Ça faisait longtemps que je me n’étais pas posée pour écrire quelque chose. Je ne sais pas trop par où commencer, très peu lirons ce message par ailleurs qui sera certainement assez long mais donnons du temps au temps. Aujourd’hui il y a eu une panne de wifi, et moi qui déprimée ne passait plus que mon temps à regarder des films et à trainer sur internet pour faire passer le temps, je n’ai pas eu la foi de me confronter à moi-même, maintenant, je n’ai plus d’échappatoires, donc je le fais. Et c’est le cœur en joie que je vous dis Adieu. Je vous dis adieu à vous, forumeurs avec qui j’ai passé tant de temps, à parler, à débattre, à s’insulter même mais je dis aussi adieu à mes proches qui lirons ce message.
La vie a bien changé depuis toutes ces années, je vous laisse le constater par vous-même. J’en aurais vu des choses, surtout ces dernières années. Tout semble avoir défilé à une vitesse incroyable, et je me retrouve là à vous écrire ce message qui sombrera dans les abysses d’internet.
Ce qui remonte à l’instant dans ma mémoire c’est ce travail qui m’a tant marqué, de par ses rencontres, de par ses horaires, de par ses découvertes aussi marquantes que dérangeantes. C’était une belle expérience mais j’ai beaucoup perdu à la vivre, après tout je n’étais qu’une enfant. Une enfant qui a sauté à pieds joint dans la pénombre. Je parlais autrefois de cette cour lugubre qui nous traversais, je parlais de la distance entre moi et celui avec qui je pensais découvrir l’amour pendant nos nuits de travail. Évidement que j’allais en parler, de lui, il m’a marqué, dans un nouveau monde où je n’avais que lui comme repère, un repère fragile mais un repère quand même. Et cette fois j’y ai cru, j’aurais laissé des plumes à cette histoire. J’y ai cru tellement que ça m’a chamboulée quand tout s’est arrêté. Ma seule lumière dans la pénombre s’était alors éteinte, et j’ai tout fait pour la rallumer mais ça n’as jamais marché, je m’y suis juste brulée. Une enfant perdue dans un corps qui lui grandissait. Tu liras peut-être ces mots, alors je tiens à te dire une dernière chose, j’ai beaucoup tenu à toi, énormément, mais tu n’as pas juste remué le couteau dans la plaie. C’est toi qui l’as enfoncé, c’est toi qui m’as achevée. Et je te souhaite malgré tout de continuer et de trouver ton bonheur un jour. Adieu à toi aussi.
Mais je n’ai pas connu que lui, j’ai fait des rencontres, beaucoup de rencontres, trop peut-être. Certaines rencontres dont je ne me souviens même pas, certaines éphémères mais qui ont fait de ma journée une lumière. J’ai bu, j’ai lu, j’ai dessiné, j’ai regardé des films et des séries dont je ne connaissais même pas l’existence, j’ai découvert des musiques, j’ai vu des choses que jamais je n’aurais cru voir, j’ai sentis, j’ai touché, j’ai frémis. En bref, j’ai fait beaucoup de choses, une aventure de tous les jours. Et même quand je pensais que tout allait s’arrêter j’ai tenu bon, et aujourd’hui je me dis que j’ai été bête de penser que mon quotidien était monotone.
Je vous ai connus vous aussi, je poste depuis un moment et vous me connaissez un peu, vous rigolez beaucoup, vous êtes, quand bien même la dépression vous frappe, des bons vivants. On s’est tous retrouvés là parce qu’on était un peu perdus je pense, et on discute encore et encore, et vous m’énervez encore et encore, mais je reviens, sauf cette fois. J’ai passé de beaux moments avec vous, de belles rigolades amicales quand bien même aujourd’hui vous êtes peu à m’apprécier ici. J’aime écrire, j’aime chanter, vous parler, ça as refait certaines de mes journées aussi, mais vous n’avez été qu’un grain de sable dans l’océan !
Et puis avant tout ça ! J’en ai vu des choses, je l’ai tellement oublié ces derniers temps cette vie passée. J’ai des proches qui ne l’ont jamais connu mais ces années m’ont fondées, elles m’ont construites, et j’avais encore le sourire aux lèvres, tous les jours que Dieu faisait. J’avais la hargne de vivre, je n’étais pas comme maintenant. Pour ceux qui lirons ça et qui ne m’ont jamais connue avant, je ne pense pas que vous m’ayez réellement connu. Qui j’ai été ces derniers temps ce n’étais qu’une branche, qu’une estompe ou je m’effaçais. Je vivais la vie, je n’avais pas toujours une vie facile mais je me relevais, avec cette envie de vivre encore plus. J’aimerais tant que vous me rencontriez pour de vrai.
J’ai été heureuse de partager ces quelques mots avec vous, et je pourrais encore tant parler mais je ne pourrais jamais tout dire je crois. Vous m’avez fait vivre de belles années, mais il est temps de se dire non pas un au revoir mais un Adieu cette fois-ci, merci à tous.




