Chaptal (Mes souvenirs sur Napoléon) contant les premières impressions de Masséna :
"Lorsqu’il arriva à l’armée d’Italie, aucun des généraux ne le connaissait, et Masséna m’a raconté qu’à la première visite qu’ils lui firent, ils en prirent d’abord une mince idée. Sa petite taille, sa figure chétive ne les prévinrent pas en sa faveur. Le portrait de sa femme qu’il tenait à la main et qu’il fit voir à tous, son extrême jeunesse par-dessus tout, leur persuadèrent que cette nomination était encore l’œuvre de l’intrigue ; « mais un moment après, il se coiffa de son chapeau de général et parut se grandir de deux pieds, ajoutait Masséna. Il nous questionna sur la position de nos divisions, leur matériel, l’esprit et l’effectif de chaque corps, nous traça la direction que nous devions suivre, annonça que, le lendemain, il inspecterait tous les corps et que, le surlendemain, ils marcheraient sur l’ennemi pour lui livrer bataille ». Il leur parla avec tant de dignité, tant de précision, tant de talent, qu’ils se retirèrent convaincus qu’ils avaient enfin un vrai capitaine."
"Lorsqu’il arriva à l’armée d’Italie, aucun des généraux ne le connaissait, et Masséna m’a raconté qu’à la première visite qu’ils lui firent, ils en prirent d’abord une mince idée. Sa petite taille, sa figure chétive ne les prévinrent pas en sa faveur. Le portrait de sa femme qu’il tenait à la main et qu’il fit voir à tous, son extrême jeunesse par-dessus tout, leur persuadèrent que cette nomination était encore l’œuvre de l’intrigue ; « mais un moment après, il se coiffa de son chapeau de général et parut se grandir de deux pieds, ajoutait Masséna. Il nous questionna sur la position de nos divisions, leur matériel, l’esprit et l’effectif de chaque corps, nous traça la direction que nous devions suivre, annonça que, le lendemain, il inspecterait tous les corps et que, le surlendemain, ils marcheraient sur l’ennemi pour lui livrer bataille ». Il leur parla avec tant de dignité, tant de précision, tant de talent, qu’ils se retirèrent convaincus qu’ils avaient enfin un vrai capitaine."