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https://actu.fr/ile-de-fr[...]es-yvelines_62990274.html
Apercite https://actu.fr/ile-de-france/meulan-en-yvelines_78401/une-violence-extreme-et-gratuite-un-pere-et-sa-fille-tabasses-sur-le-quai-dune-gare-des-yvelines_62990274.html


Une scène aussi longue qu’ultra-violente s’est déroulée en gare de Meulan-en-Yvelines. Un père et sa fille ont été roués de coups pendant au moins 5 minutes. Sans raison apparente.

Cinq minutes de pure violence. Bestiale. Sauvage. Gratuite. Un père et sa fille ont littéralement été passés à tabac dans l’après-midi du dimanche 27 juillet 2025, à Meulan-en-Yvelines. En gare de Thun-le-Paradis, c’est plutôt un véritable enfer que les deux victimes ont vécu.

Cette journée s’annonçait pourtant merveilleuse pour le papa de 58 ans et sa fille de 28 ans. Ils se rendaient au Stade de France pour assister au concert d’un groupe sud-coréen de K-pop. Elle en est fan. Et elle avait mis une tenue choisie, comme c’est l’usage pour ce genre musical.


Une robe trop courte ?

13h41. Ils attendent le train qui ne va pas tarder, assis sur un banc. On parle. On se réjouit d’avance. Un couple est sur l’autre quai. Soudain, ces mots retentissent : « Sale pute ! » La jeune femme est directement visée, peut-être parce qu’elle porte une robe. Peut-être parce qu’elle est un peu trop courte aux yeux de cet homme. Et pourtant, c’est son droit le plus strict.

Dans la vidéo consultée par la rédaction, on observe l’homme injurieux débouler fou furieux après avoir emprunté le passage pour les piétons. Il se dirige vers le papa et sa fille. Sans dire un mot, il assène un premier coup de pied. Puis il frappe la tête. Le papa tente de s’interposer. Les deux victimes terminent au sol. Et l’homme, plutôt gaillard, frappe encore et encore.

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Sa femme arrive et se mêle à la bagarre

À cet instant, la conjointe de l’agresseur arrive sur sa trottinette électrique, sa grande djellaba noire volant au vent, sac rouge en bandoulière. Elle commence à s’acharner sur la jeune femme. Tandis que l’autre continue de s’en prendre au papa. Il a même réussi à s’emparer d’un aérosol avec lequel il tape la tête du malheureux. Une fois, deux fois, trois fois… six fois. Puis ce sont les coups de pied. Sans aucune retenue.

Si la jeune femme tente de se relever, une pluie de coups la force à rester à terre. La scène dure… Et l’arrivée d’un témoin n’y changera rien. Pas même la présence d’un enfant qui ne semble pas avoir plus de 4 ou 5 ans.

« Si je ne te tue pas, je tuerai ton père »

L’attaquant agrippe le duo par le col. Car dans sa colère, il a cassé ses lunettes. Et il compte bien obtenir réparation en obligeant ses victimes à aller au distributeur automatique. Son idée : leur prendre 140 euros, comme le précisera le rapport d’enquête.

Face au refus, la jeune femme reçoit un uppercut en plein visage. D’une telle force que sa tête bascule vers l’arrière et qu’elle tombe littéralement à la renverse. Une première fois. Puis une seconde. Enfin, le duo prend la fuite, non sans lancer cette menace : « Si je ne te tue pas, je tuerai ton père. »

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Il le retrouve et le suit le lendemain

Le deuxième acte se jouera dès le lendemain. L’agresseur, qui habite la commune, reconnaît le papa dans la rue. Il le suit… Cette fois, la victime se réfugie dans sa demeure. S’enfermant à double tour. « Il est couvert de honte, de ne pas avoir réussi à protéger sa fille. Il fait des crises d’angoisse. Il ne dort plus la nuit. Il ne sort plus », raconte son avocat.

Car le couple d’agresseur a bien été arrêté.

Devant le tribunal de Versailles, le vendredi 1er août, c’est un duo pleurant qui se présente. Des excuses, ils en expriment presque autant que la bonne trentaine de coups qu’ils ont assénés sur le quai de cette gare. Mais voilà, le temps du jugement n’est pas venu. Car la collégialité des juges veut une expertise psychiatrique des prévenus mais aussi des victimes.

Lui n’a pas réussi à venir. Elle se présente tremblante comme une feuille, appuyée sur une canne, une énorme minerve bleue autour du cou. Ses yeux sont rougis par les pleurs et par des nuits que l’on devine courtes. Elle n’arrive pas à parler.

« Ça suffit les ouins-ouins ! »

Que faire des mis en cause en attendant ? A 25 ans, il ne travaille pas. Elle, 24 ans, œuvre dans un pressing de la région. Chacun a un petit casier judiciaire. Lui a déjà été condamné pour des violences ayant entraîné une infirmité permanente. Ils sont en couple depuis 8 ans. Pas d’enfant.

Les excuses, les larmes… Rien de tout cela n’attendrit le parquet qui doit se prononcer sur les mesures provisoires.

« Ça suffit les ouins-ouins ! Et d’autant plus qu’à ce jour, vous ne nous expliquez même pas ce passage à tabac, d’une extrême violence, totalement gratuite. Quand on est capable de ça, on peut s’interroger sur ce que l’on est profondément. Et vous Madame ! On peut se dire que vous venez pour calmer votre conjoint. Mais pas du tout ! Vous venez frapper ! »
Le parquet
La magistrate demande la détention provisoire. Et le tribunal lui accorde sans ergoter, écartant ainsi le risque de représailles. Les deux prévenus s’enlacent, mais la présidente ordonne leur séparation. Elle est conduite à la Maison d’arrêt des femmes de Versailles. Lui rejoint Bois-d’Arcy. Ils ne se retrouveront qu’au procès, le 23 septembre 2025.