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L'Univers 25 est l'une des expériences les plus célèbres, fascinantes et terrifiantes de la sociologie animale. Menée par l'éthologue américain John B. Calhoun à partir de 1968, elle visait à observer ce qui se passe lorsqu'une population évolue dans un environnement parfaitement contrôlé, sans aucune des contraintes habituelles liées à la survie.
Voici les détails de cette expérience vertigineuse.
1. La création de "l'Utopie"
Calhoun a construit un immense enclos carré de 2,7 mètres de côté, conçu pour être le paradis absolu pour des souris :
• Abondance infinie : De la nourriture et de l'eau étaient fournies en permanence. Les distributeurs étaient conçus pour que les souris n'aient jamais à faire la queue ou à se battre pour y accéder.
• Habitat parfait : L'enclos contenait 256 nichoirs pouvant accueillir chacun 15 souris, soit une capacité totale théorique de 3 840 individus. La température était maintenue à un parfait 20°C.
• Aucun danger : Les prédateurs étaient absents, et l'environnement était purifié pour éviter toute maladie.
L'expérience a commencé avec l'introduction de quatre couples de souris en parfaite santé.
2. Les 4 phases de l'effondrement
L'expérience s'est déroulée sur plusieurs années et Calhoun a divisé l'évolution de cette société en quatre phases distinctes.
Phase A : L'installation (Jours 1 à 104)
Les souris s'adaptent à leur nouvel environnement, marquent leurs territoires et commencent à s'accoupler. Tout se passe à merveille.
Phase B : L'âge d'or et l'explosion démographique (Jours 105 à 314)
C'est le baby-boom. Les conditions étant idéales, la population double tous les 55 jours. La société des souris est active, florissante et socialement structurée. Cependant, à la fin de cette phase, la population atteint environ 620 individus. C'est là que les premiers problèmes d'espace social (et non physique) apparaissent.
Phase C : La stagnation et le "Cloaque comportemental" (Jours 315 à 559)
La croissance démographique ralentit brusquement. Bien qu'il reste de nombreux nichoirs vides, les souris commencent à s'entasser dans certains secteurs par habitude grégaire, laissant d'autres zones totalement désertes. La société s'effondre de l'intérieur, un phénomène que Calhoun a nommé le "cloaque comportemental" (Behavioral Sink) :
• Les mâles dominants s'épuisent : Avec trop de jeunes mâles survivants (puisqu'aucun ne meurt de maladie ou de prédateur), il y a trop de prétendants au pouvoir. Les mâles alpha, épuisés de devoir constamment défendre leur territoire, finissent par abandonner leur rôle de protecteurs.
• Les femelles deviennent agressives : Leurs nids n'étant plus protégés par les mâles, les femelles allaitantes doivent se défendre elles-mêmes. Elles deviennent hyper-agressives, y compris envers leurs propres petits qu'elles finissent par mordre, rejeter ou abandonner avant le sevrage.
• Les parias : Les jeunes mâles qui ne trouvent pas de place dans la hiérarchie sociale (il n'y a plus de "rôles" disponibles) se regroupent au centre de l'enclos. Ils deviennent apathiques, refusent de se reproduire ou de se battre pour un territoire, mais explosent parfois dans des accès de violence inexpliqués, se mutilant entre eux.
• Hypersexualité et comportements anormaux : Certains mâles commencent à s'accoupler de manière compulsive avec n'importe quelle autre souris, indépendamment du sexe ou de l'âge.
Phase D : La phase de la mort et l'extinction (À partir du jour 560)
La population atteint son pic absolu à 2 200 individus (bien en dessous de la capacité maximale de 3 840). Ensuite, les naissances chutent à zéro.
C'est ici qu'apparaît la classe de souris la plus célèbre de l'expérience : Les "Beaux" (The Beautiful Ones).
• Ces souris (mâles et femelles) s'isolent complètement du reste de la colonie, dans les étages supérieurs.
• Elles refusent de s'accoupler, de se battre ou de socialiser.
• Leurs seules activités se résument à manger, boire, dormir et se toiletter obsessionnellement. Leurs pelages sont parfaits, sans aucune cicatrice de combat (d'où leur nom).
• Psychologiquement parlant, ces souris sont "mortes" à l'intérieur. Calhoun appelait cela la "première mort" (la mort de l'esprit et de la socialisation), rendant la "seconde mort" (la mort physique) inévitable.
L'expérience s'est terminée car la population a fini par s'éteindre de vieillesse sans qu'aucun nouveau petit ne survive. La société n'a jamais pu se reconstruire, même quand la population est retombée à un niveau faible.


Bon ce petit pavé gemini a mieux présenté le sujet que je ne l’aurais fait donc j’ai c/c, mais les parallèles avec notre société sont glaçant. Le baby boom le fait que la lutte devienne trop compliqué, les femmes qui ne sont plus protégés qui deviennent hyper-agressive, la dernière generation qui ne fait plus que manger et qui péte un cable et/ou s’auto-mutile dans un coup de colère, la dernière generation qui fait penser au dernier homme de Nietzsche. Les looksmaxeur au pelage parfait sans cicatrice sans prédateur, beau de l’extérieur et vie de l’intérieur

c’est surement la situation qu’on aura avec le revenu universel, ce que n’admet pas cette etudes c’est que certains individus vont se barrer et faire une société à part, mais dans les grandes villes on aura un truc pas si loin c’est evident