Salut à tous,
C’est peut-être une erreur de faire ça ici mais je voulais vous partager mon approche de l’investissement que j’ai décidé de mettre en application ces dernières années et qui m’a donné de beaux résultats
Contrairement à la majorité des méthodes classiques (analyse technique multi-timeframe, value investing classique, growth à la Aswath Damodaran, momentum factor, etc.), j’ai décidé d’appliquer de manière systématique les concepts de Marx à la lecture des bilans, des comptes de résultat et des dynamiques sectorielles.
Pour vous donner une idée, voici les principes de base que j’utilise :
1) Loi de la baisse tendancielle du taux de profit
Les entreprises dont le ratio capital constant / capital variable augmente fortement (automatisation massive, investissements en CAPEX très lourds par rapport aux charges de personnel) voient mécaniquement leur taux de profit tendanciel baisser à moyen-long terme, même si les marges brutes semblent excellentes à court terme.
Conclusion : J’évite systématiquement les « belles histoires » d’automatisation totale quand le levier opérationnel devient extrême (j’ai en tête quelques exemples récents qui ont très mal tourné dans le semi-conducteur equipment et certains pure players de la logistique automatisée).
2) Suraccumulation et crises de réalisation
Quand le taux d’exploitation (surplus value / capital variable) atteint des niveaux historiquement élevés dans un secteur (typiquement quand les salaires réels stagnent ou baissent pendant que les marges opérationnelles explosent), il y a décalage trop important qui va naître entre valeur et prix, et donc la consommation finale des classes populaires/laborieuses ne va pas suivre et devenir insuffisante pour absorber la production.
Conclusion : J’ai commencé à shorter sur des secteurs de consommation discrétionnaire haut de gamme dès que les données macro montraient ce genre de signaux. Ça a très bien marché sur plusieurs distributeurs et marques de luxe depuis 2022.
3) Composition organique du capital et anticipation des mouvements de concentration
Les branches où la composition organique du capital est déjà très élevée (beaucoup de capital fixe, peu de main-d’œuvre) sont condamnées à une concurrence acharnée sur les prix -> tendance à la concentration très forte.
Conclusion : J’ai massivement augmenté mes positions sur les leaders quasi-monopolistiques de ces branches dès que la phase de guerre des prix commence (cloud hyperscalers, semi-conducteurs foundry, certains segments industriels). Le « winner takes most » est en réalité une conséquence inévitable de la loi de la baisse tendancielle du taux de profit.
Résultats concrets (non-audités, juste pour donner une idée) :
Position longue initiée fin 2021 sur le leader mondial de la fonderie : +620%
Position longue sur les 3 plus gros acteurs du cloud : moyenne +410% depuis entrée
Short sur plusieurs distributeurs physiques milieu/haut de gamme : moyenne -68% (couvert en plusieurs vagues)
Short systématique sur les « next big automation story » quand le capex/salaires > 18x : ratio winrate ~81% sur 14 trades
Je ne trade pas sur du très court terme, l’horizon est généralement 9-36 mois. Je ne regarde quasiment plus les graphs, seulement les rapports annuels, les appels de résultats (surtout les questions sur les salaires/effectifs/pricing power) et les données macro sur la répartition salaires/profits.
Des questions ?
C’est peut-être une erreur de faire ça ici mais je voulais vous partager mon approche de l’investissement que j’ai décidé de mettre en application ces dernières années et qui m’a donné de beaux résultats

Contrairement à la majorité des méthodes classiques (analyse technique multi-timeframe, value investing classique, growth à la Aswath Damodaran, momentum factor, etc.), j’ai décidé d’appliquer de manière systématique les concepts de Marx à la lecture des bilans, des comptes de résultat et des dynamiques sectorielles.
Pour vous donner une idée, voici les principes de base que j’utilise :
1) Loi de la baisse tendancielle du taux de profit
Les entreprises dont le ratio capital constant / capital variable augmente fortement (automatisation massive, investissements en CAPEX très lourds par rapport aux charges de personnel) voient mécaniquement leur taux de profit tendanciel baisser à moyen-long terme, même si les marges brutes semblent excellentes à court terme.
Conclusion : J’évite systématiquement les « belles histoires » d’automatisation totale quand le levier opérationnel devient extrême (j’ai en tête quelques exemples récents qui ont très mal tourné dans le semi-conducteur equipment et certains pure players de la logistique automatisée).
2) Suraccumulation et crises de réalisation
Quand le taux d’exploitation (surplus value / capital variable) atteint des niveaux historiquement élevés dans un secteur (typiquement quand les salaires réels stagnent ou baissent pendant que les marges opérationnelles explosent), il y a décalage trop important qui va naître entre valeur et prix, et donc la consommation finale des classes populaires/laborieuses ne va pas suivre et devenir insuffisante pour absorber la production.
Conclusion : J’ai commencé à shorter sur des secteurs de consommation discrétionnaire haut de gamme dès que les données macro montraient ce genre de signaux. Ça a très bien marché sur plusieurs distributeurs et marques de luxe depuis 2022.
3) Composition organique du capital et anticipation des mouvements de concentration
Les branches où la composition organique du capital est déjà très élevée (beaucoup de capital fixe, peu de main-d’œuvre) sont condamnées à une concurrence acharnée sur les prix -> tendance à la concentration très forte.
Conclusion : J’ai massivement augmenté mes positions sur les leaders quasi-monopolistiques de ces branches dès que la phase de guerre des prix commence (cloud hyperscalers, semi-conducteurs foundry, certains segments industriels). Le « winner takes most » est en réalité une conséquence inévitable de la loi de la baisse tendancielle du taux de profit.
Résultats concrets (non-audités, juste pour donner une idée) :
Position longue initiée fin 2021 sur le leader mondial de la fonderie : +620%
Position longue sur les 3 plus gros acteurs du cloud : moyenne +410% depuis entrée
Short sur plusieurs distributeurs physiques milieu/haut de gamme : moyenne -68% (couvert en plusieurs vagues)
Short systématique sur les « next big automation story » quand le capex/salaires > 18x : ratio winrate ~81% sur 14 trades
Je ne trade pas sur du très court terme, l’horizon est généralement 9-36 mois. Je ne regarde quasiment plus les graphs, seulement les rapports annuels, les appels de résultats (surtout les questions sur les salaires/effectifs/pricing power) et les données macro sur la répartition salaires/profits.
Des questions ?







