Pour comprendre un peu Ian Brady.
Je capte en lisant qu'est ce qui a pu le mener à sa haine de la religion qui est en fait une haine de Dieu.
Il a eu ce sentiment d'être abandonné par Dieu et a développé tout un paradigme athée de relativisme moral absolu pour donner une raison d'exister sans Dieu.
Ce qui l'aura pas empêché de finir sa vie dans un remord silencieux des actes que sa philosophie lui aura fait commettre et une vie limite ascétique, à passer ses derniers jours drapée dans ses vieilles idées sadiennes comme pour se protéger de sa propre aversion pour lui-même.
J'ai pu moi aussi avoir cette haine là contre Dieu pendant un temps et avoir ces projections de relativisme moral à la con qui m'ont fait aller lire Stirner.
Mais j'avais la haine contre Dieu avant tout parce que je croyais qu'il ne veillait pas sur moi, qu'il ne m'aimait pas, comme on déteste un père qui n'agit pas en Père ou une mère qui n'agit pas en Mère. J'avais un sentiment de trahison. Alors pour donner un sens à mon existence sans amour de Dieu je cherchais l'idéal dans la seule chose suffisamment basse pour qu'elle me semble atteignable: la perversité et le vice moral, un peu comme lui. Heureusement pour mon âme je ne l'ai pas égaré comme il l'a fait.
Mais je ne sais pas, contrairement à lui je n'ai pas vu l'idée de la rédemption chrétienne comme une humiliation, je crois que c'est la plus profonde différence. Ou plutôt j'ai cessé de ressentir la chose ainsi, parce que oui pendant longtemps c'était une idée humiliante, notamment parce que mon enfance s'est construit majoritairement sur des humiliations justifiées partiellement par la religion.
Dieu m'était presque présenté comme un Satan, ou plutôt un être sans amour surveillant toutes les âmes pour s'assurer les avoir d'acquises. Il y avait aussi un côté fétichiste à la croyance de mes parents, qui donnaient plus d'importance à une tête de mort sur un jean qu'à aller eux-mêmes rendre gloire à Dieu à l'église. Mais oui fondamentalement il n'y avait aucune question d'amour de Dieu, de sa miséricorde, etc. Tout était question de se rabaisser purement et simplement, de se détester pour ses péchés et n'apprécier aucune de ses victoires de Bien.
Le seul sens de mon enfance était de plaire à cette vision qu'on me donnait de Dieu par mes parents, et j'ai très tôt ressenti une rancœur comme lui face à une vision du monde qui me semblait terriblement injuste contre moi.
Mais au final maintenant je retourne vers l'Eglise, parce que je me rends compte d'une chose, c'est que lorsque j'ai failli m'ôter la vie, lorsque mon ego est mort, lorsque certains autres adeptes du vice m'ont abandonnés face à cela, l'Eglise m'a accueilli sans honte ni jugement, et on m'a fait part de l'amour de Dieu et j'ai ressenti une véritable communion avec les autres croyants que je ne ressentais pas dans le micro-monde "queer" dans lequel j'ai essayé d'évoluer pour me faire une place. Au final c'est cette mort de l'ego qui m'a aidé à ne plus me soucier de l'humiliation potentielle d'un retour au Seigneur.
Mieux vaut l'amour du Très-Haut dans la solitude du croyant que l'isolement spirituel du pervers entouré par le vice. Mais je ne m'empêche pas la compassion pour le pire des Hommes, parce que je reste pécheur.
Je capte en lisant qu'est ce qui a pu le mener à sa haine de la religion qui est en fait une haine de Dieu.
Il a eu ce sentiment d'être abandonné par Dieu et a développé tout un paradigme athée de relativisme moral absolu pour donner une raison d'exister sans Dieu.
Ce qui l'aura pas empêché de finir sa vie dans un remord silencieux des actes que sa philosophie lui aura fait commettre et une vie limite ascétique, à passer ses derniers jours drapée dans ses vieilles idées sadiennes comme pour se protéger de sa propre aversion pour lui-même.
J'ai pu moi aussi avoir cette haine là contre Dieu pendant un temps et avoir ces projections de relativisme moral à la con qui m'ont fait aller lire Stirner.
Mais j'avais la haine contre Dieu avant tout parce que je croyais qu'il ne veillait pas sur moi, qu'il ne m'aimait pas, comme on déteste un père qui n'agit pas en Père ou une mère qui n'agit pas en Mère. J'avais un sentiment de trahison. Alors pour donner un sens à mon existence sans amour de Dieu je cherchais l'idéal dans la seule chose suffisamment basse pour qu'elle me semble atteignable: la perversité et le vice moral, un peu comme lui. Heureusement pour mon âme je ne l'ai pas égaré comme il l'a fait.
Mais je ne sais pas, contrairement à lui je n'ai pas vu l'idée de la rédemption chrétienne comme une humiliation, je crois que c'est la plus profonde différence. Ou plutôt j'ai cessé de ressentir la chose ainsi, parce que oui pendant longtemps c'était une idée humiliante, notamment parce que mon enfance s'est construit majoritairement sur des humiliations justifiées partiellement par la religion.
Dieu m'était presque présenté comme un Satan, ou plutôt un être sans amour surveillant toutes les âmes pour s'assurer les avoir d'acquises. Il y avait aussi un côté fétichiste à la croyance de mes parents, qui donnaient plus d'importance à une tête de mort sur un jean qu'à aller eux-mêmes rendre gloire à Dieu à l'église. Mais oui fondamentalement il n'y avait aucune question d'amour de Dieu, de sa miséricorde, etc. Tout était question de se rabaisser purement et simplement, de se détester pour ses péchés et n'apprécier aucune de ses victoires de Bien.
Le seul sens de mon enfance était de plaire à cette vision qu'on me donnait de Dieu par mes parents, et j'ai très tôt ressenti une rancœur comme lui face à une vision du monde qui me semblait terriblement injuste contre moi.
Mais au final maintenant je retourne vers l'Eglise, parce que je me rends compte d'une chose, c'est que lorsque j'ai failli m'ôter la vie, lorsque mon ego est mort, lorsque certains autres adeptes du vice m'ont abandonnés face à cela, l'Eglise m'a accueilli sans honte ni jugement, et on m'a fait part de l'amour de Dieu et j'ai ressenti une véritable communion avec les autres croyants que je ne ressentais pas dans le micro-monde "queer" dans lequel j'ai essayé d'évoluer pour me faire une place. Au final c'est cette mort de l'ego qui m'a aidé à ne plus me soucier de l'humiliation potentielle d'un retour au Seigneur.
Mieux vaut l'amour du Très-Haut dans la solitude du croyant que l'isolement spirituel du pervers entouré par le vice. Mais je ne m'empêche pas la compassion pour le pire des Hommes, parce que je reste pécheur.