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Propos sur la montée de l'islam en France et condamnation pour provocation à la haine et à la discrimination raciale
Dans Le Figaro du 26 avril 1996, à l'occasion de la célébration de la fête de l'Aïd al-Adha, elle rappelle qu'elle dénonce depuis seize ans les conditions d'abattage des moutons par les musulmans lors de cette fête, et fait part de sa crainte de la montée de l'islam en France de la façon suivante[319] : « Voilà que mon pays, la France, ma patrie, ma terre, est de nouveau envahie, avec la bénédiction de nos gouvernements successifs, par une surpopulation étrangère, notamment musulmane, à laquelle nous faisons allégeance. De ce débordement islamique, nous devons subir à nos corps défendant, toutes les traditions. D'année en année, nous voyons fleurir les mosquées un peu partout en France alors que nos clochers d'églises se taisent faute de curés. […] Serai-je obligée de fuir mon pays devenu terre sanglante pour m'expatrier ? ».
Poursuivie pour incitation à la haine raciale par des associations antiracistes (MRAP, LICRA, LDH), elle est condamnée en 1997 à payer une amende. Interrogée lors de son procès, Brigitte Bardot réitère son opposition aux pratiques utilisées lors de l'Aïd al-Adha, rappelant qu'« il existe une loi en France imposant l'étourdissement des animaux avant leur mise à mort »[319]. Sa condamnation à 10 000 francs d'amende devient exécutoire après le rejet de son pourvoi en cassation le 5 octobre 1999[320].
Lors de l'Aïd al-Adha de 1997, elle fait un parallèle entre l'égorgement rituel des moutons et les égorgements d'humains perpétrés en Algérie, ce qui lui vaut d'être condamnée à une amende de 20 000 francs[321]. La peine est confirmée en appel en octobre 1998 et le pourvoi en cassation rejeté en 2000[322].
En 2000, elle est condamnée à 30 000 francs d'amende pour avoir écrit, dans le deuxième tome de ses Mémoires, Le Carré de Pluton (1999), une « Lettre ouverte à ma France perdue », dans laquelle elle critique le nombre d'immigrés musulmans en France, leurs pratiques d'égorgement des moutons et le nombre croissant de mosquées, alors que dans le même temps « les clochers d'églises se taisent, faute de curés »[323].
En 2003, elle dénonce « toutes ces ligues et associations qui traînent en justice tout ce qui n'est pas politiquement correct » et qui lui font penser à « l'Inquisition du xxie siècle »[324],[source insuffisante].
Dans l'émission Le Droit de savoir, en mars 2004, elle s'explique : « Ce que je réprouve profondément, c'est que soi-disant pour une religion, pour un culte, pour un rituel, on en arrive à faire souffrir des animaux dans de telles conditions. C'est ce qui est à la base de tous les procès de racismes que l'on me fait à cause du fait que je m'attaque à une religion »[307]. En juin 2004, pour ses propos sur l'islam, elle est condamnée à 5 000 euros d'amende[325]. Elle dénonce alors « une victoire des musulmans »[325].
Le 3 juin 2008, le tribunal correctionnel de Paris la condamne à 15 000 euros d'amende en raison de propos tenus, dans une lettre publique adressée à Nicolas Sarkozy en 2006, sur l'égorgement rituel des moutons sans étourdissement préalable lors de la fête de l'Aïd al-Adha par les musulmans[326],[327],[328]. Elle y déclare notamment qu'« il y en a marre d'être menés par le bout du nez par toute cette population qui nous détruit, détruit notre pays en imposant ses actes[329]. » Elle se dit écœurée par « le harcèlement des associations » et promet de se taire uniquement « lorsque les étourdissements seront pratiqués »[326].

Points de vue exprimés dans Un cri dans le silence
En 2003, dans son livre Un cri dans le silence, elle exprime son point de vue sur les musulmans, les femmes, les personnes transgenres, les homosexuels, en prenant à partie la téléréalité, la restauration rapide, les personnalités politiques, sans omettre de revenir sur son passé d'actrice, glorifiant son époque et fustigeant sévèrement les productions modernes[330]. Le président du MRAP, Mouloud Aounit, considère que cet ouvrage « est un véritable appel au racisme, à la discrimination et à la violence »[331].
Dans son ouvrage, elle se montre très critique envers l'émergence de l'islam en France : « Je suis contre l'islamisation de la France. Cette allégeance obligatoire et cette soumission forcée me dégoûtent. Me voici peut-être, encore, fragilisée par l'ombre d'un procès, mais il n'est pas né celui qui m'empêchera de m'exprimer. Nos aïeux, les anciens, nos grands-pères, nos pères ont donné leurs vies depuis des siècles pour chasser de France tous les envahisseurs successifs. Pour faire de notre pays une patrie libre qui n'ait pas à subir le joug d'aucun étranger. Or, depuis une vingtaine d'années, nous nous soumettons à une infiltration souterraine et dangereuse, non contrôlée, qui, non seulement ne se plie pas à nos lois et coutumes, mais encore, au fil des ans, tente de nous imposer les siennes »[332].
À propos du métissage, elle fait un parallèle avec le monde animal : « Alors que chez les animaux, la race atteint des sommets de vigilance extrême, les bâtards étant considérés comme des résidus, bons à laisser pourrir dans les fourrières, ou à crever sans compassion d'aucune sorte, nous voilà réduits à tirer une fierté politiquement correcte à nous mélanger, à brasser nos gènes, à faire allégeance de nos souches afin de laisser croiser à jamais nos descendances par des prédominances laïques ou religieuses fanatiquement issues de nos antagonismes les plus viscéraux. C'est extrêmement dommage »[333].
Sur les clandestins, elle écrit : « On n'a plus le droit d'être scandalisés quand des clandestins, ou des gueux, profanent et prennent d'assaut nos églises pour les transformer en porcheries humaines, chiant derrière l'autel, pissant contre les colonnes, étalant leur odeur nauséabonde sous les voûtes sacrées du chœur, […]. Les priorités sont accordées aux immigrés, pour lesquels les gouvernements débloquent des sommes considérables ; les Français, qui sont en grande détresse, ne perçoivent plus que les reliefs, que les restes »[334].
En ce qui concerne l'homosexualité, elle déclare : « Certains homosexuels ont toujours eu un goût et un talent plus subtil, une classe, une envergure, une intelligence, un esprit, un esthétisme qui les différenciaient du commun des mortels jusqu’à ce que tout ça dégénère en lopettes de bas étage, travelos de tous poils, phénomènes de foire, tristement stimulés dans cette décadence par la levée d'interdits qui endiguaient les débordements extrêmes »[335]. Elle se défend d'être homophobe et, elle fait parvenir une lettre au magazine gay Tribu Move, où elle explique : « Les homosexuels sont des gens comme les autres avec leurs qualités et leurs défauts et parmi lesquels je trouve mes meilleurs amis. Je trouve dommage pour tous les homos que certains d'entre eux se marginalisent, revendiquant des droits, en ridiculisant et en parodiant lors des Gay pride une préférence sexuelle que personne ne conteste. Personnellement, je trouve le pacs inutile, mais encore une fois je m'en tamponne. Enfin, je n'ai jamais fait l'amalgame avec la pédophilie, que je condamne sévèrement. Homosexuels, mes amis de toujours, restez tels que vous êtes et continuez de m'accepter telle que je suis, avec mon pire et avec mon meilleur »[336],[337].
Elle écrit à propos des femmes : « Et toutes ces femmes ministres du gouvernement, est-ce vraiment leur place ? […] Les femmes, si elles savent se servir de leurs atouts, auront toujours le pouvoir de faire plier les hommes à leurs moindres désirs. Point besoin de prendre les places qui ne sont pas les leurs pour arriver à leurs fins ». À propos de la prostitution, elle affirme : « Qu'attend-on pour rouvrir les maisons, closes par cette imbécile hypocrite de Marthe Richard ? Toutes les muqueuses offertes bénéficieraient d'une surveillance médicale et sanitaire indispensable à notre époque où toutes les maladies vénériennes nous arrivent portées par ceux et celles qui font commerce de leurs différents trous en contaminant ceux qui les bouchent »[338].

Propos sur les Réunionnais
En 2017, en réaction à une fausse information selon laquelle le maire du Tampon, André Thien Ah Koon, aurait envisagé de faire abattre les chiens errants sur le territoire intercommunal, des militants de la Fondation Brigitte Bardot collent des affiches représentant le maire de la ville en cuisinier faisant cuire des chiens dans un wok[339].
En mars 2019, Brigitte Bardot adresse une lettre ouverte au préfet de La Réunion pour l'informer qu'elle est submergée de courriers dénonçant des formes de barbarie exercés sur les animaux dans l'île. Elle y dénonce l’errance animale, la maltraitance, l’absence de soins, mais aussi le poids de certaines pratiques cultuelles qu’elle estime, à tort ou à raison, provoquer de la cruauté envers les animaux. Elle évoque dans son courrier des réminiscences de cannibalisme et qualifie La Réunion d'« île du Diable », une formule qui rappelle le tristement célèbre bagne de la Guyane française[339]. Elle traite les Réunionnais de « population de dégénérés » avec des « gènes de sauvages »[340].
Informée de ces propos, la ministre des Outre-mer Annick Girardin lui répond par une lettre ouverte[341] qu'ils appellent une réponse judiciaire et dépose plainte pour injures publiques au nom de l'État. De nombreuses autres plaintes sont déposées notamment par le député Jean-Hugues Ratenon. Le 24 mars, la militante de la cause animale envoie un message d’excuse auprès de la population locale où elle écrit : « Mon seul tort est d'avoir fustigé l'ensemble de la population en blessant ceux qui ne blessent pas les animaux. Je leur demande de me pardonner »[342]. Mais la justice suit son cours et l'ancienne actrice est condamnée en novembre 2021 à 20 000 euros d'amende pour injures publiques et son attaché de presse, qui avait diffusé cette lettre auprès de nombreux médias, à 4 000 euros d'amende pour complicité d'injures publiques. Faisant appel de cette décision, Brigitte Bardot voit son amende ramenée 10 000 euros en seconde instance dans une décision rendue en décembre 2022[343].

Propos contre les chasseurs et condamnation pour injure publique
En novembre 2018, le président de la Fédération nationale des Chasseurs, Willy Schraen, déclare dans une émission de Jean-Marc Morandini qu’il trouve « normal de tuer des animaux ». En octobre 2019, Brigitte Bardot lui répond dans un éditorial sur le site Internet de sa fondation et s'exprime en ces termes « Je hais et méprise les chasseurs, ces sous-hommes d’une abjecte lâcheté aux trognes d’ivrognes », les qualifie de « terroristes du monde animal » qui portent en eux « les gènes d’une barbarie cruelle héritée de nos ancêtres primitifs ». Elle décrit Willy Schraen comme un « exemple flagrant de cette honteuse perversité » et comme un « prédateur au gros visage plein de suffisance »[344]. Celui-ci porte plainte pour injure publique en janvier 2020. Le procès se tient le 27 mai 2021 et Brigitte Bardot est reconnue coupable et condamnée à 5 000 euros d’amende, 1 000 euros de dommages et intérêts, et 1 000 euros à verser à Willy Schraen au titre des frais de justice. Elle déclare alors : « Je préfère aller en prison que de donner un sou aux chasseurs ! » et fait appel. L'affaire est rejugée en décembre 2021 et la peine confirmée en appel en avril 2022[344].

Propos contre le mouvement MeToo
Brigitte Bardot prend position à plusieurs reprises contre le féminisme et le mouvement MeToo[345],[346],[347].
En janvier 2018, elle est interrogée par Paris Match sur les actrices dénonçant le harcèlement sexuel dans l'affaire Harvey Weinstein et donne la réponse suivante : « Concernant les actrices, et pas les femmes en général, c’est, dans la grande majorité des cas, hypocrite, ridicule, sans intérêt. Cela prend la place de thèmes importants qui pourraient être discutés. Moi, je n’ai jamais été victime d’un harcèlement sexuel. Et je trouvais charmant qu’on me dise que j’étais belle ou que j’avais un joli petit cul. Ce genre de compliment est agréable. Or il y a beaucoup d’actrices qui font les allumeuses avec les producteurs afin de décrocher un rôle. Ensuite, pour qu’on parle d’elles, elles viennent raconter qu’elles ont été harcelées… En réalité, plutôt que de leur profiter, cela leur nuit. »[348].
Dans une interview en novembre 2018 publiée par Le Parisien en décembre, elle réitère ses propos mais les nuance en excluant les excès et la violence. À la question : « Vous écrivez avoir connu une époque où "La femme était la propriété de son mari" et vous avez contribué à libérer les femmes non ? » elle répond : « Oui, mais on n'a plus le droit de leur dire qu'elles sont belles, de leur mettre la main sur les fesses, on est tout de suite envoyé au tribunal comme harceleur. Je trouvais adorable quand on me disait que j'avais un joli cul. J'allais pas porter plainte pour ça. Les mecs, ils ne vont plus avoir envie de faire la cour aux filles. Evidemment, je ne parle pas des excès, de la violence. »[349]. Elle déclare par ailleurs « s'en ficher » de la manifestation #NousToutes de novembre contre les violences sexuelles et sexistes faites aux femmes[350].
Le 27 février 2020, Brigitte Bardot partage un message sur son compte Twitter[351] pour prendre la défense du cinéaste Roman Polanski, poursuivi par la justice américaine pour relations illégales en 1977 avec une mineure et visé depuis novembre 2019 par une nouvelle accusation de viol, la douzième : « Heureusement que Polanski existe et sauve le cinéma de sa médiocrité. Je le juge sur son talent et non sur sa vie privée. Je regrette de n’avoir jamais tourné avec lui. Vive Roman. ». Le message de Brigitte Bardot intervient la veille du jour où le réalisateur décide de ne pas se rendre à la cérémonie des César organisée le 28 février à Paris[352].
En septembre 2024, dans une interview à Ciné-Télé-Revue, elle est interrogée sur le mouvement #MeToo et déclare : « Ne me parlez pas de #MeToo, de ces procès grotesques pour une main aux fesses dont on se souvient trente ans après. Quelle décadence ! (...) J'aime qu'un homme soit viril et qu'une femme soit féminine. Le féminisme m'agace. La pudibonderie aussi. »[353].


Y avait-il seulement une seule chose fausse dans ce qu’elle a dit ? https://i.imgur.com/FUzPuZFs.png