Dans le protestantisme (notamment méthodiste) on a ce qu'on appelle la théologie du royaume :
Le monde est certes mauvais et le vrai croyant doit se séparer de lui. D'où un ideal de séparation de l'Église avec le monde (sur le plan politique, par exemple, la séparation de l'Église et de l'État). Mais la tâche de l'Église est aussi de transformer ce monde mauvais en paradis terrestre, en attendant que Jésus revienne et finisse le travail à la fin des temps. L'Église est en quelque sorte une colonie du Royaume des cieux sur la terre.
La différence avec l'islam, c'est que le Paradis n'est pas un au-delà spirituel comme chez les platoniciens, mais une nouvelle terre physique purifiée du péché.
D'où les projets utopiques de société chrétienne, comme la Nouvelle-Angleterre puritaine.
Le monde est certes mauvais et le vrai croyant doit se séparer de lui. D'où un ideal de séparation de l'Église avec le monde (sur le plan politique, par exemple, la séparation de l'Église et de l'État). Mais la tâche de l'Église est aussi de transformer ce monde mauvais en paradis terrestre, en attendant que Jésus revienne et finisse le travail à la fin des temps. L'Église est en quelque sorte une colonie du Royaume des cieux sur la terre.
La différence avec l'islam, c'est que le Paradis n'est pas un au-delà spirituel comme chez les platoniciens, mais une nouvelle terre physique purifiée du péché.
D'où les projets utopiques de société chrétienne, comme la Nouvelle-Angleterre puritaine.