>>PoulpeDeNoel
Tu m'envoies là un article très intéressant
ce passage " Cioran, à la suite de Nietzsche, pointe le doigt vers une autre forme de nihilisme, celui présent dans les visions du monde issues d’un Système. Il s’agit là d’un type de nihilisme involontaire et qui s’ignore. En effet, le Système dans sa prétention à rendre cohérent l’ensemble de la réalité espère atteindre ainsi un absolu de vérité et ne fait, selon eux, que le fausser, le restreindre et le mutiler par le recours à des vérités dogmatiques. Seul le fragment est jugé apte par Nietzsche à rendre compte et à restituer intuitivement, par éclairs et coups de sonde, la complexité du monde dans son jaillissement."
Si je comprends bien, la critique portée ici s'oriente sur ce que représente le plus froid des monstres froids qu'est un système institué. Et le dépassement du véritable nihilisme, qui n'est donc pas la critique du système (ce qui serait cohérent puisque s’évanouit toute vision d'ensemble; ce qui est un nihilisme pour les dogmatiques).
Donc renversement: l'individualité et la multiplicité du réel, sa diversité, est la première vérité, et la nier par une subsomption sous des principes analogues est le nihilisme. Tout autant pour Nietzsche que pour Cioran.
Mais j'ai une question sur ce nihilisme involontaire qui s'ignore. N'est-ce pas les "conditions matérielles" de l'existence qui sont ces structures à l'origine de l'aliénation des individus en des masses semblables ?
N'y a t'il pas là une frontière entre soi et l'autre, entre la vérité individuelle et la vérité collective? Il y a à la fois une tension vers un système (le collectif) et vers l'individuation (qui est niée par une structure rigide et dogmatique lorsqu'elle nie la singularité).
Et donc, même s'il faut rendre possible la réalisation de l'humain comme un soi propre, n'y a t'il pas d'autre perspective que de voir une humanité fractionnée en des ego atomisés que cette perspective induit?
Parce qu'au final, vouloir dépasser toutes les limites à la vérité du monde individuel, n'est-ce pas anéantir le monde collectif?
Pardon pour le pavé, mais comprends moi, il est trop rare de tomber sur quelqu'un qui aborde ce genre de sujet
:nmu4ever:
et je veux des réponses !
https://leportique.revues.org/467
Tu m'envoies là un article très intéressant
ce passage " Cioran, à la suite de Nietzsche, pointe le doigt vers une autre forme de nihilisme, celui présent dans les visions du monde issues d’un Système. Il s’agit là d’un type de nihilisme involontaire et qui s’ignore. En effet, le Système dans sa prétention à rendre cohérent l’ensemble de la réalité espère atteindre ainsi un absolu de vérité et ne fait, selon eux, que le fausser, le restreindre et le mutiler par le recours à des vérités dogmatiques. Seul le fragment est jugé apte par Nietzsche à rendre compte et à restituer intuitivement, par éclairs et coups de sonde, la complexité du monde dans son jaillissement."
Si je comprends bien, la critique portée ici s'oriente sur ce que représente le plus froid des monstres froids qu'est un système institué. Et le dépassement du véritable nihilisme, qui n'est donc pas la critique du système (ce qui serait cohérent puisque s’évanouit toute vision d'ensemble; ce qui est un nihilisme pour les dogmatiques).
Donc renversement: l'individualité et la multiplicité du réel, sa diversité, est la première vérité, et la nier par une subsomption sous des principes analogues est le nihilisme. Tout autant pour Nietzsche que pour Cioran.
Mais j'ai une question sur ce nihilisme involontaire qui s'ignore. N'est-ce pas les "conditions matérielles" de l'existence qui sont ces structures à l'origine de l'aliénation des individus en des masses semblables ?
N'y a t'il pas là une frontière entre soi et l'autre, entre la vérité individuelle et la vérité collective? Il y a à la fois une tension vers un système (le collectif) et vers l'individuation (qui est niée par une structure rigide et dogmatique lorsqu'elle nie la singularité).
Et donc, même s'il faut rendre possible la réalisation de l'humain comme un soi propre, n'y a t'il pas d'autre perspective que de voir une humanité fractionnée en des ego atomisés que cette perspective induit?
Parce qu'au final, vouloir dépasser toutes les limites à la vérité du monde individuel, n'est-ce pas anéantir le monde collectif?
Pardon pour le pavé, mais comprends moi, il est trop rare de tomber sur quelqu'un qui aborde ce genre de sujet
:nmu4ever:
et je veux des réponses !
