doux ! Et...

- Bouge, Jar Jar, articula Gunray entre ses dents.

- Bouge comment ?

- D'avant en arrière !

- Ah ! D'accord ! Comme quand messa marche mais en restant sur place !

- Exactement.

Et Jar Jar se mit à bouger. Maladroitement d'abord, puis avec un enthousiasme tout gungan, jusqu'à ce que la salle entière, y compris les droïdes, y compris les gardes, y compris les sénateurs les plus austères, se mette à sourire de la scène absurde : la grande reine de Naboo, penchée, entre les mains d'un Neimoidien lubrique et d'un Gungan qui ne comprenait toujours qu'à moitié ce qu'il faisait.

Le moment vint. Jar Jar, au comble de l'excitation, se redressa brusquement, se dégagea - et, dans un grand cri guttural, lâcha un jet colossal.

Un litre entier. Peut-être plus.

Le liquide gicla, atterrit sur le dos d'Amidala, sur ses épaules, sur le col de ses robes, un peu même sur son maquillage royal.

Un silence.

Puis Nute Gunray, le vice-roi de la Fédération du Commerce, éclata d'un rire énorme, strident, incontrôlable - un rire qui résonna dans toute la salle du trône de Theed.

- HA ! HA ! HA ! VOILÀ ! VOILÀ LA VRAIE VENGEANCE ! Une reine couverte de la semence d'un Gungan, devant tout son peuple ! HA ! HA ! HA !

Jar Jar, lui, regarda le résultat avec une fierté immense.

- Messa Reine ! Vous êtes tout mouillée ! Vous avez vu ça ? Messa a fait un truc bien !

- Oui, Jar Jar, dit Amidala, dégoulinante mais digne. Tu as fait un truc bien.

- Messa pas tout comprendre, mais messa content !

Et Gunray, plié en deux, se tenait les côtes, riant comme il n'avait jamais ri de sa vie de Neimoidien - le jour où il avait enfin réussi à humilier la reine Amidala, mais pas de la façon qu'il avait prévue.

Chapitre V - La Leçon d'Anatomie de Nute Gunray

Le rire de Gunray finit par s'éteindre. Mais il restait une chose à faire. Une chose que le Neimoidien avait réservée pour la fin - le clou du spectacle.

Il s'approcha de Jar Jar, posa une main paternelle (et un peu moite) sur l'épaule du Gungan.

- Bien. Tu as compris le principe de base. Mais maintenant, on passe à l'étape supérieure.

- Une étape supérieure ? s'inquiéta Jar Jar. Messa Reine, vous êtes sûre ? Noussa pas au dernier étage ?

Amidala, encore penchée et dégoulinante, releva la tête.

- Apparemment, Jar Jar. Apparemment.

Gunray fit signe aux gardes. Deux droïdes redressèrent la reine, la remirent debout un instant, puis la firent se pencher de nouveau - mais cette fois plus bas, les coudes posés sur son propre trône, les hanches bien relevées, offertes. La cour entière retint son souffle. On sentait qu'on changeait de registre.

- Écoute-moi bien, Gungan, dit Gunray lentement. Tu vois l'endroit où tu étais tout à l'heure ?

- Euh... oui. Le trou du milieu.

- Le trou du milieu, répéta Gunray en pinçant les lèvres. Bon. C'est le bon. Mais il y a un autre trou.

Jar Jar écarquilla les yeux.

- Un autre ?!

- Oui. Juste au dessus. Plus serré.

- Mais... pourquoi il y a deux trous ? Pourquoi on en fait deux si un seul suffit ?

- Parce que, expliqua Gunray avec une patience forcée, la nature aime les options. Et parce que, ce soir, nous allons utiliser l'autre.

- Oh. D'accord. Et c'est quoi la différence ?

- La différence, Gungan, c'est que celui-là est plus étroit. Beaucoup plus étroit. Et il ne se dilate pas tout seul comme l'autre. Il faut... y aller doucement.

- Doucement. Messa sait faire doucement !

- Tu ne sais rien faire doucement, Jar Jar, soupira Amidala.

Gunray sourit, mauvais.

- Et justement, il y a un détail que j'ai gardé pour vous, Votre Majesté. Un détail... délicieux.

Il se tourna vers la cour, théâtral.

- La reine Amidala, souveraine de Naboo, n'a jamais - au grand jamais - été prise par là. Elle est vierge. Vierge de l'arrière, mes amis. Et ce soir, devant vous tous, ce sera un Gungan qui lui ôtera même ça.

Des murmures parcoururent la salle. Jar Jar, lui, ne suivait qu'à moitié.

- Vierge ? Mais messa Reine, vous êtes pas un peu vieille pour être vierge ?

- Jar Jar.

- Pardon, pardon. Donc messa doit y aller... dans le deuxième trou.

- Exactement, dit Gunray.

- Et messa doit y aller... doucement.

- Exactement.

- Et y a de l'huile ? demanda Jar Jar, qui avait visiblement réfléchi plus loin que prévu. Messa a entendu dire que pour les trous serrés, fallait de l'huile.

Gunray eut une expression triomphante.

- L'huile ? Non. Pas d'huile. On la prend à sec.

Amidala blêmit légèrement.

- À sec ? Vraiment, Vice-Roi ?

- À sec, confirma-t-il. C'est ça, la vraie humiliation. Tu vas sentir chaque centimètre, Majesté.

Chapitre VI - L'Acte de Torsion Anale

Jar Jar se positionna derrière la reine. Il visa. Se trompa. Revisa. Se pencha. Se redressa.

- Bon, dit-il. Messa va essayer.

- Vas-y, Jar Jar, souffla Amidala, serrant les dents.

Le Gungan poussa.

Rien.

Il poussa un peu plus fort.

- Hnnn... commença Amidala.

Et là, d'un coup, ça céda. Sans huile, sans préparation, la reine fut ouverte d'un seul mouvement brusque.

- AAAAAH ! cria-t-elle.

Toute la salle sursauta. Les droïdes eux-mêmes semblèrent cligner des capteurs.

- Ooooh ! Messa Reine a crié ! s'alarma Jar Jar. Messa a fait mal ? Messa arrête ?

- Non ! Non, continue ! cria Amidala entre deux respirations saccadées. Continue, Jar Jar, mais doucement !

- Doucement, doucement, répéta Jar Jar comme un mantra.

Mais Jar Jar ne connaissait pas « doucement ». Jar Jar connaissait « Jar Jar ». Et Jar Jar, une fois lancé, ne s'arrêtait plus.

Il se mit à bouger. Et à chaque poussée, la reine de Naboo lâchait un cri, un gémissement, une plainte à peine retenue - AH... AH... A-ah ! - les mains crispées sur les accoudoirs de son trône, le visage rouge sous son maquillage blanc, les yeux à demi fermés.

Gunray, debout à côté, savourait chaque seconde.

- Écoutez-la ! Écoutez votre reine ! Il n'y a pas une goutte d'huile, et elle crie comme une pute débutante ! C'est magnifique !

- C'est que... c'est serré ! hoqueta Amidala, la voix brisée. Jar Jar... ralentis... un peu...

- Messa ralentit ! promit Jar Jar.

Il ne ralentit pas.

Il accéléra.

- JAR JAR !

- Ah ben c'est vous qui dites de pas ralentir !

- J'ai dit ralentis !

- Ah ! Alors c'est l'inverse de ce que messa a compris !

Et il repartit de plus belle, et la reine cria de plus belle, et la salle entière, médusée, assistait à un spectacle que Naboo n'oublierait jamais : la souveraine la plus digne du système, prise par l'arrière par un Gungan maladroit, sans huile, sur son propre trône, devant cent témoins.

- Messa... messa sent que ça vient ! annonça Jar Jar d'une voix chevrotante.

- Pas encore ! protesta Amidala. Pas encore, Jar Jar, tiens, tiens bon, écoute-moi...

- Messa écoute ! Messa écoute très fort !

Il n'écoutait pas.

Quelques poussées plus tard, Jar Jar se raidit, lâcha un grand cri guttural, et cette fois encore - il se retira à la dernière seconde - envoyant une nouvelle décharge, un second litre, s'écraser sur le dos déjà poisseux de la reine, ruisselant sur ses reins, sa taille, le long de ses cuisses.

Un silence. Puis, de nouveau, ce rire.

- HA ! HA ! HA ! DEUX FOIS ! DEUX LITRES ! Votre Majesté est maintenant entièrement baptisée par la Fédération et par les Gungans ! HA ! HA ! HA ! :rire4:

Amidala, les jambes tremblantes, s'appuya sur son trône, ruisselante, épuisée, mais - il fallait le reconnaître - pas vaincue.

- Jar Jar, dit-elle d'une voix rauque.

- Oui, messa Reine ?

- La prochaine fois... on met de l'huile.

- D'accord ! Et on met quoi comme huile ? Messa aime bien l'huile de poisson !

- N'importe laquelle, Jar Jar. N'importe laquelle.

Gunray, plié en deux, se tenait les côtes.

- Oh, non, Majesté... ricana-t-il. La prochaine fois, on remet ça. Et toujours à sec.

Amidala ferma les yeux.

Elle soupira.

- Bien sûr. Bien sûr que oui.
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Un épisode honteusement absent des archives du Temple Jedi...

Le Sénat Galactique bourdonnait de rumeurs. Sur la plateforme de la délégation neimoïdienne, le vice-roi Nute Gunray frottait ses mains grises avec la satisfaction huileuse d'un marchand qui vient d'escroquer trois systèmes stellaires d'un coup. Devant lui, un objet cylindrique rouge et blanc, à la mèche effilochée, trônait sur un coussin.

« Un simple pétard », murmura Gunray à sa propre barbe grise. « Un simple pétard... de deux mètres de long. »

Rey Skywalker, elle, ne se doutait de rien. Elle était venue négocier. C'est ce qu'elle faisait, Rey - négocier. Elle avait négocié avec des Hutts, désarmé des Stormtroopers avec un regard, retourné la flotte de Palpatine par la seule force de son obstination. Elle pouvait négocier n'importe quoi.

Sauf, apparemment, ce qui allait lui arriver.

L'installation diplomatique

« Mademoiselle Skywalker », entonna Gunray d'une voix mielleuse. « Pour sceller notre traité, la coutume neimoïdienne exige une... démonstration d'humilité. »

« Humilité ? » répéta Rey, méfiante.

« Asseyez-vous sur ce coussin. »

Rey haussa les épaules et s'assit. À cet instant précis, deux droïdes de protocole la saisirent par les épaules, tandis qu'un troisième enfonçait le pétard - le fameux pétard de deux mètres - dans une position que l'on peut décrire pudiquement comme « stratégique ».

« Qu'est-ce que vous- »

« Vive le commerce ! » gloussa Gunray.

Sur les gradins, deux silhouettes encapuchonnées observaient. Obi-Wan Kenobi, jeune et déjà fatigué de tout, se pencha vers son maître.

« Maître Qui-Gon... c'est normal, ça ? »

Qui-Gon Jinn plissa les yeux, caressa sa barbe, et prit la mine du sage qui va sortir une phrase profonde pour masquer le fait qu'il n'en sait rien :

« La Force emprunte parfois des chemins... étonnamment bas. »

L'impuissance phallique des Jedi

Ils voulaient intervenir. Vraiment. Mais Gunray avait été clair : « Toute perturbation de la Force annulerait le traité ! » - ce qui était faux, mais qui arrangeait bien le Neimoïdien.

Alors Obi-Wan et Qui-Gon regardaient, impuissants, comme deux spectateurs à un opéra comique dont ils ne comprenaient pas la langue.

« Il y a une mèche », constata Obi-Wan.

« Oui. »

« Elle est allumée. »

« Oui. »

« Et elle grésille. »

« Oui, Obi-Wan. »

La négociation

Rey comprit l'enjeu en une seconde. Pas de panique. Négocier.

« Gunray », dit-elle calmement, le visage impassible malgré la situation. « Combien de temps j'ai ? »

« Assez pour un discours », répondit-il.

Elle jaugea la mèche. Elle avait environ... pas beaucoup de temps.

« Bon. J'offre trois cristaux kyber du Temple contre votre retrait de Naboo. »

« Insuffisant », susurra Gunray, les doigts croisés.

« Quatre cristaux. »

Crépitement. La mèche raccourcissait.

« Cinq. Et un X-wing. »

« Sept, et vous reconnaissez publiquement que le commerce est plus important que la Force. »

Rey serra les dents. Physiquement et philosophiquement.

« ...Marché conclu. »

« Trop tard », sourit Gunray.

Le décompte

Et là, le Sénat entier - un million de sénateurs, trois mille droïdes, deux Jedi en robe et un Wookie en sueur - se mit à compter.

« CINQ ! »

Rey se raidit. La mèche avait disparu dans le cylindre.

« QUATRE ! »

« Obi-Wan, vous devriez peut-être... reculer », souffla Qui-Gon.

« Et vous, maître ? »

« Moi aussi, mais avec dignité. »

« TROIS ! »

Rey ferma les yeux. Elle pensa à Jakku. Aux dunes. Aux jours simples où l'on ne mettait pas d'explosifs dans sa personne.

« DEUX ! »

« Vive le commerce ! » répéta Gunray, plus fort.

« UN ! »

BOUM

L'explosion fit trembler la rotonde. Un BOUM rond, profond, satisfaisant, comme un coup de tonnerre qui aurait décidé de s'asseoir. La plateforme neimoïdienne clignota sous le choc. Trois sénateurs s'évanouirent. Un droïde perdit sa tête, littéralement, et la ramassa poliment.

Rey décolla de son coussin de trente bons centimètres, les yeux exorbités, les lèvres formant un « ô » parfait.

Puis elle retomba.

Silence.

Puis Nute Gunray éclata de rire. Un rire gras, huileux, triomphal, qui roula sous les voûtes du Sénat comme une marée de goudron.

Et il leva les bras vers la coupole, et il cria, avec la dévotion d'un fidèle à son autel :

« VIVE LE SÉNAT ! » :beugle:

L'épilogue

Rey, le teint cireux, se leva lentement. Très lentement. Avec la démarche d'un pingouin qui aurait décidé de devenir pêcheur.

« Vous... », articula-t-elle.

« Oui ? » gazouilla Gunray.

« Vous avez gagné. Le traité tient. »

« Ah ! » Il bomba le torse. « Comme quoi, la diplomatie- »

« Mais sachez », coupa Rey en se massant discrètement l'arrière-train, « que dès que je trouve un sabre laser, je reviens :ah: . »

Obi-Wan se tourna vers son maître.

« Elle a mal ? »

« Beaucoup », confirma Qui-Gon, l'air d'un homme qui vient d'assister à une leçon de vie.

« Et elle a négocié quand même. »

« Oui. »

« C'est... très jedi, en fait. »

« C'est très jedi », admit Qui-Gon.

Sur la plateforme, Gunray riait encore. Quelque part dans la galaxie, un pétard neuf était déjà commandé, taille XL, avec option « discrétion diplomatique ».

Et Rey, elle, eut mal au cul pendant une semaine. Ce qui, pour une héroïne de la Rébellion, reste l'une des blessures les moins glorieuses et les plus mémorables jamais infligées par un Neimoïdien en robe. :haha:
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