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Avatar de AntiFragile88 AntiFragile88
Citation de MetisFR
Pour commencer, sache que même « la pire des raclures se considère comme le meilleur des Hommes » l’extrême majorité de son temps, parce que le cerveau possède quelques dizaines de mécanismes cérébraux de défense et de manipulation sociale inconscients empêchant un individu d’avoir une mauvaise opinion de lui-même en société, conservant toujours une image de lui-même « suffisamment positive » à travers tout un arsenal d'acrobaties cognitives.
L’altruisme que l’on perçois chez soi ou chez autrui c’est une notion profondément arbitraire que l’on peut définir pour et selon sa convenance et tous les immondes connards dégénérés que tu peux croiser au quotidien se considèrent absolument TOUS comme étant de bonnes personnes dans leur quotidien et dans leur vie en général, s’autorisant peut-être, parfois, « quelques petits écarts nécessaires ou justifiés », de temps à autres, mais rien de bien méchant et qui pourrait les faire passer sous la barre du « suffisamment bien » peu importe à quel point leurs actes sont odieux.
J’ai sans doute globalement un meilleur comportement et une meilleure façon d’être perçue à l’égard des autres ou qui dénote ici mais pour connaître réellement des individus qui représentent un standard objectif de ce qu’est naturellement l’altruisme, sans convenance, ce sont à mes yeux des extra-terrestres envers qui je ressens autant d’affection et d’admiration que de malaise car je ne suis et ne me considère pas altruiste pour un sous.
C’est dire le niveau abyssale de ceux qui se comportent plus irresponsablement que moi.
Je souhaite sincèrement le bien de tous parce que c’est un moyen de produire un meilleur environnement, c’est pourquoi je conseille pertinemment lorsque je prends la peine de m’exprimer mais tu remarqueras que je ne suis pas particulièrement encourageant, car au fond je me fiche éperdument du résultat et j’estime que chacun obtient finalement ce qu’il mérite selon les efforts qu’il fournit ou encore la somme de ses actions jusqu’à présent (causalité/karma), c’est donc par utilitarisme et non syndrome du sauveur mais en dehors de ces deux points j'approuve ton analyse.
Bien que je sois extrêmement égocentrique et paraisse hautement individualiste, je suis en fait également guidé par un fort sens du devoir social correspondant à ma vision d’une société (fondamentalement) idéale.
Mais j’estime que 99% des gens existant actuellement sont parfaitement incapable de la construire, de la constituer et n’y ont pas leur place, ainsi je la conçois uniquement dans un futur lointain dont je m’évertue à n’être finalement qu’un acteur mineur.
La valeur fondamentale que j’incarne est incontestablement la perfection (le perfectionnisme, le perfectionnement et toutes les valeurs sous-jacentes de manière exacerbée, je suis un fanatique absolu de l’évolution et du surpassement de soi) mais je me suis déjà bien trop de fois étalé sur le sujet.
J’ai beau être un « modèle de réussite exceptionnelle » (en ne partant de rien voir moins que rien donc censé être accessible et reproductible) et avoir une certaine compréhension et maîtrise sur tous les principaux plans de la vie, je ne pense pas avoir jamais convaincu qui que ce soit de changer dans son intérêt et ce quand bien même il s’agirait de critères indispensables (ex relatif au topic: la maturité relationnelle nécessaire à une relation stable car être un adulescent ou un fils-à-maman ça ne pardonne plus aujourd’hui) car j’estime que c’est difficilement possible et peu probable en terme mécanique cérébrale. Comme tu dis, les gens se complaisent dans leurs situations.
J’espère avoir répondu à tes questions.

Je te remercie d'avoir pris le temps de me dire tout cela.

Cependant, je pense que nous sommes faits du même bois. J'aperçois chez toi ce paradoxe entre l'espoir et le désespoir, la lumière et les ténèbres, la générosité et l'égoïsme. Mais cela ne me pose aucun problème ... en tout cas, pas un problème de compréhension. Comme Bluecerise, certains pourraient te prendre pour un hypocrite, alors que je perçois plutôt une dualité intérieure.

Il est fort possible que tu sois INFJ dans ta manière d'être. Tu es clairement introverti, avec une façon de t'exprimer assez poétique et artistique, et j'estime qu'il y a moins de chances que tu sois INFP. Je te placerais donc entre ces deux types , non ?

Tu as compris qu'effectivement, très peu de personnes acceptent réellement de se remettre en question. L'autocritique est presque absente chez une grande partie de l'espèce humaine, et c'est notamment pour cette raison que naissent tant de conflits, de jugements et de comportements toxiques. Les gens sont extrêmement sensibles à la critique.

Pourtant, une critique n'est pas nécessairement destinée à juger ou à rabaisser. Elle peut aussi servir à aider quelqu'un à retirer les épines qu'il porte en lui. Mais lorsqu'on retire une épine, cela fait mal. Et beaucoup de personnes ne supportent tout simplement pas cette douleur.

Hélas, je suis certain que tu observes probablement la même chose dans la vie réelle : un surplus d'émotions finit par exploser avec des phrases comme « je m'en fous des autres » ou « je ne peux rien faire ». Pourtant, tu t'arrêtes parfois précisément au moment où les choses commencent à t'agacer : lorsqu'un problème possède une solution relativement simple, tu la vois immédiatement, tandis que les autres l'amplifient, cherchent des excuses et s'enferment davantage dans leur propre problème.

Et oui, nous sommes obligés de vivre avec ce genre de comportements dans notre société. Mais je vais peut-être t'apprendre quelque chose qui t'évitera une partie de cette frustration : les gens ne cherchent pas toujours une solution à leurs problèmes. Souvent, ils veulent simplement partager le chaos qu'ils vivent, parce que ce chaos fait désormais partie de leur quotidien.

Le monde appartient de plus en plus à ce qui nous éloigne du spirituel. La majorité finit par se comporter comme si le monde matériel était devenu son nouveau dieu.

Vivre sainement, selon une conception spirituelle, peut alors être perçu comme une forme de soumission à Dieu. Mais beaucoup se sont émancipés de toute forme de transcendance, refusant ce qu'ils considèrent comme la « geôle de la lumière », pour embrasser ce qu'ils pensent être la liberté , quitte à découvrir que cette liberté peut parfois ressembler davantage à un enfer qu'à une délivrance.