Citation de flamby1er
Pas vraiment, là tu décris un mercenaire pas un chevalier, hors la majorité des chevaliers n'en étaient pas. C'était avant tout des clients d'un puissant dans une logique hiérarchique, exactement comme dans les sociétés indo européennes classiques. Le chevalier c'est avant tout un homme d'arme établi sur un domaine et fidèle à son seigneur dans une tradition de clientélisme, il n'est normalement pas itinérant et ne passe pas son temps à combattre, loin de là.
Y'a pas de bonnes ou mauvaises vertus à rattacher à la figure du chevalier qui est avant tout un rang social plus ou moins flou, il y avait des crevards comme des honnêtes hommes. Ce dont parle amour rue c'est les tentatives de l'église pour pousser à la vertu ces hommes, qui pour beaucoup ont été bouleversés par l'expérience des croisades, afin de véritablement prendre en main l'éducation religieuse des bellatores, tout en suivant plus ou moins les efforts faits par la réforme grégorienne.
Et objectivement ça a marché, si on parle de moralité et de stabilité les 11, 12 et 13e siècles ont été relativement calmes comparé aux siècles suivants, les efforts de l'église ont bien porté leurs fruits et le "beau 13e siècle" n'est pas qu'un mythe historiographique, c'était objectivement un âge d'or pour le royaume de france.
Enfin un vrai Français.

