Des communautés chinoises vivent dans toute l’Asie du sud-est (Cambodge, Indonésie, Malaisie, Philippines, Thaïlande…). Ces petites minorités sont nettement plus intelligentes que les sud-est asiatiques et dominent socio-économiquement les populations indigènes majoritaires. Les chinois sont d’ailleurs nommés les “Juifs de l’est” par plusieurs sociologues. Ils captent également une part très importante des places dans les universités, en conséquence de quoi des quotas et des restrictions ont été mises en place contre eux dans presque tous les pays d’Asie du sud.
Comme dans les autres pays multi-ethniques, la hiérarchie socio-économique est dictée par le Q.I. Les asiatiques de l’est forment une race distincte (Chinois, Coréens, Japonais…), leur cerveau est plus volumineux que celui des sud-est asiatiques, ils ont une plus haute fréquence en gènes augmentant l’intelligence et leur Q.I moyen est nettement plus élevé (105 contre 89 pour les sud-est asiatiques). Cette différence de 16 points est quasiment identique à la différence de 15 points entre les afro-américains et les européens aux USA. Elle explique la domination chinoise.


Dans tous les pays sud-est asiatiques, les chinois captent une part de la richesse très largement supérieure à leur proportion dans la population. Le “Control of Wealth” du tableau ci-dessous indique la part de la capitalisation des entreprises d’Asie de l’est détenues par des chinois. En Indonésie par exemple les chinois ne sont que 3,8% de la population mais détiennent 73% des entreprises.


En Indonésie, la différence de QI entre les indigènes et les chinois est de 18 points. L’intelligence nettement supérieure des chinois leur permet de réussir mieux aux tests d’entrée à l’université. En 1982 le gouvernement indonésien introduit des quotas limitant la part de chinois dans les universités à 6%. Des sud-est asiatiques avec des scores inférieurs furent admis à la place de chinois (fort semblable à ce qui se passe aux USA avec la “discrimination positive” permettant à des afro-américains et à des hispaniques d’entrer dans les universités avec des scores inférieurs aux Européens et aux Est-asiatiques).
En ne représentant que 3,8% de l’Indonésie, les chinois possèdent 78% de la richesse nationale (Rigg, 2003). Des chiffres similaires ont été donnés par Gooszen (2002) qui estime que dans la première moitié du vingtième siècle, les Chinois contrôlaient 90% de l’économie, alors que Mosher (2000) déclare qu’ils possédaient 110 des 140 plus grands conglomérats d’entreprises.
Dans les sociétés multiraciales, les minorités qui réussissent bien suscitent l’envie, le ressentiment et fréquemment la haine des majorités qui performent moins bien. Cela peut se transformer en violence dans lesquelles les majorités sous-performantes attaquent, exproprient voire tuent les minorités à plus haut QI. Tout au long de l’histoire, les gentils ont persécuté les Juifs ashkénazes, qui avec leur QI élevé ont généralement bien réussi et suscité l’envie. Les Chinois ont attiré la même hostilité en Indonésie. Ils étaient en sécurité pendant la période de domination néerlandaise lorsque la loi et l’ordre étaient conservés, mais pendant le désordre civique de 1945—47 et la prise du pouvoir politique par les Indonésiens, les Chinois ont été harcelés de nombreuses façons. Ils se sont vus déniés le droit à la propriété. La confiscation et l’acquisition de leurs biens étaient fréquentes de même que le pillage et la mise à sac; Les hommes d’affaires chinois ont reçu des “factures noires” de groupes armés indonésiens réclamant des sommes énormes. En 1945, des pillages considérables de Chinois et d’Eurasiens ont eu lieu; plusieurs centaines de Chinois ont été tués. Twang Peck Yang (auteur de “The Chinese Business Élite in Indonesia and the Transition to Independence 1940-1950” 1998) explique que le gouvernement indonésien opta pour une économie socialiste après l’indépendance car les indonésiens au pouvoir se sont rendus compte qu’ils “perdraient probablement contre les Chinois dans une économie de marché libre” alors que «Ils pourraient prospérer dans une économie contrôlée où les grandes entreprises étaient administrées par le gouvernement indonésien. De cette façon les Indonésiens qui avaient le pouvoir politique ont pu nommer leurs propres amis et relations et exclure les Chinois”. Ainsi, “à partir de 1945 il fut introduit une économie contrôlée dans lequel les grandes entreprises étaient administrées par le gouvernement tandis que nombreuses entreprises chinoises furent détruites et leurs opportunités commerciales récupérées, la classe d’affaires indonésienne consolidait sa position dans le commerce intérieur avec l’aide de l’État » (Twang, 1998,p.163).
Entre 1945 et 1949, le harcèlement des Chinois augmenta, et un certain nombre d’entre eux sont partis pour Singapour. En 1965, des attaques généralisées sur les Chinois ont fait un demi-million de morts et incité des dizaines de milliers de personnes à fuir le pays. Il y eut d’autres attaques contre les Chinois en 1974 et 1998.
Les Candidats passant les examens d’entrée des universités en Indonésie étaient tenus de donner leur identité ethnique. Pour empêcher les Chinois d’essayer de se faire passer pour autochtones indonésiens, “les observateurs étaient chargés d’examiner leurs caractéristiques physiques de façon à confirmer leur auto-identification raciale » (Klitgaard, 1986, p. 121). Le résultat de cette procédure de discrimination fut qu’un certain nombre de Chinois de souche ont été rejetés, tandis que des Indonésiens autochtones avec des scores plus faibles que les Chinois ont été admis.
L’élite politique indonésienne opéra une économie contrôlée pour promouvoir son propre avantage au cours de la deuxième moitié du 20ème siècle. En 1999, il a été observé que «l’environnement réglementaire indonésien se caractérise par des pots-de-vin et d’autres types de corruption. Beaucoup des réglementations sont appliquées de manière arbitraire, et des paiements peuvent devenir nécessaires pour obtenir des «dérogations» à un règlement gouvernemental » (Johnson, Holmes, et Kirkpatrick, 1999, p. 218). Dans le même esprit, le département américain du Commerce (1998) a signalé que dans les années 90, «l’Indonésie continuait à être un lieu difficile pour les affaires; la corruption est monnaie courante.
Les Chinois ont réussi beaucoup mieux économiquement en Indonésie que les peuples autochtones. Comment cela peut-il être expliqué ? Cette question a souvent été posée. Peut-être que Linda Lim et Peter Gosling (1997, 288) font allusion à la réponse quand ils écrivent “Les Chinois sont les membres les mieux dotés et les plus compétitifs du secteur privé” Que veulent-ils dire par les mieux dotés ? Est-il possible qu’ils soupçonnent que les Chinois peuvent être plus intelligents que les indonésiens ? S’ils nourrissent ce soupçon, ils ne l’ont pas développé.
Le Cambodge obtient son indépendance en 1947. À cette époque, il y avait une minorité chinoise qui comprenait 4% de la population. Néanmoins, “dans les villes, le commerce de détail est dominé par les Chinois, de même que la restauration, l’hôtellerie, l’exportation, l’importation et l’industrie légère, y compris la transformation des aliments, les boissons, les ateliers d’impression et d’usinage; pas moins de 95% de la la classe commerciale est chinoise; les hommes les plus riches et les plus instruits au cours de cette période étaient Chinois (Pan, 1998, p. 146).
En Malaisie, exactement comme en Indonésie, la haute intelligence des chinois a créé du ressentiment dans la population majoritaire. Des quotas ont été établis en 1980 par le gouvernement malais pour limiter la sur-représentation massive des chinois dans les universités. Une politique de cotation différentielle (!) a été mise en place. Les chinois et les malais étaient ainsi cotés séparément de façon à égaliser les résultats des deux groupes. De nombreux chinois sont partis étudier à Singapour, Australie ou Angleterre. Le gouvernement malaisien a également imposé que 4/5 des emplois du secteur public soient réservés aux malais.
Aux Philippines, les 1ers immigrants chinois sont arrivés vers 1570. Ils ont rapidement dominé économiquement. “Les chinois ont établi des nouvelles occupations et services, en plus d’établir un important commerce entre la Chine et les Philippines. Ils géraient la plupart des commerces, services et des occupations intellectuelles, établissant rapidement un monopole. La colonie espagnole tout entière était dépendante économiquement des chinois” (Wickberg, 1997, p.155). Le Chinatown de Manile devint “le centre du business de toute la ville” (Wickberg, 1997, p.159). Dans la seconde moitié du 19ème siècle “les espagnols ont décidé de rendre leur colonie des Philippines profitable. Une des mesures phares fut une immigration sans restriction de chinois laborieux” (Wickberg, 1997). Il s’est également crée une population d’hybrides philippins-chinois performant significativement mieux que les indigènes philippins et formaient, avec les purs chinois, l’élite. Après l’indépendance en 1946 le gouvernement a pris des mesures pour restreindre la dominance économique des chinois (qui possédaient 55% des entreprises en ne représentant que 1,3% de la population) de façon à donner plus de chance aux Philippins. Beaucoup de migrants chinois n’avaient pas acquis la nationalité et le gouvernement restreint les places dans de nombreux secteurs aux seuls nationaux. Les chinois se sont alors reconvertis dans le commerce de gros, la fabrication légère et les services financiers. Ils ont rapidement dominé ces secteurs et “sont devenus plus prospères que jamais” (Wickberg, 1997, p.168). Edgar Wickberg, un spécialiste reconnu des Philippines, a écrit que “les Chinois Hans ont performé mieux que les Philippins dans virtuellement tous les domaines”. Pourquoi ? Il ne donne aucune suggestion…
En Thaïlande les chinois représentaient en 1990 12% de la population. Une communauté de commerçants chinois est présente en Thaïlande dès le 14ème siècle. A Bankok, les chinois furent les pionniers des premières maisons d’édition et de presse et des cinémas. En 1987 une étude a été faite sur les 70 plus grosses sociétés thaïlandaises. 67 étaient dirigées par des chinois et seulement 3 par des thaïlandais.Au début du XXe siècle, les Chinois possédaient les principales banques et «le roi utilisait le capital et le savoir-faire chinois pour créer des entreprises “. En 1927, le roi thaïlandais Prajadhipok écrivit un pamphlet intitulé “Démocratie au Siam” qui examinait les avantages et les inconvénients d’introduire une démocratie. Il a d’abord soutenu que les Chinois avaient plus de succès que les Thaïlandais en affaires: “il y a beaucoup de raisons pour lesquelles les Chinois sont capables de gagner de l’argent plus rapidement que d’autres personnes; selon la pensée chinoise, argent est le début et la fin de tout bien. Les Chinois semblent vouloir tout faire pour de l’argent” (Reid, 1997, p. 5 6). Il a poursuivi en affirmant que si la démocratie était introduite, les Chinois prendraient inévitablement le contrôle du pays en appliquant les mêmes motivations et les compétences qui les ont rendus dominants dans les affaires, et le parlement serait entièrement dominé par les chinois. Même en excluant les Chinois de tous les droits politiques, ils continueraient de dominer puisqu’ils ont l’argent. Tout parti qui essayerait de ne pas dépendre de fonds chinois ne pourrait pas réussir, de sorte que la politique au Siam serait dominée et dictée par les marchands chinois (Tejapira, 1997, p. 80). Il en conclut que le mieux était de garder le contrôle politique et militaire du pays aux mains de la Thaïlande.
Comme l’écrivent 2 sociologues américains “les chinois ont été prospères en Thaïlande depuis des siècles” (Hamilton and Waters, 1997). Comme on a pu le voir, dans toute l’Asie du sud-est les indigènes se sont rendu compte qu’ils ne pouvaient rivaliser avec les chinois dans une société libre. Les asiatiques du sud-est ont résolu le problème par des dictatures ou des régimes autoritaires donnant des privilèges aux indigènes et discriminant les chinois. Nous avons vu que c’était le cas en Indonésie, Malaisie et Philippines. Ce fut également le cas en Thaïlande où, durant la seconde moitié du 20ème siècle, les chinois furent interdits dans les officiers des forces armées et avaient un droit de vote et un droit de candidature politique réduits (Tejapira, 1997).
La haute réussite des est-asiatiques dans toute l’Asie de l’est ne doit pas nous étonner. Elle est identique aux hauts résultats socio-économiques et éducatifs des est-asiatiques en Europe, USA, Canada, Brésil ou Australie.
Comme dans les autres pays multi-ethniques, la hiérarchie socio-économique est dictée par le Q.I. Les asiatiques de l’est forment une race distincte (Chinois, Coréens, Japonais…), leur cerveau est plus volumineux que celui des sud-est asiatiques, ils ont une plus haute fréquence en gènes augmentant l’intelligence et leur Q.I moyen est nettement plus élevé (105 contre 89 pour les sud-est asiatiques). Cette différence de 16 points est quasiment identique à la différence de 15 points entre les afro-américains et les européens aux USA. Elle explique la domination chinoise.


Dans tous les pays sud-est asiatiques, les chinois captent une part de la richesse très largement supérieure à leur proportion dans la population. Le “Control of Wealth” du tableau ci-dessous indique la part de la capitalisation des entreprises d’Asie de l’est détenues par des chinois. En Indonésie par exemple les chinois ne sont que 3,8% de la population mais détiennent 73% des entreprises.


En Indonésie, la différence de QI entre les indigènes et les chinois est de 18 points. L’intelligence nettement supérieure des chinois leur permet de réussir mieux aux tests d’entrée à l’université. En 1982 le gouvernement indonésien introduit des quotas limitant la part de chinois dans les universités à 6%. Des sud-est asiatiques avec des scores inférieurs furent admis à la place de chinois (fort semblable à ce qui se passe aux USA avec la “discrimination positive” permettant à des afro-américains et à des hispaniques d’entrer dans les universités avec des scores inférieurs aux Européens et aux Est-asiatiques).
En ne représentant que 3,8% de l’Indonésie, les chinois possèdent 78% de la richesse nationale (Rigg, 2003). Des chiffres similaires ont été donnés par Gooszen (2002) qui estime que dans la première moitié du vingtième siècle, les Chinois contrôlaient 90% de l’économie, alors que Mosher (2000) déclare qu’ils possédaient 110 des 140 plus grands conglomérats d’entreprises.
Dans les sociétés multiraciales, les minorités qui réussissent bien suscitent l’envie, le ressentiment et fréquemment la haine des majorités qui performent moins bien. Cela peut se transformer en violence dans lesquelles les majorités sous-performantes attaquent, exproprient voire tuent les minorités à plus haut QI. Tout au long de l’histoire, les gentils ont persécuté les Juifs ashkénazes, qui avec leur QI élevé ont généralement bien réussi et suscité l’envie. Les Chinois ont attiré la même hostilité en Indonésie. Ils étaient en sécurité pendant la période de domination néerlandaise lorsque la loi et l’ordre étaient conservés, mais pendant le désordre civique de 1945—47 et la prise du pouvoir politique par les Indonésiens, les Chinois ont été harcelés de nombreuses façons. Ils se sont vus déniés le droit à la propriété. La confiscation et l’acquisition de leurs biens étaient fréquentes de même que le pillage et la mise à sac; Les hommes d’affaires chinois ont reçu des “factures noires” de groupes armés indonésiens réclamant des sommes énormes. En 1945, des pillages considérables de Chinois et d’Eurasiens ont eu lieu; plusieurs centaines de Chinois ont été tués. Twang Peck Yang (auteur de “The Chinese Business Élite in Indonesia and the Transition to Independence 1940-1950” 1998) explique que le gouvernement indonésien opta pour une économie socialiste après l’indépendance car les indonésiens au pouvoir se sont rendus compte qu’ils “perdraient probablement contre les Chinois dans une économie de marché libre” alors que «Ils pourraient prospérer dans une économie contrôlée où les grandes entreprises étaient administrées par le gouvernement indonésien. De cette façon les Indonésiens qui avaient le pouvoir politique ont pu nommer leurs propres amis et relations et exclure les Chinois”. Ainsi, “à partir de 1945 il fut introduit une économie contrôlée dans lequel les grandes entreprises étaient administrées par le gouvernement tandis que nombreuses entreprises chinoises furent détruites et leurs opportunités commerciales récupérées, la classe d’affaires indonésienne consolidait sa position dans le commerce intérieur avec l’aide de l’État » (Twang, 1998,p.163).
Entre 1945 et 1949, le harcèlement des Chinois augmenta, et un certain nombre d’entre eux sont partis pour Singapour. En 1965, des attaques généralisées sur les Chinois ont fait un demi-million de morts et incité des dizaines de milliers de personnes à fuir le pays. Il y eut d’autres attaques contre les Chinois en 1974 et 1998.
Les Candidats passant les examens d’entrée des universités en Indonésie étaient tenus de donner leur identité ethnique. Pour empêcher les Chinois d’essayer de se faire passer pour autochtones indonésiens, “les observateurs étaient chargés d’examiner leurs caractéristiques physiques de façon à confirmer leur auto-identification raciale » (Klitgaard, 1986, p. 121). Le résultat de cette procédure de discrimination fut qu’un certain nombre de Chinois de souche ont été rejetés, tandis que des Indonésiens autochtones avec des scores plus faibles que les Chinois ont été admis.
L’élite politique indonésienne opéra une économie contrôlée pour promouvoir son propre avantage au cours de la deuxième moitié du 20ème siècle. En 1999, il a été observé que «l’environnement réglementaire indonésien se caractérise par des pots-de-vin et d’autres types de corruption. Beaucoup des réglementations sont appliquées de manière arbitraire, et des paiements peuvent devenir nécessaires pour obtenir des «dérogations» à un règlement gouvernemental » (Johnson, Holmes, et Kirkpatrick, 1999, p. 218). Dans le même esprit, le département américain du Commerce (1998) a signalé que dans les années 90, «l’Indonésie continuait à être un lieu difficile pour les affaires; la corruption est monnaie courante.
Les Chinois ont réussi beaucoup mieux économiquement en Indonésie que les peuples autochtones. Comment cela peut-il être expliqué ? Cette question a souvent été posée. Peut-être que Linda Lim et Peter Gosling (1997, 288) font allusion à la réponse quand ils écrivent “Les Chinois sont les membres les mieux dotés et les plus compétitifs du secteur privé” Que veulent-ils dire par les mieux dotés ? Est-il possible qu’ils soupçonnent que les Chinois peuvent être plus intelligents que les indonésiens ? S’ils nourrissent ce soupçon, ils ne l’ont pas développé.
Le Cambodge obtient son indépendance en 1947. À cette époque, il y avait une minorité chinoise qui comprenait 4% de la population. Néanmoins, “dans les villes, le commerce de détail est dominé par les Chinois, de même que la restauration, l’hôtellerie, l’exportation, l’importation et l’industrie légère, y compris la transformation des aliments, les boissons, les ateliers d’impression et d’usinage; pas moins de 95% de la la classe commerciale est chinoise; les hommes les plus riches et les plus instruits au cours de cette période étaient Chinois (Pan, 1998, p. 146).
En Malaisie, exactement comme en Indonésie, la haute intelligence des chinois a créé du ressentiment dans la population majoritaire. Des quotas ont été établis en 1980 par le gouvernement malais pour limiter la sur-représentation massive des chinois dans les universités. Une politique de cotation différentielle (!) a été mise en place. Les chinois et les malais étaient ainsi cotés séparément de façon à égaliser les résultats des deux groupes. De nombreux chinois sont partis étudier à Singapour, Australie ou Angleterre. Le gouvernement malaisien a également imposé que 4/5 des emplois du secteur public soient réservés aux malais.
Aux Philippines, les 1ers immigrants chinois sont arrivés vers 1570. Ils ont rapidement dominé économiquement. “Les chinois ont établi des nouvelles occupations et services, en plus d’établir un important commerce entre la Chine et les Philippines. Ils géraient la plupart des commerces, services et des occupations intellectuelles, établissant rapidement un monopole. La colonie espagnole tout entière était dépendante économiquement des chinois” (Wickberg, 1997, p.155). Le Chinatown de Manile devint “le centre du business de toute la ville” (Wickberg, 1997, p.159). Dans la seconde moitié du 19ème siècle “les espagnols ont décidé de rendre leur colonie des Philippines profitable. Une des mesures phares fut une immigration sans restriction de chinois laborieux” (Wickberg, 1997). Il s’est également crée une population d’hybrides philippins-chinois performant significativement mieux que les indigènes philippins et formaient, avec les purs chinois, l’élite. Après l’indépendance en 1946 le gouvernement a pris des mesures pour restreindre la dominance économique des chinois (qui possédaient 55% des entreprises en ne représentant que 1,3% de la population) de façon à donner plus de chance aux Philippins. Beaucoup de migrants chinois n’avaient pas acquis la nationalité et le gouvernement restreint les places dans de nombreux secteurs aux seuls nationaux. Les chinois se sont alors reconvertis dans le commerce de gros, la fabrication légère et les services financiers. Ils ont rapidement dominé ces secteurs et “sont devenus plus prospères que jamais” (Wickberg, 1997, p.168). Edgar Wickberg, un spécialiste reconnu des Philippines, a écrit que “les Chinois Hans ont performé mieux que les Philippins dans virtuellement tous les domaines”. Pourquoi ? Il ne donne aucune suggestion…
En Thaïlande les chinois représentaient en 1990 12% de la population. Une communauté de commerçants chinois est présente en Thaïlande dès le 14ème siècle. A Bankok, les chinois furent les pionniers des premières maisons d’édition et de presse et des cinémas. En 1987 une étude a été faite sur les 70 plus grosses sociétés thaïlandaises. 67 étaient dirigées par des chinois et seulement 3 par des thaïlandais.Au début du XXe siècle, les Chinois possédaient les principales banques et «le roi utilisait le capital et le savoir-faire chinois pour créer des entreprises “. En 1927, le roi thaïlandais Prajadhipok écrivit un pamphlet intitulé “Démocratie au Siam” qui examinait les avantages et les inconvénients d’introduire une démocratie. Il a d’abord soutenu que les Chinois avaient plus de succès que les Thaïlandais en affaires: “il y a beaucoup de raisons pour lesquelles les Chinois sont capables de gagner de l’argent plus rapidement que d’autres personnes; selon la pensée chinoise, argent est le début et la fin de tout bien. Les Chinois semblent vouloir tout faire pour de l’argent” (Reid, 1997, p. 5 6). Il a poursuivi en affirmant que si la démocratie était introduite, les Chinois prendraient inévitablement le contrôle du pays en appliquant les mêmes motivations et les compétences qui les ont rendus dominants dans les affaires, et le parlement serait entièrement dominé par les chinois. Même en excluant les Chinois de tous les droits politiques, ils continueraient de dominer puisqu’ils ont l’argent. Tout parti qui essayerait de ne pas dépendre de fonds chinois ne pourrait pas réussir, de sorte que la politique au Siam serait dominée et dictée par les marchands chinois (Tejapira, 1997, p. 80). Il en conclut que le mieux était de garder le contrôle politique et militaire du pays aux mains de la Thaïlande.
Comme l’écrivent 2 sociologues américains “les chinois ont été prospères en Thaïlande depuis des siècles” (Hamilton and Waters, 1997). Comme on a pu le voir, dans toute l’Asie du sud-est les indigènes se sont rendu compte qu’ils ne pouvaient rivaliser avec les chinois dans une société libre. Les asiatiques du sud-est ont résolu le problème par des dictatures ou des régimes autoritaires donnant des privilèges aux indigènes et discriminant les chinois. Nous avons vu que c’était le cas en Indonésie, Malaisie et Philippines. Ce fut également le cas en Thaïlande où, durant la seconde moitié du 20ème siècle, les chinois furent interdits dans les officiers des forces armées et avaient un droit de vote et un droit de candidature politique réduits (Tejapira, 1997).
La haute réussite des est-asiatiques dans toute l’Asie de l’est ne doit pas nous étonner. Elle est identique aux hauts résultats socio-économiques et éducatifs des est-asiatiques en Europe, USA, Canada, Brésil ou Australie.