Divine haine
A toi qui me parles de haine,
Sache que c'est bien pire que ça !
Implacable est ce qui me mène,
Me donne ce courage-là !
A toi qui me parles du mal,
Sais-tu ce que mes bourreaux font ?
Bien plus humain est l'animal,
Bien moins cruel qu'ils ne le sont !
A toi qui dis vouloir comprendre,
Qu'attends-tu ? je n'ai rien caché,
Mon calvaire va te surprendre,
Ose donc un peu l'affronter !
Mais tu ne retiens que ma haine
Qui, dis-tu, est le diable en moi,
Ne te fatigue pas, vermine !
J'irai jusqu'au bout, diable ou pas...
Car il n'est pire que la mienne,
C'est un condensé dur et froid
Qui me transforme en bombe humaine,
En vraie kamikaze au combat !
Tu peux remballer ta morale,
Et tous tes sermons mal compris,
Les tiens et toi auront du mal
A dire mieux que moi qui je suis :
Non seulement j'aime ma haine,
Mais sache qu'en plus je maudis !
Mes bourreaux sans que ça me gêne
Devant Dieu qui m'entend aussi…
Ma haine et moi, on est amies,
Quoi qu'on en dise, elle vient du cœur,
Dans le pur enfer que je vis,
Elle me soutient aux pires heures ;
Écoute bien ce que j'en dis -
Qu'au diable tu répéteras -
Si aujourd'hui je suis en vie,
C'est à ma haine que je le dois !
Elle est mon instinct de survie,
Je me réchauffe à sa chaleur,
Y puise ce courage qui
Me relève et me fait honneur ;
Mon œil gauche a vu le bon Dieu,
Mais mon œil droit, lui, voit le Diable !
Pas question de baisser les yeux,
Ma haine est ma cotte de mailles !
Ne la compare pas, vermine !
Tu confonds le mal et le bien,
Ce n'est pas la haine le crime,
Mais ce qu'on en fait, d'où elle vient...
La mienne est juste, elle est divine !
Dieu l'a taillée juste pour moi,
Pour que tout au fond de l'abîme,
Je remonte et parte au combat !
Tu vois, on est loin de la tienne,
Comme ton cœur est loin du mien,
Nos haines en rien ne sont les mêmes !
Et Dieu reconnaîtra les siens.
C'est par les mots que je péris
C'est par les mots que je me sauve,
Dans mes larmes et mon sang j'écris
Ce que personne d'autre n'ose ;
Il faut connaître la torture
Vivre son horreur chaque jour
Et endurer ce que j'endure
Pour bien dire la haine et l'amour.
A toi qui me parles de haine,
Sache que c'est bien pire que ça !
Implacable est ce qui me mène,
Me donne ce courage-là !
A toi qui me parles du mal,
Sais-tu ce que mes bourreaux font ?
Bien plus humain est l'animal,
Bien moins cruel qu'ils ne le sont !
A toi qui dis vouloir comprendre,
Qu'attends-tu ? je n'ai rien caché,
Mon calvaire va te surprendre,
Ose donc un peu l'affronter !
Mais tu ne retiens que ma haine
Qui, dis-tu, est le diable en moi,
Ne te fatigue pas, vermine !
J'irai jusqu'au bout, diable ou pas...
Car il n'est pire que la mienne,
C'est un condensé dur et froid
Qui me transforme en bombe humaine,
En vraie kamikaze au combat !
Tu peux remballer ta morale,
Et tous tes sermons mal compris,
Les tiens et toi auront du mal
A dire mieux que moi qui je suis :
Non seulement j'aime ma haine,
Mais sache qu'en plus je maudis !
Mes bourreaux sans que ça me gêne
Devant Dieu qui m'entend aussi…
Ma haine et moi, on est amies,
Quoi qu'on en dise, elle vient du cœur,
Dans le pur enfer que je vis,
Elle me soutient aux pires heures ;
Écoute bien ce que j'en dis -
Qu'au diable tu répéteras -
Si aujourd'hui je suis en vie,
C'est à ma haine que je le dois !
Elle est mon instinct de survie,
Je me réchauffe à sa chaleur,
Y puise ce courage qui
Me relève et me fait honneur ;
Mon œil gauche a vu le bon Dieu,
Mais mon œil droit, lui, voit le Diable !
Pas question de baisser les yeux,
Ma haine est ma cotte de mailles !
Ne la compare pas, vermine !
Tu confonds le mal et le bien,
Ce n'est pas la haine le crime,
Mais ce qu'on en fait, d'où elle vient...
La mienne est juste, elle est divine !
Dieu l'a taillée juste pour moi,
Pour que tout au fond de l'abîme,
Je remonte et parte au combat !
Tu vois, on est loin de la tienne,
Comme ton cœur est loin du mien,
Nos haines en rien ne sont les mêmes !
Et Dieu reconnaîtra les siens.
C'est par les mots que je péris
C'est par les mots que je me sauve,
Dans mes larmes et mon sang j'écris
Ce que personne d'autre n'ose ;
Il faut connaître la torture
Vivre son horreur chaque jour
Et endurer ce que j'endure
Pour bien dire la haine et l'amour.