Dans la vie, lorsqu'on se lamente sur son sort parce qu'on souffre de quelque chose comme la précarité, le conflit ou la solitude, il y'a deux réflexes possibles : soit on se dit "c'est ma faute" soit on accuse la terre entière. Par exemple y'a des gens, à les entendre, c'est jamais leur faute, ils ont jamais rien fait de mal et c'est toujours la faute des autres. Or il y'a une logique dialectique derrière ça car effectivement, au plan théorique, si on remonte à la cause des causes, on peut toujours et à juste titre accuser le monde d'être responsable de tous les maux. On peut donc se rassurer avec des pseudos vérités que l'on récite comme une leçon apprise par coeur : "c'est la faute à la colonisation, au capitalisme, au patriarcat, etc...". Mais c'est de la triche car cela revient à aller directement à la conclusion de l'histoire sans passer par son développement. C'est un peu comme un conte de fée qui ressemblerait à ça : "il était une fois une belle princesse qui rencontra un prince charmant puis il vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants". Bien que ce récit ressemble à un conte de fée, celui-ci n'a aucun intérêt car il manque toute l'histoire. Lorsqu'on se lamente sur son sort, le bon réflexe est donc de partir du principe que c'est notre faute et ensuite, dans la culpabilité, petit à petit, on s'aperçois que tout n'est pas toujours complètement notre faute et que finalement c'est la faute à la terre entière 


