Citation de NeolithicFarmer
B2S tu valides les thèses historiques de reynouard ?
Citation de NeolithicFarmer
B2S tu valides les thèses historiques de reynouard ?
J'avais déjà précisé, comme pour Abauzit et l'affaire Dreyfus, pas en totalité. Mais je soutiens la démarche devant l'acharnement à son encontre et je ne vais pas faire l'hystérique à absolument vouloir tout réfuter comme le fait MichelLaFolie ici par exemple.

Surtout, que Reynouard précise qu'il est dans une démarche technique, qu'il n'a jamais nié la mise à mort des Juifs de l'Est à partir de 1942 mais certains procédés qui soulèvent des questions en effet, et que la loi Fabius-Gayssot entrave les débats historiographiques sur la question.
Même des historiens actuels, très mainstream, genre Delpla, reconnaissent aussi que cette loi est néfaste pour la recherche (sans soutenir Reynouard non plus). D'ailleurs, Delpla est complètement ghosté depuis la hype des historiens du nazisme comme Chapoutot et Ingrao qui revoient le nazisme par d'autres couches de sédiments, plus portées sur l'histoire des idées, que les faits diplomatiques et les archives (les historiens actuels du nazisme ne bossent quasiment plus qu'à partir des documents imprimés, et non plus à partir d'archives de premières mains).
J'ai également de la compassion pour Reynouard car ses contradicteurs font souvent la même confusion, volontaire ou non, qu'avec Le Pen et son "détail" de l'histoire : en sortant ses propos de leur contexte. Le Pen, par exemple, disait devant Mazerolle que c'était la façon dont ils ont été tués qui était un détail de l'histoire, pas la mise à mort des Juifs de l'Est (je réfute le terme de Shoah car, je pense qu'il modifie la compréhension, l'approche, le sens de ces mises à mort et peut tromper les axes de recherche sur ces évènements).
Il dénonce aussi le shoah business, mais comme pour beaucoup de sujets sur la Shoah, seuls les Juifs peuvent en parler sans trop de soucis judiciaires (je pense à l'historien Shlomo Sand ou à Norman Finkelstein).

Je ne vais pas trop parler ici mais j'ai déjà organisé des conférences de survivants (deux), dans le cadre scolaire et j'ai de gros doutes, par moments devant les récits et les incohérences, que je préfère imputer au grand âge des survivants, par bon soupçon. Quand j'essaie d'historiciser avec les élèves, dans le cadre d'un EPI par exemple, certains collègues préfèrent le patos, à partir des témoignages, avec pour tâche, de simples productions de description, par les élèves, dans des démarches pluridisciplinaires, (avec les arts plastiques, par exemple), souvent biaisées par l'émotion suscitées par les récits des survivants. C'est dommage, je trouve.
