La poétesse née à Casablanca Rim Battal raconte qu'elle avait pris pour habitude de naviguer sur des sites porno quand elle n'arrivait pas à travailler.
Elle raconte aussi qu'elle a grandi avec les stars de la pornographie qu'elle a découvertes sur Internet, sans y avoir été éduquée pour autant car c'était extrêmement tabou dans son pays.


Elle raconte aussi qu'elle a grandi avec les stars de la pornographie qu'elle a découvertes sur Internet, sans y avoir été éduquée pour autant car c'était extrêmement tabou dans son pays.
Elles s’appellent
Jenny, Violetta, Stoya
Elles sont floues
On ne voit que leur viande
C’est un défi, disent elles
La liberté totale, dit lui
Puis
Allongez vous
Rapprochez vous
Embrassez vous
Caresses sont ça
Caresses sont ci
Elles ont des corps de tous les jours
Des corps dociles, reconnaissables parmi mille
Des corps à modeler
Des corps de vacances en Tunisie avec Thomas Cook
« Gazelle » ont ils appelé là bas son corps all inclusive
La caresse est rose, le téton est rose, les ongles fauves
Elles le sucent à tour de rôle
Elles ne se le disputent pas
Elles ont à manger tous les jours de ce pain là
Son sexe est un sexe de tous les jours
Un sexe de supermarché
Sous le jean, derrière le chariot
Un sexe de courir chercher le gamin à la maternelle
Un sexe métropolitain
Un sexe aussi long que mon poing fermé
Tu parles d’une bagarre
L’une a des bas
L’autre un body
Les sexes ouvrent leurs battants
Portes de saloon écarlates
Les seins de la blonde divergent
L’anus de la brune est orné d’un rubis
Au loin on entend des travaux
Un homme entre
Elles disent
« Bonjour »
Elles sont polies à force d’être caressées
C’est un puma si l’on en croit son t-shirt
Je caresse mon surmoi dans le sens inverse du poil


