Citation de BlueCerise
Je pense que les derniers de cette " race " sont en quelque sorte les Basques et les O- mais je délire peut-être totalement...
Si l'on analyse l'ensemble du génome (l'ADN autosomal, hérité de tous nos ancêtres), l'héritage des chasseurs-cueilleurs européens de l'Âge de glace (les populations associées au Gravettien, au Solutréen et au Magdalénien) est bien vivant
Le profil génétique : Les Solutréens appartenaient à ce que les généticiens appellent la composante WHG (Western Hunter-Gatherer / Chasseurs-Cueilleurs de l'Ouest).
Chez les Basques : Les Basques modernes possèdent environ 17 % à 20 % d'ADN issu directement de ces chasseurs-cueilleurs paléolithiques (le reste provenant des agriculteurs néolithiques d'Anatolie et des pasteurs des steppes de l'Âge du bronze).
Chez les autres Européens : Ce "vestige" solutréen/magdalénien n'est pas exclusif aux Basques. On le retrouve partout en Europe occidentale (France, Espagne, îles Britanniques, Allemagne) à des taux similaires ou légèrement inférieurs, et il culmine parfois à plus de 40 % chez certaines populations d'Europe du Nord et de la Baltique
Sur la lignée paternelle (Y-ADN) : Le grand remplacement de l'Âge du bronze
C'est ici que se trouve le paradoxe. Si l'on cherche spécifiquement les haplogroupes paternels des Solutréens (comme le C1a2 et certaines branches très anciennes d'I2), ils ont presque entièrement disparu chez les Basques.
Plus de 80 % à 90 % des hommes basques appartiennent aujourd'hui à l'haplogroupe R1b (plus précisément la sous-clade R1b-DF27). Or, R1b n'était pas présent en Europe de l'Ouest pendant le Solutréen ; il y a été apporté bien plus tard, à l'Âge du bronze (vers 2500 avant notre ère), par les migrations de la culture des Campaniformes liées aux peuples des steppes (Yamnaya).
Que sont devenus les haplogroupes solutréens ? À l'Âge du bronze, une transition brutale s'est produite en Europe et en Ibérie : les lignées masculines locales ont été quasi intégralement remplacées par la lignée R1b. Les femmes locales (qui portaient l'ADN paléolithique et néolithique) ont survécu et transmis leur génome global, mais les lignées de pères en fils (Y-ADN) des anciens chasseurs-cueilleurs ont été étouffées.
Où se cachent alors les "vrais" vestiges des haplogroupes solutréens ?
Bien qu'extrêmement minoritaires, les haplogroupes paternels de l'époque de l'Âge de glace n'ont pas totalement disparu :
L'haplogroupe I2 : C'est le principal survivant de l'Europe paléolithique. S'il ne représente qu'environ 5 % des hommes basques aujourd'hui, il a trouvé de formidables refuges ailleurs en Europe. Il culmine ainsi à des taux spectaculaires (jusqu'à 30-50 %) dans les Balkans (Sardaigne, Bosnie, Croatie), bien que ces branches aient muté et divergé depuis le Solutréen.
L'haplogroupe C1a2 : Comme nous l'avons vu, il est devenu une rareté absolue (moins de 0,1 % de la population). On n'en trouve pratiquement pas chez les Basques, mais ses rares porteurs survivants sont disséminés de manière aléatoire à travers l'Europe (en Allemagne, en Angleterre, en Espagne ou en Italie) ou en Afrique du Nord.