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Avatar de Kristaline Kristaline
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17 mais l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas ; car, le jour où tu en mangeras, tu mourras. »
Le mot utilisé ici est « מָמוֹת », qui est loin de ne signifier que mourir, mais même lorsque c'est le cas, parfois c'est littéral, parfois c'est symbolique. L'arbre est dit « de la connaissance du bien et du mal », pas de la mort. Alors que le fruit l'arbre de vie de ce passage :

<b>22 Puis le Seigneur Dieu déclara : « Voilà que l’homme est devenu comme l’un de nous par la connaissance du bien et du mal ! Maintenant, ne permettons pas qu’il avance la main, qu’il cueille aussi le fruit de l’arbre de vie, qu’il en mange et vive éternellement !
semble bien avoir l'effet que son nom laisse deviner.
Ajoute à cela qu'il n'y a aucun passage où il est dit que l'homme, ou qu'aucun des êtres vivants dans le jardin, soit immortel.
En fait, si l'homme a besoin de manger le fruit de l'arbre de vie pour être immortel, c'est qu'il ne l'est pas. En le chassant du jardin, les dieux le privent d'accéder à l'arbre de vie. Dans ce passage, on voit bien que les dieux redoutent que si l'homme, qui a déjà acquis la connaissance du bien et du mal (si on traduit mieux le texte hébreu dit en gros « qui est devenu un avec les dieux »), devient immortel, alors il sera leur égal ; ils se sentent clairement menacés.
Dans la suite du texte, ils font la liste des châtiments que devra subir l'homme pour les avoir défier et aucune mention n'est faite de la mort. Curieux, tout de même.
Les fruits qui rendent immortels sont d'ailleurs un motif religieux récurrent, on peut penser aux pommes d'Idunn chez les scandinaves ou aux pommes d'or des Hespérides chez les grecs. Dans le même registre on a aussi l'herbe d'immortalité de Gilgamesh. Il y en a sûrement d'autres. Les dieux ont en général eux-mêmes besoin d'une panacée miraculeuse pour demeurer éternels.
Je précise que mon analyse n'a rien d'originale et que ces points ont été soulevés depuis longtemps par de nombreux spécialistes.
En fait, dans le milieu de la recherche, les traductions courantes de l'Ancien Testament sont quasiment vues comme criminelles tant elles sont biaisées.