Citation de AntiFragile88
Je t'observe et je dois dire que, depuis mon arrivée ici, tu es le seul qui me donne l'impression de me rapprocher de quelqu'un de réellement lucide, conscient des problèmes et profondément altruiste.
Même si, en apparence, tu peux sembler froid ou parfois con, je perçois chez toi une profonde sagesse. Elle montre à quel point tu maîtrises tes sujets, mais aussi ton propre corps. Je suis persuadé que tu es une personne qui a beaucoup travaillé sur elle-même et qui a atteint une certaine forme d'évolution intérieure.
Hélas, la plupart des gens ne recherchent pas réellement les conseils. Ils préfèrent rester dans leurs habitudes, même lorsqu'elles leur sont néfastes. Mais je ne t'apprends probablement rien à ce sujet.
J'ai néanmoins une véritable question, et j'aimerais que tu me répondes sincèrement :
As-tu déjà réussi à convaincre une personne d'ouvrir les yeux et de s'orienter vers une voie dans laquelle tu pensais qu'elle avait réellement du potentiel ?
N'y a-t-il pas, chez toi, une forme de « syndrome du sauveur » ? Celui de vouloir constamment guider les autres vers quelque chose de meilleur, quitte à être ensuite perçu comme manipulateur, pervers narcissique ou opportuniste ?
Désolé, cela fait finalement plusieurs questions, mais je suis réellement curieux de savoir ce que tu peux me répondre.
Pour commencer, sache que même « la pire des raclures se considère comme le meilleur des Hommes » l’extrême majorité de son temps, parce que le cerveau possède quelques dizaines de mécanismes cérébraux de défense et de manipulation sociale inconscients empêchant un individu d’avoir une mauvaise opinion de lui-même en société, conservant toujours une image de lui-même « suffisamment positive » à travers tout un arsenal d'acrobaties cognitives.
L’altruisme que l’on perçois chez soi ou chez autrui c’est une notion profondément arbitraire que l’on peut définir pour et selon sa convenance et tous les immondes connards dégénérés que tu peux croiser au quotidien se considèrent absolument TOUS comme étant de bonnes personnes dans leur quotidien et dans leur vie en général, s’autorisant peut-être, parfois, « quelques petits écarts nécessaires ou justifiés », de temps à autres, mais rien de bien méchant et qui pourrait les faire passer sous la barre du « suffisamment bien » peu importe à quel point leurs actes sont odieux.
J’ai sans doute globalement un meilleur comportement et une meilleure façon d’être perçue à l’égard des autres ou qui dénote ici mais pour connaître réellement des individus qui représentent un standard objectif de ce qu’est naturellement l’altruisme, sans convenance, ce sont à mes yeux des extra-terrestres envers qui je ressens autant d’affection et d’admiration que de malaise car je ne suis et ne me considère pas altruiste pour un sous.
C’est dire le niveau abyssale de ceux qui se comportent plus irresponsablement que moi.
Je souhaite sincèrement le bien de tous parce que c’est un moyen de produire un meilleur environnement, c’est pourquoi je conseille pertinemment lorsque je prends la peine de m’exprimer mais tu remarqueras que je ne suis pas particulièrement encourageant, car au fond je me fiche éperdument du résultat et j’estime que chacun obtient finalement ce qu’il mérite selon les efforts qu’il fournit ou encore la somme de ses actions jusqu’à présent (causalité/karma), c’est donc par utilitarisme et non syndrome du sauveur mais en dehors de ces deux points j'approuve ton analyse.
Bien que je sois extrêmement égocentrique et paraisse hautement individualiste, je suis en fait également guidé par un fort sens du devoir social correspondant à ma vision d’une société (fondamentalement) idéale.
Mais j’estime que 99% des gens existant actuellement sont parfaitement incapable de la construire, de la constituer et n’y ont pas leur place, ainsi je la conçois uniquement dans un futur lointain dont je m’évertue à n’être finalement qu’un acteur mineur.
La valeur fondamentale que j’incarne est incontestablement la perfection (le perfectionnisme, le perfectionnement et toutes les valeurs sous-jacentes de manière exacerbée, je suis un fanatique absolu de l’évolution et du surpassement de soi) mais je me suis déjà bien trop de fois étalé sur le sujet.
J’ai beau être un « modèle de réussite exceptionnelle » (en ne partant de rien voir moins que rien donc censé être accessible et reproductible) et avoir une certaine compréhension et maîtrise sur tous les principaux plans de la vie, je ne pense pas avoir jamais convaincu qui que ce soit de changer dans son intérêt et ce quand bien même il s’agirait de critères indispensables (ex relatif au topic: la maturité relationnelle nécessaire à une relation stable car être un adulescent ou un fils-à-maman ça ne pardonne plus aujourd’hui) car j’estime que c’est difficilement possible et peu probable en terme mécanique cérébrale. Comme tu dis, les gens se complaisent dans leurs situations.
J’espère avoir répondu à tes questions.