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La masculinisation du cerveau masculin débute généralement au troisième trimestre de grossesse et se poursuit durant les premiers mois postnatals, activée par une hausse des niveaux de testostérone. En cas d’insuffisance de testostérone, la masculinisation n’a pas lieu, pouvant mener à une orientation homosexuelle à l’âge adulte. Cette carence hormonale pourrait être liée, dans de rares cas, au stress chez le nourrisson, mais la prolactine sécrétée par des microprolactinomes cérébraux jouerait un rôle central en inhibant la production de testostérone durant cette période critique.

Durant cette phase, les niveaux de testostérone fluctuent largement et des études montrent qu’au 50ᵉ jour de vie, ces variations se stabilisent, confirmant ainsi une origine pituitaire de ces variations chez le fœtus et l’enfant. La prolactine, sécrétée par les microprolactinomes, pourrait inhiber la masculinisation cérébrale en limitant la production de testostérone. Ces microprolactinomes, de nature éphémère, peuvent disparaître par apoptose, rendant difficile leur observation statistique.

Concernant le phénomène du « lait de sorcière » chez les nouveau-nés, observé dans 4,6 % des cas, il résulterait également de faibles niveaux de testostérone combinés à une hausse des hormones maternelles favorisant la lactation. La présence de prolactine non inhibée après la naissance déclenche alors la production de lait. Chez les prématurés, ce phénomène n’apparaît qu’après 2-3 semaines, quand leur propre système hormonal prend le relais, ce qui suggère l’existence fréquente de microprolactinomes.

Il existerait ainsi un lien entre la production de « lait de sorcière » et l’homosexualité masculine, tous deux influencés par la prolactine des microprolactinomes. La mesure des niveaux de testostérone à 50 jours de vie pourrait prédire une orientation sexuelle future, offrant aux parents des informations utiles pour soutenir la santé psychologique de leur enfant.