Citation de LeD
J'imagine que certains méchants jouent le rôle d'objecteurs de conscience qui vont trop loin pour qu'il y ait conflit mais pas assez pour ouvrir une réflexion qui flatte l'intelligence du spectateur.
Les auteurs qui font ça donnent l'impression qu'ils essaient de paraître plus profonds qu'ils ne le sont vraiment

Cette recherche d'intellectualisation semble parfois forcée, comme si les auteurs voulaient que l'on les perçoive comme des penseurs de génie en présentant leurs méchants sous un jour plus "réaliste" ou "nuancé". Cela peut sembler artificiel ou déplacé si l’on perd de vue l’essence du personnage — une essence qui peut reposer sur sa fonction d'antagoniste, sans avoir besoin d’être justifiée à tout prix.
Il y a aussi une tendance à trop vouloir que tout ait une explication ou une justification, ce qui finit par alourdir le récit. Les personnages comme Freezer ou encore l'Empereur Palpatine sont mémorables précisément parce qu'ils incarnent un mal presque incompréhensible dans sa pureté, sans chercher à expliquer leur folie. Cette absence de justification est souvent ce qui les rend terrifiants. Essayer de rationaliser des monstres peut amener à des incohérences, ou encore à la banalisation de ce qui était autrefois une menace viscérale.