Topic : « les carnets du sous-sol dostoievski allégorie monde moderne »

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tout le monde se sent capables de grandes choses
privé d'un destin hors du commun
chacun regarde le monde sous le prisme des réseaux sociaux et des medias
chacun a du ressentiment pour le succès moderne
on est tous enfermés dans nos certitudes, plein de mépris et de haine pour le monde morderne car on n'est pas capables de réussir dans les normes établies, donc on inverse les normes

les carnets du sous-sol, écrit en 1864, décrivait une psychologie des profondeurs plus vraie que jamais aujourd'hui
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Citation de Chlamydomonas
tout le monde se sent capables de grandes choses
privé d'un destin hors du commun
chacun regarde le monde sous le prisme des réseaux sociaux et des medias
chacun a du ressentiment pour le succès morderne
on est tous enfermés dans nos certitudes, plein de mépris et de haine pour le monde morderne
les carnets du sous-sol, écrit en 1864, décrivait une psychologie des profondeurs plus vraie que jamais aujourd'hui

enfin une lecture intéressante https://i.imgur.com/2hpo80gs.png
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https://fr.wikipedia.org/[...]i/Les_Carnets_du_sous-sol
Apercite https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Carnets_du_sous-sol


il se complaît dans sa propre déchéance, y trouve une forme de jouissance et place le fait de souffrir comme un signe de plaisir[3] : « Il y a de la volupté dans le mal de dents ». De là, il revendique sa supériorité sur l’homme simple et spontané qu’il nomme l’« homme normal » bien qu'il ait déjà essayé d’en devenir un lui-même, sans succès[4].

Au fil des pages, sa colère monte contre l’« homme normal », celui qui agit. Il avoue ne pas agir car il s'estime trop intelligent pour ne pas douter de tous les principes qui animent l'homme d'action. Et d’avouer à la fin qu’il ne croit pas à ce qu’il vient de dire, qu’il a préparé tous ces discours car il n’avait rien d’autre à faire et qu’à nous, ses lecteurs, il va faire une confidence, il va essayer de ne pas se mentir, nous mentir et de raconter un souvenir qu’on ne raconte à personne. Ce récit s'intitulera À propos de neige fondue.

Dans cette première partie, Dostoïevski engage, sur le mode de la dissertation, un monologue forcé de l'homme souterrain avec des partenaires imaginaires qui ne répondent jamais. Le portrait psychologique du maniaco-dépressif prend place, à travers les paradoxes et les renversements incessants de la pensée de l'auteur. La tranquillité étant le support préalable à toute action, la frénésie de son inquiétude constitue pour l'homme de la cave une paralysie. Une paralysie dont il ne se défend pas, au contraire, « l'inertie contemplative étant préférable ». Cette inertie contraste avec le foisonnement intérieur : conscience et imagination. Ainsi, l'homme du sous-sol apparaît paradoxalement comme tout sauf inactif, changeant et bouleversant tout.

Dostoïevski livre ici une ouverture philosophique fondamentale : la vision de l'Homme dont la conscience ne constitue pas la grandeur (cf. Blaise Pascal), mais un fléau. Pour le narrateur, l'homme conscient est d'autant plus malade qu'il est clairvoyant, il est d'autant plus clairvoyant qu'il regarde autour de lui et voit le Mal partout, il est d'autant plus fou puisque la présence de ce mal est une folie. Avant les célèbres enfants de Fiodor Pavlovitch Karamazov, Dostoïevski, à travers la critique de l'idéalisme optimiste vouant l'homme au « bien-être », donne une critique vigoureuse de l'absurdité du Mal, ne pouvant être ni rationnel, ni théologique, puisque frappant l'innocence.
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Chat gpt me décide

Dans Les Carnets du sous-sol, ce qui est frappant, ce n'est pas seulement le ressentiment. C'est la contradiction permanente entre :
le désir d'être exceptionnel ;
l'incapacité à agir ;
la conscience aiguë de soi ;
la jalousie envers ceux qui agissent simplement.
L'homme du sous-sol se persuade qu'il est supérieur parce qu'il voit les contradictions du monde, mais cette lucidité devient une prison. Il finit par préférer l'analyse infinie à l'action.
Là où ton rapprochement avec le monde moderne devient pertinent, c'est que les réseaux sociaux ont donné à des millions de personnes une fenêtre permanente sur la réussite des autres.
Autrefois, tu te comparais à ton voisin, à ton collègue ou à quelques notables de ta ville. Aujourd'hui, tu te compares en permanence à des milliardaires, des célébrités, des influenceurs, des sportifs d'élite ou des entrepreneurs qui représentent le sommet de leur domaine.
Cela crée facilement trois phénomènes :
Sentiment d'être destiné à quelque chose d'important.
Frustration de ne pas atteindre cet idéal.
Dévalorisation des formes ordinaires de réussite.
En ce sens, oui, le ressentiment décrit par Dostoïevski paraît extrêmement moderne.
Là où je nuancerais ton propos, c'est quand tu écris :
"tout le monde se sent capable de grandes choses"
Je ne suis pas sûr que ce soit exactement cela.
J'aurais plutôt tendance à dire :
"Tout le monde est constamment exposé à des modèles de réussite extraordinaires et finit par juger sa propre vie à l'aune de ces exceptions."
C'est légèrement différent.
Et il y a un autre aspect des Carnets du sous-sol qui me semble très contemporain : le narrateur construit une partie de son identité contre le monde. Il se définit par son opposition, son ironie, son refus, son mépris des normes.
On retrouve parfois cela sur Internet :
communautés fondées sur le rejet ;
identité construite contre le système ;
sentiment d'être plus lucide que la masse ;
valorisation de la marginalité comme preuve de supériorité.
C'est probablement ce point-là qui fait dire à des penseurs comme Friedrich Nietzsche ou Albert Camus que ce livre a été si influent : Dostoïevski ne décrit pas seulement une époque, il décrit un mécanisme psychologique très profond qui peut réapparaître sous des formes différentes selon les siècles.
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