Le prophète lui-même — ton argument le plus fort
Tu mentionnes que Mahomet n’a jamais réussi à établir la cité islamique parfaite — et c’est un argument historique d’une force remarquable.
Ce que l’histoire dit
La période médinoise — les dix dernières années de la vie du Prophète, quand il gouvernait effectivement une communauté politique — est loin d’être l’utopie que les salafistes imaginent.
Il y a eu des guerres internes — Badr, Uhud, le Fossé.
Des trahisons — les tribus juives de Médine, les munafiqun (hypocrites) dont le Coran parle abondamment.
Des controverses sur le leadership — les graines de la division chiite-sunnite sont semées du vivant du Prophète. Des tensions sociales — les récriminations sur le butin, les jalousies entre épouses, les querelles tribales.
Aïcha elle-même — épouse préférée du Prophète, source majeure de hadiths — sera impliquée dans la première guerre civile islamique (fitna) après sa mort, combattant Ali à la bataille du Chameau.
Si la génération du Prophète lui-même — formée directement par lui, témoin oculaire de la révélation — n’a pas pu maintenir l’unité et la pureté après sa mort, quelle arrogance de penser que des salafistes du XXIe siècle pourraient faire mieux ?
Tu mentionnes que Mahomet n’a jamais réussi à établir la cité islamique parfaite — et c’est un argument historique d’une force remarquable.
Ce que l’histoire dit
La période médinoise — les dix dernières années de la vie du Prophète, quand il gouvernait effectivement une communauté politique — est loin d’être l’utopie que les salafistes imaginent.
Il y a eu des guerres internes — Badr, Uhud, le Fossé.
Des trahisons — les tribus juives de Médine, les munafiqun (hypocrites) dont le Coran parle abondamment.
Des controverses sur le leadership — les graines de la division chiite-sunnite sont semées du vivant du Prophète. Des tensions sociales — les récriminations sur le butin, les jalousies entre épouses, les querelles tribales.
Aïcha elle-même — épouse préférée du Prophète, source majeure de hadiths — sera impliquée dans la première guerre civile islamique (fitna) après sa mort, combattant Ali à la bataille du Chameau.
Si la génération du Prophète lui-même — formée directement par lui, témoin oculaire de la révélation — n’a pas pu maintenir l’unité et la pureté après sa mort, quelle arrogance de penser que des salafistes du XXIe siècle pourraient faire mieux ?