J'ai commencé à me faire l'intégrale de cette série en VO au début de l'année. Je connaissais déjà les grandes lignes de l'intrigue car je l'avais vu quand j'étais ado mais je n'en avais pas trop de souvenirs. 
Les 20 premiers épisodes ne m'ont pas emballés même si l'ambiance des années 90 est agréable, ça ne vole pas beaucoup plus haut que du charmed ou du vampire diarries. Je suis trop vieux pour ces conneries.
Puis en cours de saison 2, la série a pris un tournant beaucoup plus tragique et s'est mis à devenir de plus en plus addictive.
Je me suis pris au jeu d'analyser les métaphores plus ou moins subtiles cachées derrières certains monstres et personnages.
C'est à partir de la saison 5 et surtout la 6 que Buffy prend toute sa dimension. Le deuil, la perte de l'innocence, la dépression, la pulsion de mort, la sexualité autodestructrice, le poids des responsabilités, la quête d'identité, le sentiment d'infériorité, l'insignifiance de la vie etc. Sous un verni d'humour et de fantastique Buffy est sans doute la série la plus sombre et honnête dans sa façon de parler de la nature humaine.
Je ne sais même pas qui est Buffy en réalité. Une héroïne parfaite qui trouve toujours en elle la ressource pour se relever et affronter une vie de merde. Ou bien une folle schizophrène qui fuit la réalité dans un monde horrifique qui ne tourne qu'autour d'elle. Ou bien encore une adolescente dépassée par la pression de l'age adulte qui flirt chaque jour avec la mort pour se sentir vivante.
La série laisse la porte ouverte à beaucoup d'interpretations.
Politiquement, au départ Buffy est totalement xénophobe. Les démons sont des envahisseurs et des parasites que Buffy doit butter pour garantir la sécurité du monde des hommes, et plus particulièrement des américains.
Même si il est clairement dit dans le premier épisode que les démons existaient avant les hommes et que la terre leur appartenait à l'origine, l’héroïne ne se pose pas de question sur sa légitimité à les tuer, puisque ces deux peuples ne peuvent coexister.
Ensuite ça se complexifie et se gauchise. Certains démons sont gentils ou repentis. D'ailleurs Buffy se fera sauter par deux vampires.
La fin de la série est un coup de pied dans la gueule à tout le public qui pensait regarder une série féministe.
Spoiler alerte: dans le dernier épisode, Buffy partage son pouvoir de tueuse de vampire avec plein d'autres nanas de toutes les races grâce à une sorte de pieu magique et phallique. Ce moment qui a fait mouiller tous les SJW du monde à l'époque est immédiatement souillé, puisque toutes ces femmes se font quand même massacrer et que la bataille finale est gagnée grâce au sacrifice d'un homme blanc...
Mais si je ne devais me souvenir que d'un épisode qui me fait penser que Buffy est un chef d'oeuvre, ça serait celui de la saison 5 où Buffy trouve le cadavre de sa mère. Jamais une série ou un film n'a aussi bien retranscrit la perte d'un parent, avec un réalisme et une puissance d'une violence incroyable.
Je comprends mieux pourquoi cette série est restée culte et transgénérationnelle.


Les 20 premiers épisodes ne m'ont pas emballés même si l'ambiance des années 90 est agréable, ça ne vole pas beaucoup plus haut que du charmed ou du vampire diarries. Je suis trop vieux pour ces conneries.
Puis en cours de saison 2, la série a pris un tournant beaucoup plus tragique et s'est mis à devenir de plus en plus addictive.

Je me suis pris au jeu d'analyser les métaphores plus ou moins subtiles cachées derrières certains monstres et personnages.
C'est à partir de la saison 5 et surtout la 6 que Buffy prend toute sa dimension. Le deuil, la perte de l'innocence, la dépression, la pulsion de mort, la sexualité autodestructrice, le poids des responsabilités, la quête d'identité, le sentiment d'infériorité, l'insignifiance de la vie etc. Sous un verni d'humour et de fantastique Buffy est sans doute la série la plus sombre et honnête dans sa façon de parler de la nature humaine.

Je ne sais même pas qui est Buffy en réalité. Une héroïne parfaite qui trouve toujours en elle la ressource pour se relever et affronter une vie de merde. Ou bien une folle schizophrène qui fuit la réalité dans un monde horrifique qui ne tourne qu'autour d'elle. Ou bien encore une adolescente dépassée par la pression de l'age adulte qui flirt chaque jour avec la mort pour se sentir vivante.
La série laisse la porte ouverte à beaucoup d'interpretations.
Politiquement, au départ Buffy est totalement xénophobe. Les démons sont des envahisseurs et des parasites que Buffy doit butter pour garantir la sécurité du monde des hommes, et plus particulièrement des américains.
Même si il est clairement dit dans le premier épisode que les démons existaient avant les hommes et que la terre leur appartenait à l'origine, l’héroïne ne se pose pas de question sur sa légitimité à les tuer, puisque ces deux peuples ne peuvent coexister.

Ensuite ça se complexifie et se gauchise. Certains démons sont gentils ou repentis. D'ailleurs Buffy se fera sauter par deux vampires.
La fin de la série est un coup de pied dans la gueule à tout le public qui pensait regarder une série féministe.
Spoiler alerte: dans le dernier épisode, Buffy partage son pouvoir de tueuse de vampire avec plein d'autres nanas de toutes les races grâce à une sorte de pieu magique et phallique. Ce moment qui a fait mouiller tous les SJW du monde à l'époque est immédiatement souillé, puisque toutes ces femmes se font quand même massacrer et que la bataille finale est gagnée grâce au sacrifice d'un homme blanc...

Mais si je ne devais me souvenir que d'un épisode qui me fait penser que Buffy est un chef d'oeuvre, ça serait celui de la saison 5 où Buffy trouve le cadavre de sa mère. Jamais une série ou un film n'a aussi bien retranscrit la perte d'un parent, avec un réalisme et une puissance d'une violence incroyable.
Je comprends mieux pourquoi cette série est restée culte et transgénérationnelle.

