J'ai la nette impression en lisant Montaigne de lire un antique sage, à la plume asséré et non pédantesque, au jugement parfait ; tous ses essais comportent des leçons de vie, des conseils clairs et inspirants à mettre en pratique succinctement.
Nietzsche, je le trouve présomptueux, éparpillé, brouillon ; on dirait que ses textes m'incitent à être un tyran sans foi ni loi, que tout le reste ne serait que faiblesse et fatigue. Chaque fois que je le lis, j'ai la sensation de ne rien apprendre d'utile à la vie concrète, que au contraire il me ramène dans des incertitudes, des doutes qui paralysent. La manière dont il caricature la foi m'agace, cette façon d'affirmer des choses sans citer de sources, de faire des généralisations pour tout, de polémiquer, de traiter les femmes pareil à des animaux d'élevage tel un adolescent frustré, son jugement qui est plein d'imprécisions, il se contente de peu d'arguments souvent fallacieux allant dans le sens de ses conclusions hâtives.
Je méprise aussi chez lui son mépris de ce qui ne possède pas une surabondance de passion.
On dirait qu'il fait d'un idéal un trait d'humeur qui ne survient que sporadiquement, qu'il est un guerre contre les esprits maîtres jugulant les passions qui sont contraires à leurs objectifs. (Ici je parle seulement de ce que son style montre implicitement).
Ceci dit, il est un excellent remède à toute sorte de nihilisme, de renoncement, de ressentiment qui se déguise en vertu.
Mais Montaigne aussi affirme la vie et est contre le ressentiment.
Et enfin Nietzsche dit que la grande santé passe par la maladie, qu'on traverse une épreuve et en sort plus fort, Montaigne lui dit : "Misérable sorte de remède, devoir à la maladie sa santé ! Ce n'est pas à notre malheur de faire cet office ; c'est au bonheur de notre jugement."
Qu'en pensez-vous, vous ?
Nietzsche, je le trouve présomptueux, éparpillé, brouillon ; on dirait que ses textes m'incitent à être un tyran sans foi ni loi, que tout le reste ne serait que faiblesse et fatigue. Chaque fois que je le lis, j'ai la sensation de ne rien apprendre d'utile à la vie concrète, que au contraire il me ramène dans des incertitudes, des doutes qui paralysent. La manière dont il caricature la foi m'agace, cette façon d'affirmer des choses sans citer de sources, de faire des généralisations pour tout, de polémiquer, de traiter les femmes pareil à des animaux d'élevage tel un adolescent frustré, son jugement qui est plein d'imprécisions, il se contente de peu d'arguments souvent fallacieux allant dans le sens de ses conclusions hâtives.
Je méprise aussi chez lui son mépris de ce qui ne possède pas une surabondance de passion.
On dirait qu'il fait d'un idéal un trait d'humeur qui ne survient que sporadiquement, qu'il est un guerre contre les esprits maîtres jugulant les passions qui sont contraires à leurs objectifs. (Ici je parle seulement de ce que son style montre implicitement).
Ceci dit, il est un excellent remède à toute sorte de nihilisme, de renoncement, de ressentiment qui se déguise en vertu.
Mais Montaigne aussi affirme la vie et est contre le ressentiment.
Et enfin Nietzsche dit que la grande santé passe par la maladie, qu'on traverse une épreuve et en sort plus fort, Montaigne lui dit : "Misérable sorte de remède, devoir à la maladie sa santé ! Ce n'est pas à notre malheur de faire cet office ; c'est au bonheur de notre jugement."
Qu'en pensez-vous, vous ?
