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Il plaisait aux petites putes popardes, titillées dans leur délire -toujours virtuel, lesquelles l'ont sucé?- d'infirmières-sauveteuses, et ravies d'admirer une victime d'homme, un bruyant mais doux rebut masculin.(...)
Les petites putes popardes aimaient Jean-Luc le Ténia parce qu'il était une merde sensible: leur haine de l'homme, déguisée en commisération, grimée à son tour en admiration, fondait cette reconnaissance.

Il plaisait au monde consanguin de la pop française sarcastique et maniérée, parce que ses chansons étaient pourries pour la plupart, mais créés sans calcul ni auto-censure. Trois accords chiants, un gratouillage bidon, des couplets idiots et des refrains jamais retouchés après leur improvisation. En faisant mine de louer le résultat d'un tel processus créatif, ces connards cherchaient à briller par capillarité, faire croire qu'eux aussi partageaient ces valeurs de sincérité d'écorché vif d'absolue transparence. Et puis, en prétendant lui donner une chance de percer autre chose que du papier-cul, ils s'assuraient derechef du respect de leur public, qui n'est pas fou, même s'il aime la merde. Le musical logging mlogging, triste et mal foutu, de Jean-Luc le Ténia ne pouvait que servir de faire-valoir aux productions pompeuses, fignolées ou faussement bricolées, de ses pairs.