Le point central de la doctrine est le tawhid : ne reconnaître qu'un seul Dieu.
D'où l'inimitié envers le christianisme, qui est vu comme un monothéisme biaisé, voire une pure idolatrie.
La période antéislamique est appelée du nom d' « ignorance ». Il n'y a pas dans les pays arabes d'intérêt profond pour les sagesses orientales d'avant le prophète, pas d'équivalent de l'humanisme antique des Européens.
Et c'est là que je vois une certaine ironie : quasiment toutes les grandes spiritualités ont parlé de l'existence d'un Esprit unique à l'origine de l'univers. Les Grecs l'appellaient carrément ὁ Θεός , littéralement l'équivalent parfait du mot Allah en arabe.
La tradition hindoue parle du Brahman, l'esprit véritable à l'oeuvre derrière leur mythologie diverse et colorée.
Même chez les Egyptiens on pourrait sans doute trouver une telle profondeur.
Or chez les Arabes d'avant l'Islam, on est très loin de cette profondeur de pensée. Ils étaient férocément polythéistes, et semblent ne s'être représenté la divinité suprême que comme une espèce de grand patron.
Ou plutôt que de parler d'ironie : n'est-ce pas ce à quoi le Coran fait référence dans ces mots : Il a fait descendre sur toi le Livre avec la vérité, confirmant les Livres descendus avant lui . Et Il fit descendre la Thora et l'Évangile (3:3).
Les « livres » semblent détachés de la tradition judéochrétienne. Ce serait une référence à toutes ces traditions d'avant l'Islam (et hors les Juifs) qui ont vu ce principe d'Unicité en toutes choses.
D'où le goût des Arabes pour Aristote, d'ailleurs.
J'espère que Dorten est réveillé
D'où l'inimitié envers le christianisme, qui est vu comme un monothéisme biaisé, voire une pure idolatrie.
La période antéislamique est appelée du nom d' « ignorance ». Il n'y a pas dans les pays arabes d'intérêt profond pour les sagesses orientales d'avant le prophète, pas d'équivalent de l'humanisme antique des Européens.
Et c'est là que je vois une certaine ironie : quasiment toutes les grandes spiritualités ont parlé de l'existence d'un Esprit unique à l'origine de l'univers. Les Grecs l'appellaient carrément ὁ Θεός , littéralement l'équivalent parfait du mot Allah en arabe.
La tradition hindoue parle du Brahman, l'esprit véritable à l'oeuvre derrière leur mythologie diverse et colorée.
Même chez les Egyptiens on pourrait sans doute trouver une telle profondeur.
Or chez les Arabes d'avant l'Islam, on est très loin de cette profondeur de pensée. Ils étaient férocément polythéistes, et semblent ne s'être représenté la divinité suprême que comme une espèce de grand patron.
Ou plutôt que de parler d'ironie : n'est-ce pas ce à quoi le Coran fait référence dans ces mots : Il a fait descendre sur toi le Livre avec la vérité, confirmant les Livres descendus avant lui . Et Il fit descendre la Thora et l'Évangile (3:3).
Les « livres » semblent détachés de la tradition judéochrétienne. Ce serait une référence à toutes ces traditions d'avant l'Islam (et hors les Juifs) qui ont vu ce principe d'Unicité en toutes choses.
D'où le goût des Arabes pour Aristote, d'ailleurs.
J'espère que Dorten est réveillé

