Attention, l'interfécondité suggère qu'il faut qu'un individu en féconde un autre.
Effectivement l'interfécondité n'englobe pas les êtres vivants qui se reproduisent de manière asexuée, parlons donc de fécondité alors.
L'isolement des différentes lignées montre ensuite que cette dérive génétique a été différente pour chaque lignée : il y a une dérive génétique entre les lignées et la lignée d'origine, et entre les lignées entre elles. C'est bien ça qui est derrière le processus de spéciation.
La seule chose que cette expérience démontre c'est la véracité de la sélection naturelle, qui a permis aux différentes lignées d'E. coli présentant les variables génétiques les plus appropriés à leur milieu de se reproduire et perpétuer leur espèce. Mais les E. coli sont restés des E. coli, c'est juste qu'elles ont acquis de nouveaux caractères. La sélection naturelle engendre de nouvelles variétés dans une espèce vivante, rien de plus pour le moment.
En dehors même des mutations génétiques, l'expression des gènes est régulé et on peut distinguer au moins 3 types de gènes (y en a plus mais on se limitera à ceux la): les gènes constitutifs qui sont exprimés en permanence, les gènes inductibles qui ne sont exprimés qu'en présence d'un métabolite spécifique, et les gènes non codants qui ne sont jamais exprimés.
D'ailleurs pour en revenir aux bactéries et les procaryotes en général, nous sommes supposés avoir un lointain ancêtre commun avec ces derniers (LUCA ou Last Universal Common Ancestor), pourtant je n'ai aucun souvenir d'une théorie mettant en évidence l'apparition d'un être vivant eucaryote à partir d'un parent procaryote via la sélection naturelle. Compliqué tout ça...
Citation de SixFistUnder
Aucune, il n'est pas là pour apprendre.
La seule chose à faire avec ce genre de topic pour arriérés, c'est le lock, ou le troll bien gras.
Personne ne t'oblige à participer, si le sujet ne t'intéresse pas, tu peux ignorer ce topic. Moi même je le fais, donc ce n'est pas impossible.