"Outre la prison de l’aga des janissaires, qui n’est que
pour les gens de paye seulement, le dey a une prison dans
l’hôtel du gouvernement, où ou entrepose ceux des Maures,
des juifs pu des chrétiens qui ont commis quelque faute en
attendant le jugement qui ne tarde pas à être prononcé, et les
juifs qui ont mérité la mort sont brûlés. Le châtiment réservé
pour eux est le feu, le décollement, la pendaison et les crocs,
et le dernier supplice pour les femmes est d’être noyées.
Les juifs qui méritent la mort sont toujours brûlés, et c’est
à Bab- el-Wad qu’on dresse le bûcher. C’est là aussi le lieu
du supplice pour les chrétiens ; il est à Rab-Azoun pour les
Maures. Ceux-ci, de même que les chrétiens, ont la tête cou-
pée ou sont pendus ; les crocs ne sont que pour les Maures
dans des cas très graves. Ils sont aux deux côtés de la porte
de Bab-Azoun attachés aux remparts ; on y jette le coupable
qui y reste accroché par un membre, et il y expire dans des
supplices affreux. Le dey actuel a peu souvent condamné à
un pareil supplice. Les sbires du Mezouar sont chargés de
pendre, de brûler, de jeter sur les crocs et de noyer."
pour les gens de paye seulement, le dey a une prison dans
l’hôtel du gouvernement, où ou entrepose ceux des Maures,
des juifs pu des chrétiens qui ont commis quelque faute en
attendant le jugement qui ne tarde pas à être prononcé, et les
juifs qui ont mérité la mort sont brûlés. Le châtiment réservé
pour eux est le feu, le décollement, la pendaison et les crocs,
et le dernier supplice pour les femmes est d’être noyées.
Les juifs qui méritent la mort sont toujours brûlés, et c’est
à Bab- el-Wad qu’on dresse le bûcher. C’est là aussi le lieu
du supplice pour les chrétiens ; il est à Rab-Azoun pour les
Maures. Ceux-ci, de même que les chrétiens, ont la tête cou-
pée ou sont pendus ; les crocs ne sont que pour les Maures
dans des cas très graves. Ils sont aux deux côtés de la porte
de Bab-Azoun attachés aux remparts ; on y jette le coupable
qui y reste accroché par un membre, et il y expire dans des
supplices affreux. Le dey actuel a peu souvent condamné à
un pareil supplice. Les sbires du Mezouar sont chargés de
pendre, de brûler, de jeter sur les crocs et de noyer."